Persian Bayan Nicolas
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SEYYED ALI MOHMMED DIT LE BÂB LE
BÉYÂN PERSAN TRADUIT DU PERSAN PAR
A.- L.- M. NICOLAS Consul de France a Taruris
TOME PREMIER PARIS
LIBRAIRIE PAUL GEUTHNER 68, RUE MAZARINE, 68
1911
TABLE DES MATIÈRES Pages I
INTRODUCTION
I
PRÉFACE UNITÉ I.
Porte 1. Porte 2. Porte 3. Porte 4. Porte 6. Porte 7. Porte 8. Porte 9. Porte 10. Porte 11. Porte 12. Porte 13. Porte 14. Porte 15. Porte 16. Porte 17. Porte 18. Porte 19.
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UNITÉ II. Porte 1 Explication de la connaissance du témoignage et de la preuve Porte 2 Sur ceci que personne ne peut embrasser la science de tout ce qui est descendu dans le
1 25 30 30 30 31 31 31 31 32 33 33 33 34 34 34 34
35 55
Porte 3 Porte 4 Porte 5
Porte 6
Porte 7 Porte 8 Porte 9
Béyân, si ce n’est Celui que Dieu voudra Dans l'explication de ceci que ce qui est dans le Béyân contient l'ordre de Dans l'explication des lettres elliyines et de celles qui ne le sont pas Dans ceci que, chaque nom bon que Dieu a fait descendre dans le Béyân a pour but, ans sa vérité première, Celui que Dieu doit manifester Dans ceci que le Béyân est la balance de Dieu jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester. Quiconque lui obéit est lumière, quiconque s'en détourne est Dans l'explication du jour du jugement. Dans l'explication de la vérité de la mort et elle est vraie Dans l'explication de la Vérité du Tombeau
Porte 10 Dans l'explication de l'interrogatoire des anges au Tombeau Porte 11 Dans l'explication de ceci que la résurrection est vraie Porte 12 Dans l'explication de ceci que le Syrat est vrai Porte 13 Dans la vérité de la Balance et dans ceci que la Balance est vraie Porte 14 Dans l'explication du compte Porte 15 Dans l'explication du Livre, et dans ceci que le Livre est vrai Porte 16 Dans l'explication de ceci que le Paradis est vrai Porte 17 Dans l'explication de ceci que le feu est vrai Porte 18 Dans l'explication de ceci que l'heure viendra, il n'y a point de doute là dessus
59 63 71
76
79 85 102 111 113 116 120 123 127 133 151 165
Porte 19 Dans l'explication de ceci que ce qui est dans le Béyân est un 'cadeau de Dieu pour celui que Dieu doit manifester LA ROCHE-SUR-YON. - IMPRIMERIE CENTRALE DE L'OUEST
PRÉPARÉ PAR DES GENS DU BAYÂN
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INTRODUCTION
I
INTRODUCTION
Après avoir lu et relu, soit seul, soit avec des membres des diverses confessions de l'Islam et du Bâbisme, le texte Persan de cet ouvrage, j'en donne aujourd'hui au publie une traduction que je crois bonne 1. Parmi tous ceux avec qui je, l’ai lu, parmi tous ceux que j'ai priés de m'en commenter certains passages, et dont quelques-uns méprisaient profondément notre auteur, alors que d'autres cherchaient des significations invraisemblables et extravagantes, un seul m'a paru garder la note juste, et rester dans les limites de la raison. C'était un Béyâni, ayant en horreur toutes les conséquences qui ont été officiellement tirées du texte sacré, et toutes les sectes religieuses qui s'y veulent rattacher. Cet homme m'a d'autant plus étonné et charmé que, seul, ou discutant avec les très rares Béhaïs instruits, qu'il m'a été donné de rencontrer durant ma longue carrière en 1
J'ai commencé mes études Bâbies en 1889, et suis resté en contact avec Soubh-i-Ezel durant deux années, à Chypre, en 1894 et 1895. Ma première traduction du Béyân remonte à 1889.
INTRODUCTION
II
Perse, j'étais arrive, malgré mes contradicteurs, aux mémés conclusions que lui. C'est un vieillard qui a été élevé par les Croyants de la première heure, et qui, certes, transmettait, dans ce qu'il disait, la véritable doctrine' des Pères de la nouvelle Eglise. Il faut le dire, le Bâb ne semble pas être ne sous une heureuse étoile 2 Soufi, pour certains Européens, matérialiste pour d'autres, Ghoulat pour quelques uns, toujours incompris, il est, pour la majorité des Persans, un abominable hérétique, et finit par devenir, pour les Béhaïs dernier modèle, une sorte de saint Jean-Baptiste peut-être, cependant d'un degré un peu supérieur à celui de son illustre prédécesseur 3 spécialement envoyé en ce monde pour annoncer l'arrivée de Mirza Houcéïn Ali Nouri Béha Oulla, et peut-être même celle d'Abd-Oul-Béha ! Et ce serait pour ce pitoyable résultat que cet homme aurait subi le martyr? C'est pour cela qu'il aurait affirmé devant les balles du peloton d'exécution la vérité, de sa doctrine, et qu'il aurait répandu son sang, comme aussi celui de ses compagnons les plus chers?
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Ce n'est qu'à Tauris que j'ai rencontré ce précieux vieillard et ceci, tout. Dernièrement. Les personnes qui ont bien voulu lire mon Séyyèd Ali Mohammed trouveront entre mes opinions actuelles et mes opinions d'autrefois une grande différence. Je reconnais m'être laissé, autrefois entraîner par le Béhaïsme, dont je ne me défiais pas assez. 3 Essai sur le Béhaïsme, page 31.
INTRODUCTION
III
Il m'est inutile d'affirmer que cette thèse est essentiellement fausse, car la lecture de ce livre convaincra ceux qui auront la patience de le lire. Ils y verront que si Jésus est plus haut que Moïse, si Mohammed est plus sublime que Jésus, le dernier venu, le Bâb, surpasse le Prophète Arabe d'une incommensurable hauteur. C'est là un article de foi du Bâbisme, et Djellal-ed-Dine Roumi semble avoir eu une notion de ce genre quand il disait : « Tchoun Khoda her-guèz né-iayed. der ayan, Naïeb haqq end, ine peimbéran. Né, Ghèlèt goftem, ki naïèb ya ménoub Guer do pendari, ghelèt bached, né khoub 4 ! » Tout le monde s'accorde à reconnaître qu'il lui était de toute impossibilité de proclamer hautement sa doctrine et de la répandre parmi les hommes. Il devait agir comme le médecin des enfants, qui enrobe une drogue amère sous une couche de sucre pour amadouer ses jeunes malades. Et le peuple au milieu duquel il a surgi était et est encore hélas! plus fanatique que ne l'étaient les Juifs à l'époque de Jésus, et la majesté de la paix Romaine n'était plus là pour
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Comme Dieu ne se fait pas voir sous des formes matérielles. Ce sont des lieutenants de Dieu que ces Prophètes ! Non ! Je me trompe, car le lieutenant et celui qu'il remplace, Si tu les crois deux, tu erres et tu n'es plus dans la vérité! Il est à remarquer que le Béhaïsme actuel semble considérer la, manifestation d'Abd oul Béha comme la dernière en ce monde, ce qui serait en contradiction absolue avec le Bâbisme. Je parle, bien entendu ici, au point de vue du Béhaïsme Persan et non à celui de la fantaisie Américaine qui porte le même nom.
INTRODUCTION
IV
arrêter les excès furieux de la folie religieuse d'un peuple surexcité. Donc, si le Christ, malgré la douceur toute relative d'ailleurs, du milieu dans lequel il prêcha, crut devoir employer la parabole, Sèyyèd Ali Mohammed, a fortiori, dût déguiser sa pensée sous de nombreux détours et ne verser que goutte à goutte le philtre de ses vérités divines. Il élève son enfant, l’Humanité; il le guide, en cherchant à ne pas l'effrayer; il conduit ses premiers pas sur une route qui le mènera lentement mais sûrement, et dès qu'il pourra avancer seul, au but qui lui est fixé de toute éternité. Si je veux être compris d'un petit enfant, je dois évidemment me mettre à sa portée, parler sa langue, employer ses raisons. Si j'en agis ainsi, la graine que je sèmerai en lui germera par la suite en une superbe a floraison. Sinon, si je veux l'élever jusqu'à moi et non descendre jusqu'à lui, je ne serai pas compris et mon enseignement restera lettre morte. Or, le Bâb suit le bon chemin. Ne nous prévient-il pas, lui-même, dans le Traité des Sept Preuves de sa mission 5 : « L'altesse attendue a condescendu 6 à se présenter sous l’aspect de la Porte qui 5 6
Le Traité des Sept Preuves est édité chez Maisonneuve 1902. Ici, le Mehdi (car le Bâb n’expliquera son véritable rang que plus tard) et non plus la Porte qui conduit au descendant caché de Mohammed. Et encore, sous la plume du Bâb, le Mehdi ne signifie-til plus ce que pensent les Chiites auxquels il s’adresse. En effet, Jésus a promis de revenir, et il est revenu sous les traits de Mohammed ; Mohammed a affirmé qu’il était le dernier des Prophètes, et cependant il a annoncé l’arrivée du Mehdi. C’est que le
INTRODUCTION
V
conduit à la connaissance du descendant caché de Mohammed. Dans son premier livre 7, il a parlé au nom des Lois du Qorân, afin que les hommes ne fussent pas troublés par le nouveau texte et la Loi nouvelle ; afin qu’ils pussent se convaincre que ce texte et cette Loi sont en relation avec leur propre Livre 8 , afin qu’ils ne restassent pas dans l’obscurité.... » Il en a toujours été ainsi, et c’est de cette façon qu’ont agi les divers Prophètes, qui se sont succédés en ce monde et qui ont plus ou moins appuyé en ce sens, suivant les nécessités du moment. Si les hommes ne les ont pas compris, à qui la faute ? Malheureusement si les hommes appelés sont nombreux, en petit nombre sont les élus! L'enseignement du Christ se perd, en effet, il se dénature; il se transforme et les apôtres modifient la doctrine qu'ils ont reçue : celle-ci, alors se divise en une infinité de branches; les hommes..., les Imams, dénaturent la pensée de Mohammed, tout entière contenue dans le Qorân, et donnent à leur tour naissance à une foule bigarrée de sectes différentes. En vérité, le Prophète seul a le droit de parler; seul il a le droit de commander; seul il représente la Divinité, et seul, cycle du Prophétisme est fermé en sa personne et que commence celui de « Ceux que Dieu doit manifester. » Et, jusqu’à aujourd’hui, le Bâb est le premier et le seul de ceux-là. Nous le verrons au cours de cet ouvrage, annoncer, comme l’out fait les autres Prophètes, mois plus nettement, l’arrivée du second. Il n’est plus l’envoyé de Dieu, qui parle en son nom, il n’est plus le lieutenant, il est le miroir qui le reflète, le Dieu visible, promis par 1e Qorân. 7 Le Riçalé Feqqiyé. 8 Le Qorân.
INTRODUCTION
VI
il devrait être écoute. Dans la Porte première de l'Unité Il, le Bâb nous dit : « ... Le secret de ceci est que Dieu a fait descendre le Qorân de l’Arbre de Sa Volonté, et cette Volonté est la Vérité Mohammédique! » De même Dieu a-t-il fait descendre le Béyân de l'Arbre de Sa Volonté, et cette Volonté est la Vérité Mohammédique qui n'est autre que la Vérité du Bâb. Seul, le Prophète est le spectacle de Dieu; seul, il est le Soleil de la Vérité; seul il resplendit et rayonne. Disparaît-il, meurt-il? Seules ses couvres et personne autre, pourront instruire et guider ses sectateurs. Source Unique de la Vérité, sa parole guide, et au moment où il la prononce et au moment où il l'écrit, et quand elle est écrite. L'unité III, porte 16, dit : « Les actes ne sont permis que conformément aux Livres du Point, car, dans cette manifestation-ci, les livres des Lettres du Vivant ne se manifestent que du Soleil de la Vérité. Tout émane du Bâb, retourne au Bâb et non a d'autres 9 » L'Unité III, porte 1-9, dit : « Car le Point est comme le Soleil, et les autres Lettres sont comme des Miroirs en 9
La suite de cette Porte est caractéristique. S'y reporter à ce passage : « Depuis le moment du Coucher jusqu'à celui... S'il n'outrepasse pas les limites du Béyân, il ressuscitera à son ombre; sinon il n'est pas digne de mention auprès de Dieu, non plus qu'auprès des gens de science. » Le Bâb semble avoir un pressentiment de ce qui se passera après lui. C'était facile d'ailleurs à prévoir, et le christianisme et le chiisme lui donnaient une terrible leçon de choses. Pour éviter que sa religion subisse des modifications qui la rendent impossible, il a soin de nous prévenir qu'il est interdit, d'une part, de commenter son livre et, de l'autre que, après sa mort, c'est Son livre qui doit guider l'Humanité.
INTRODUCTION
VII
face du Soleil. Tout ce qui est dans le Bismilla est dans le Point 10 et celui qui dit : « Dieu est mon Seigneur, et je ne lui donne aucun associe, a mentionné, en vérité Dieu, de la façon que Dieu a fixée pour le Point11. » C'est afin d'éviter ce qui s'est passé pour les autres religions, qu'il parle ainsi; c'est pour ne pas donner naissance aux discussions entre saint Pierre et saint Paul; entre Abou Bècre et Ali, entre Mirza Houcéïn Ali Nouri 10
Et le Point est l'Etre même de la Volonté Primitive, du Verbe. Il faut lire cette Porte tout entière et y réfléchir pour se rendre compte de la pensée profonde du Bâb. 11 « Il n'y avait pas, il n'y a pas de doute que la vue de l'essence Eternelle de Dieu était et est impossible. Ce qui est possible, dans les contingences, est la vue de Celui qui est manifeste dans la Manifestation. » (Sahifé Adliyé, 5e Porte). « Qu'il ne reste pas caché que la manifestation du Promis attendu est exactement la manifestation du Prophète de Dieu. » (Ibidem). En vérité 1 Dieu n'a fixé en ce jour d'autre témoin ou d'autre aide que le Point du Béyân. Agis donc et adore Dieu comme si Dieu n'avait pas créé d'autre ami que toi. Viens en aide à la parole de ton Dieu.... » Lettre à Et Hadj Séyyéd Ali Akber Kermani. Manuscrit A. K. de ma bibliothèque. Le rang auquel je prétends, est, dans un degré, le spectacle même de la Divinité de Dieu; dans l'autre celui du plus vil des êtres. (Sourate Tauhid. - Réponses aux questions de celui qui avait fait hégire vers Dieu, S.-E. Molla Ahmed, 70 question). « Ce Point de Vérité est avant tout avant, et il est après tout après. Du début de cette Création-ci, compte le jour du début de la Création. En vérité! jusqu'à aujourd'hui, le Soleil s'est levé, dans chaque lever, sous le nom d'un Prophète, et ce, jusqu'à ce que le lever du Soleil se terminât à ce siècle, où le Soleil de vérité est témoin que Celui-ci (Moi) est encore un Soleil de 'Vérité. » (Sourate révélée à Makou et adressée à un nommé Ali, qui vint voir le Bâb dans sa prison accompagné d'un certain nombre d'individus). Je n'en finirais pas si je voulais citer toutes les paroles du Bâb à ce sujet.
INTRODUCTION
VIII
Béha Oulla et Mirza Yaya Soubh-i Ezel. Car saint Pierre et saint Paul, Abou Bècre, et Ali, Mirza Yahya Soubh-i Ezel et Mirza Houcéïn Ali ne sont que des lettres de la Vie..., et pas autre chose. Ces lettres de la Vie au temps de Mohammed ce sont les Imams, dont les premiers ont pu, certes, recevoir en leur cœur, le reflet du Soleil de la Vérité, mais dont les derniers viennent 100, 150, 200 ans après le Prophète, et ne peuvent plus être que les miroirs de miroirs. De plus, ces Imams, emportés peut-être par la flatterie publique, affolés par l'adoration qui les enveloppait, saisis, qui sait, peut-être d'un désir immodéré de gloriole et de puissance, se laissèrent aller â prononcer des paroles que l'on recueillit sous le nom de Hadis, et qui étaient, et qui sont encore d'autant plus admirées qu'on les comprend moins. Peut-être est-ce de bonne foi et à force de se l'entendre répéter qu'ils ont fini par croire qu'ils étaient les élus de Dieu. Peut-être est-ce poussés par ces raisons diverses qu'ils ont prophétisé les insanités qui entourent, entre autres, la manifestation du Sahab-Ouz-Zeman de contradictions et de folies. Ils ont brodé sur ce que dit le Qorân, ils ont enjolivé, ils ont invente et peut-être leur prête-t-on plus encore qu'ils n'ont dit? Dailleurs, qui sont les Imams ? Les sept des Ismaïlis? Les douze des Esna Achéris? Ceux des Vaqéfiyés ? des Zéïdiyes? des Qiçaniyès ?
INTRODUCTION
IX
Qui pourra débrouiller ce mystère ? Quelles bonnes raisons devrait-on invoquer pour assurer sa détermination ? Dira-t-on que les Imams doivent être sept, parce qu'il existe sept planètes? Dira-t-on qu'ils sont douze en l'honneur des douze signes du Zodiaque? Faudra-t-il en croire le témoignage de la Pierre Noire de la Meqqe? On sait 12 qu'Ali Zéïne-el-Abédine est ne le jeudi 15 Djémadi es Sani 38 de l'Hégire. Parmi les choses étranges de sa vie est la suivante : il se rencontra avec Mohammed Hanéfiyé, à la Meqqe, et ils eurent ensemble de longues discussions au sujet de l'Imamat. Mohammed Hanéfiyé réclamait le titre d'Imam et disait : « Je suis le troisième fils de l'Imam, et mes deux frères sont Imams; je dois donc être Imam. » Et Zéïne-oul-Abédine lui répondait : « Tu n'es pas Imam ! mon oncle ! crains Dieu ! » Et, comme Mohammed Hanéfiyé persistait dans ses prétentions, Zéïne-oul-Abédine lui dit : « Oh! mon oncle! Prenons la Pierre Noire pour témoin. Celui qu'elle désignera sera le Khalife et l'Imam du temps! » Hanéfiyé ayant accepté, on se dirigea vers la Pierre Noire, et, sur l'invitation de Zéïne-oul-Abedine, Hanéfiye commença. Il se, mit dans la posture de la prière et interrogea la pierre. Celle-ci resta immobile. Zéïneoul-Abédine a son tour prit la même attitude, et après quelques oraisons s'écria : « Oh! Pierre Noire! je t'en conjure par le Dieu qui a caché en tes flancs les serments et les traités de tous les Prophètes! par le Dieu qui t'a ennoblie de ses dons, dis, en langue arabe éloquente, quel est le nom de l'Imam de Dieu après l'Imam Houcéïn, fils d'Ali. »
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Rouzet-ous-Séfa.
INTRODUCTION
X
« Il eut à peine terminé que la Pierre Noire se mit à s'agiter de telle sorte qu'elle faillit sortir de la place oit elle était. Dieu très haut lui donna la parole et elle dit: « Dieu est Un! Je dis en vérité que l'Imam après Houcéïn fils d'Ali est Ali ibn el Houcéïn, Séyyed Sedâd ! L'Imam, c'est Lui! » « Mohammed Hanéfiyé, quand il vit et entendit ce rodige se soumit désormais et accepta l'Imamat du fils de Houcéïn. » Quelles puérilités et quels enfantillages! Ne peut-on aussi se demander quel est l'lmam Mahdi? Est-ce celui des Guèbres! Le Messie? Jésus à son retour? Le quatrième fils d'Ismaîl ibn Dja'afer? Mouça ibn Djaa'fer? Zéïd ibn Ali'? ou bien ce même Mohammed Hanéfiyé dont nous parlions tout à l'heure? Est-ce l'Imam. cache des Chiites? Comment sortir de ces difficultés? Oh ! D'une façon bien simple. En dégageant l'Islam de tout ce fatras de superstitions qui l'entravent. Erreur de croire à la suprématie d'Ali! Erreur de croire à l'infaillibilité, à la divinité des Imams ! Erreur de croire aux lettres de la Vie, ou du moins erreur de croire à tout cela coi-rime y croient les musulmans, qui s'indignent de ce que, d'après eux, le Bâb affirme que la personnalité matérielle d'Ali est ressuscitée! Non! Non! Il n'en est pas comme un vain peuple pense. Le Point de la Manifestation est Jésus, au temps de Jésus! Il est Mohammed au temps de ,Mohammed; puis le Bâb, en l'an 1260 de l'Hegire.
INTRODUCTION
XI
Et, à chacune de ces manifestations, le Maître se manifeste dans un rang plus haut et plus noble13, comme il se manifestera dans la suite des temps, chaque fois, que le besoin s'en fera sentir (Unité 111, porte 12). Il Tous ces apôtres, tous ces Imams, toutes ces Lettres de la Vie, quelque nom qu'on leur donne, lie sont pas autre chose que les premiers miroirs mis en face du Soleil de la Vérité. Uno avulso, non deficit alter Aureus 14. Et si, (Unité 1, porte 1), un miroir dit : « En moi est le Soleil! Le soleil sait bien qu'il ne s'agit là que de son reflet. » Donc ne en Perse, au milieu des Chiites, le Bâb parle afin d'être compris par ceux a qui il s'adresse - le langage des Chiites; et ce n'est qu'au furet a mesure que s'ouvre l'esprit de ses auditeurs qu'il dévoile sa pensée. Sunnite, il eût parlé en Sunnite. Peut-être, en se plaçant au point de vue qui nous : occupe, pourrions-nous dire que si Dieu l'a suscité dans la Perse, en plein centre Chiite, c'est que la religion de ces derniers s'éloigne le plus des données précises du Qorân. En effet, Dieu ne leur suffit pas. Au Dieu unique du Qorân, ils ont ajoute des dieux! C'est bien à tort qu'ils accusent, sans les comprendre, les Chrétiens de croire à trois Divinités.
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« Et la manifestation précédente a un rang inférieur à celui du jour de ce jugement.... » Sahifé Adliyé. 14 Voir Béyan Persan, Unité III, porte 4.
INTRODUCTION
XII
De la soie tu ne feras jamais trois substances distinctes, Parce que tu l’appelleras Pernian, Hérir, Pérend 15. Pour ce qui les concerne eux-mêmes, leurs dieux sont bien plus nombreux, et chaque jour ils se taillent dans les Imams une idole nouvelle. Ce sont des Polythéistes! C'est donc à eux que la Bâb doit d'abord ouvrir les yeux, et c'est pourquoi il leur parle leur langage, tout en leur reprochant « de rester dans l'ignorance de Celui qui est le spectacle qui prouve le Prophétisme, lé Vélayet, la Religion, par les versets qui descendent sur lui. S'il en eût été autrement, ils ne l'eussent pas emprisonné sur le Mont de Makou 16. » Le Bâb a donc des Imams, une opinion toute différente de celle qu'affectent les Chiites. Il les considère comme de très hauts personnages sans doute; mais n'ayant en rien accès derrière les rideaux des secrets divins17. Ce sont des hommes parfaitement dénués du don des miracles, et qu'il appelle « des Commentateurs du Qorân. » Et encore ces commentateurs se peuvent-ils tromper. « Dans chaque manifestation ils ont été appelés d'un nom quelconque par les créatures 18 Ce sont les lumières qui, éternellement 15
Terdji' Bend de Hatéf Isfahani Voir la Divinité et le vin chez les poètes Persans. – Maisonneuve. 16 Béyân Persan : Unité IV, porte 12. 17 « Je témoigne que si quelqu'un croit en eux, en dehors de son adoration pure et spéciale à Dieu, ou si quelqu'un pense que leurs rangs sont comme celui du Prophète, celui-là a erré et il est au nombre des tyrans. » (Sourate Tauhid). 18 Apôtres, Imams, Lettres de la Vie.
INTRODUCTION
XIII
dans le passe, se sont prosternées et qui se prosterneront éternellement dans l'avenir.... » Cette idée, qui paraît si hostile aux Imams, aux yeux des Chiites, devait-il la crie r sur la place publique . C'eût été se condamner, de propos délibéré à une exécution immédiate, qui ne laissait même pas le temps de développer sa doctrine et d'instruire ses disciples, de leur dévoiler sa pensée. C'eût été s'annihiler soi-même, car le Bâb oul Bâb lui-même se fût détourné de lui avec horreur s'il avait commencé ses prédications par de pareils blasphèmes19. Voyons-le agir : son premier livre, le Riçalé Féqqiye, est un ouvrage essentiellement Musulman, nous avons vu pourquoi. Il devait mettre son auteur, du moins durant quelque temps, à l'abri du zèle fanatique de quelque dévot. Ne se plaint-il pas de l'indiscrétion de ceux qui ont, avant qu'il l'eût permise20, annonce au monde sa mission? Ne dit-il pas que si ces gens n'avaient pas dévoilé, avant le temps, le mystère de sa doctrine, les persécution, qui s'abattirent par la suite sur la secte ne se fussent pas produites? Ensuite, il se présente comme la Porte conduisant la connaissance du descendant caché de Mohammed 21, c'est lui-même qui nous le dit; puis comme ce descendant luimême; puis comme le spectacle de la Divinité, l'Etre 19
Le don que le Bâb fait de titres comme celui de Bâb, de Qâem, etc., indique purement et simplement que ces titres n'ont plus l'importance que leur accordent les Chiites. 20 Voir Séyyèd Ali Mohammed dit le Bâb, page 67. 21 Comme l'un clos Nawabs ou Portes, qui furent an nombre doquatre : Osniali ibn Saïd el Haçadi; Abou Dia'afer, soli fils; Mirza Aboul Casseni Houicéïn ibn Rouh; Ali Séméri.
INTRODUCTION
XIV
même de la Volonté Primitive, du Verbe, la représentation du Soleil de la Vérité, la dernière des créatures en tant qu'homme, mais le Dieu visible en tant que Prophète, Celui dont Mohammed disait: « Peut-être finirez-vous par croire qu'un jour vous serez en présence de votre seigneur ! » Il se cache donc autant que sa mission le lui permet ou l'exige. Comme tout bon Persan, il enveloppe sa pensée dans les replis de sa rhétorique, et voilà qu'on l'emprisonne : voila qu'on le traîne a travers toute la Perse de géole en géole ! On le jette à Makou, et, devant l'attitude trop bienveillante de son gardien) a Tchéériq! Et voilà qu'on le fusille! Les nombreuses citations que nous avons données de ses ouvra-es, et que nous pourrions multiplier a l'infini, sont là pour nous donner raison. Et c'est ainsi, d'ailleurs, je veux dire en enveloppant sa pensée, niais en la laissant pénétrer par ceux qui ne sont pas aveugles, qu'il parle de la résurrection, qu'il explique le Syrat, le Compte, la Balance, le Jugement, le Tombeau, qu'il nie l'impureté Légale, sans attendre le Baghi-é-Rezvan de Baghdad ! Sans toutes ces explications préliminaires, le Bâb reste incompréhensible. Je veux bien qu'elles s'éloignent foncièrement du Béhaïsme, niais je ne sache pas que, les Béhaïs aient jamais passé pour les commentateurs attitrés du Bâb. Ils le méconnaissent jusqu'à réduire son rang à la plus simple expression ils ignorent d’ailleurs aussi bien les dogmes du Bâbisme que son histoire, et le livre intitulé
INTRODUCTION
XV
«Maqalé Chakhs-i-Séyyah» oeuvre d’Abd-oul-Béha 22, est un mauvais roman, composé uniquement pour prouver que le Bâb est simplement le précurseur, l’annonciateur de Béha Oulla. Extrêmement tendancieux il méconnaît à tout instant la vérité historique, et l’auteur n’a même pas cherché, comme je l’ai Fait, dans l’œuvre immense du Bâb, les notes autobiographiques qui y abondent. Il se contente de réunir les légendes qui cadrent le mieux avec le but qu’il poursuit 23 . Il est regrettable qu’un homme comme Abbas Effendi se montre si ignorant de la vie de Séyyèd Ali Mohammed, dit le Bâb. Que si l’on désire une preuve immédiate de mes affirmations, il ne m’est que trop facile de la donner 24 . Abbas Effendi, dans son histoire, raconte «qu’un jour, â Chiraz, on fit venir le Bâb à la Mosquée, afin qu’il nie sa mission. On devait l’y contraindre, ou besoin. Mois, du haut du Mimber, il parla de telle sorte que les assistants furent stupéfiés et gardèrent le silence. Ses sectateurs, par ses paroles, se sentirent raffermis dans leur foi25. » Or, j'ai le regret de dire que ce jour-là le Bâb renia sa doctrine, non seulement en paroles, mais encore par écrit! 22
Traduit par le Professeur Brown. Au point de vue de l’histoire, ce livre est le pendant exact du «Tarikh- Bâbiyé» de Mirza Mohammed Mehhdi Khan Za’im ed Dowlé. Le premier infiniment partial, le second infiniment haineux. 24 J’espère donner bientôt, dans le dossier Anglo-Russe du Bâb, d’outres preuves de ce que j’avance. 25 Il est presque inutile de dire qu’Abbas Effendi continue en disant : «On croyait jusque-là qu’il prétendait étre l’intermédiaire des bienfaits du Sahab-ouz-Zéman. Mais alors il devint évident aux regards de tous que son but était d'être la Porte d'une autre ville, et qu'il était l'intermédiaire de quelqu'un autre dont il avait inscrit dans ses livres et ses écrits, les qualités et les attributs. » 23
INTRODUCTION
XVI
Je n'ai, il est vrai, pour étayer mon dire qu'un seul témoin, mais je pense que l'on acceptera son témoignage, car, ce témoin, c'est le Bâb. Il dit, en effet, dans les Sahifé Dja'afériyé 26 : « Je Te glorifie, oh mon Dieu! De ce que Tu m'as créé ainsi! Tantôt Il m'attire aux horizons du monde de l'Invisible, tantôt Il me brûle au feu de l'intelligence! Et je ne sais ce qu'Il veut de moi! » « Oh mon Dieu! Est-ce que tu veux mon sang? Ou bien T'’éloignes-tu quand je me rapproche? Si je cherche à fuir Ta puissance, Tu nie veux punir! Je ne sais dans quelle route Tu te tiens, pour que je t'y cherche! Je ne sais dans quelle langue me plaindre à Toi! » « Non ! Non! Il n'en est pas ainsi, j'en jure par l'a puissance! Je ne fuis pas Ton approche, quoique Tu me rejettes bien loin ! Non! Par Ton seuil béni, je ne crains pas Ta colère ! Même si Tu me brûles! Non! Il n'en est pas ainsi, j'en jure par Ta puissance! Je n'ai aucun espoir en un autre que Toi! Si Tu m'abandonnais! Je glorifie Dieu dans son ordre, Je n'ai vu personne de plus patient que moi dans son être. Je n'ai pas vu de plus haut Sultan que lui, dont le Sultanat domine en mon cœur au point que quelque chose que je veuille aimer, il la chasse de mon cœur! » « Donc, si, comme les enfants, je le veux fuir, il ne me laisse pas ! Il apporte du sucre et me le met entre les 26
Ce Passage se trouve dans mon manuscrit intitulé : « Riçalé Zahabiyé. El Bâb el ewel, fi khotbet el Envar.
INTRODUCTION
XVII
lèvres; puis il m'empêche de pleurer; puis il me met le sein à la bouche, afin de me faire dormir. » « Non! Il n'en est pas ainsi 27 oh Dieu, j'en jure par Ta grandeur! Je ne suis pas ignorant de Ton acte 28! Je ne puis me distraire à ces choses ! Est-ce que vraiment Tu veux reprendre mon esprit? Alors, après ma mort, Tu veux me donner l'allégresse dans l'autre monde? » « Moi, J'étais seul dans ma pauvre maison, et personne ne connaissait ni mon rang ni ma situation. Oh mon Dieu ! Tu as fait sortir de leurs demeures quelques- de Tes esclaves, et Tu les as faits descendre dans ma maison. Après cela Tu m'as donne Ton témoignage ! » « Puis, quand j'eus fait parvenir Ton ordre j'ai pris des hommes le serment (de se résigner à Toi) de façon après cela que ceux qui étaient descendus chez moi ne puissent plus renier. » « Ensuite Tu les a faits rentrer dans leurs demeures, et Tu m'as donne l'ordre de sortir de chez moi et de m'honorer du séjour dans Ta maison29. Et Tu as fait parvenir mon ordre par les mains de Ton ange dans toutes les parties de la terre, et celui-ci se répandit à l'Est et à l'Ouest et a ce qui est entre. » « Quand les esclaves eurent leurs cœurs prêts, quand un chacun connût l'ordre divin, Tu m'as fait retourner de Ta maison. » 27
Je ne cherche pas à fuir. Je sais fort bien que tu ne me laisserais pas partir. 29 Allusion au pèlerinage. 28
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« A mon retour Tu voulus que toutes les villes fussent pleines de troubles, dont j'eus ma part et Tes esclaves furent tourmentes par ceux qui se dé tournent. » « Et Tu m'as fait entrer dans le plus grand état d'abaissement, dans la réunion des méchants! Et Tu n’as inspire la parole de négation après la parole d'affirmation, afin que mon être fût a l'abri d'un danger de mort ! » Tout cela n'est-il pas ton oeuvre? Oh Maître de grandeur et de générosité ! En vérité, Oh Dieu, c'est Toi qui, au début, m'a donné un rang élevé Pourquoi ainsi arrangé les choses 30 ? Après que Tu eusses fait sortir de moi la parole de négation, tu l'as fait pénétrer dans les cœurs des démons; Ils prirent, et écrivirent tout ce que j'avais dit. » « Et moi, je n'avais pas d'autre but dans ce que J'écrivis que le Bâbiyet particularisé 31. » « Et, en vérité, ce Bâbiyet évident est une parole absolue qui s'est manifestée dans des personnalités spéciales32. »
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Que j'en sois arrivé au point de nier. Le Bâb nia ce dont on l'accusait. Il dit : Je ne suis pas la Porte qui conduit au descendant caché de Mohammed, ce qui, en, -fait, est vrai, puisqu'il est ce descendant lui-même, puis qu'il est le Prophète, puisqu'il est le Dieu visible. Il se borna à cela, il l'écrivit, et les Chiites enchantés, ne comprenant pas la réticence, s'en vont publier partout la renonciation du Bâb, lorsque celui-ci vient de monter d'un degré dans la hiérarchie divine. 32 Je 'l'ai déjà dit : les quatre portes sont les quatre Nawabs et le Bâb nie purement et simplement qu'il soit l'un de ceux-là. 31
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« J'en jure, par Ta grandeur, oh Dieu ! Ils n'ont pu trouver dans mes paroles d'expédients pour détruire Ton ordre ! Moi, j’ai été plus habile qu'eux. » « Et si, oh mon Dieu! Tu les avais fait rentrer dans l'assentiment, ils n'eussent pas fait inimitié contre moi. » « Les tourments qui m'ont accablé, je les vois comme venant de Toi, car tu as Toi la puissance de transformer cette réunion en ce qu'il peut y avoir de meilleur. En vérité, moi, j'ai patienté' dans l'opprobe, mais Toi, Tu es plus que moi patient, car Tu es savant et puissant sur chaque chose. » «Tu sais, oh m on Dieu! qu'en vérité je n'aime pas à être le sujet des discussions. En vérité je connais Ta patience au sujet de ceux qui sont proches de Toi. En vérité! je n'ai pas la force de leur faire parvenir Ta loi. Et moi je n'ai aucune honte a Te dire que Tu peux manifester Ta puissance sans contradiction. Donc commence cette manifestation avec puissance ou sinon abandonne-la. » « Quoique cette parole de ma part ressemble aux paroles de Tes esclaves audacieux, Tu connais mon intime; Tu sais l'enivrement que me causent Tes bienfaits; Tu connais l'effet troublant du vin de Tes faveurs : ce ne sont donc ici que des oraisons jaculatoires .... » Dans le sahifè dja'aferiye, encore, à la dixième porte intitulée: « Des Causes premières et des causes finales,» il dit : « Le secret de l'ordre est qu'en vérité, après la terminaison des lettres du La élahé ellallah, dans l'année
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XX
parfaite, qui est 1261, et conforme à l'année du martyr de Houcéïn 33 , il faut que le retour aie lieu. Et forcément, dans cette vie, il doit être martyrisé par la tyrannie des méchants.... Donc, quand tu as vu la vérité de la chose, témoigne que moi maintenant, je suis seul dans ma maison et je m'y entretiens de l'intime de l'intime de la même façon que le Seigneur des Confesseurs 34 dans un pareil jour s'entretenait de l'intime de l'apparent. De mes paroles on ne peut déduire aucune imagination. Donc, quand l'ordre est évident, par sa propre vérité, dans le monde des corps, tu vois de tes yeux toutes ces questions tant dans l'intime que dans l'apparent. » « Qu'il ne reste pas caché qu'en vérité, pour cet ordre, dans la Terre Pure, des foules de gens se sont réunis; Et si moi je l'eusse voulu 35 j'eusse vaincu toutes ces foules. Mais j'aime à ce que les destins fixés par Dieu coulent en contradiction avec les désirs de mon cœur 36, afin que mon cœur soit brisé,, que mon intime soit tourmenté et mon âme contristée, pour que, dans l'intime, je sois comme Houcéïn était dans l'ordre apparent. » « Et c'est là une des promesses que Dieu a prises de moi, afin que je sois assimilé à Houcéïn. Mais, si J'avais connu auparavant ces tourments, je ne me fusse pas approché de ce lieu! Mais, comme ils, sont tombés sur moi soudain, 33
La formule musulmane représente, si l'on compte la valeur de ses lettres suivant l'Abdjed, 1200; le martyr de Houcéïn eût lieu en 61. Le tout égale 1,261. 34 Houcéïn. 35 S'agit-il de Kerbéla, comme le veulent plusieurs, je ne le crois pas. Je m'imagine que la terre pure est Chiraz. 36 Pour ressembler davantage au martyr de Kerbéla.
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j’ai patienté dans la route de Dieu et j'ai été heureux de ses décisions, et je dis : « Ne m'arrive que ce que Dieu a écrit pour moi ! » « Les plus grands des tourments qui m'ont atteint sont les oeuvres des veaux 37 dont les violences ont été exercées contre moi. Et pendant que j'écrivais une lettre pour nier, il me semblait entendre dans l'intime de mon cœur, une voix qui disait : « Sacrifie la plus précieuse des choses dans la route de Dieu, comme Houcéïn l'a fait sur ma. route ! » Et si je ne m’en étais pas tenu à ce que disait cette voix intime, j'en jure par Dieu, même si lotis les rois de la terre s'étaient ils n'eussent pu m'arracher un seul mot! Que pouvaient donc faire ces esclaves indignes et repoussés par leurs pareils. Ils sont impuissants au point de ne pouvoir un hadis semblable à mes versets. » « C'était là l'ordre, et c'est celui auquel j'ai fait allusion au sujet de la vérité de mon intime ; tant qu'enfin, tous connaissent ce degré de ma patience, de mon contentement, de mon sacrifice sur la route de Dieu. Et cela les versets véridiques que Dieu avait fixes dans ma main, versets qui me donnent la puissance d'être victorieux sur tous les gens de la terre. C'est pourquoi j'ai sacrifié mon être dans la route de Dieu, et rien en ce monde n'égale ce sacrifice. » « Donc, gloires à Dieu! de ce que j'ai patienté en moimême et que j'ai sacrifié dans sa route la plus grande des 37
Le qualificatif de Veaux est autant que je puis lire « Véliani. »
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choses que Dieu m'avait données. Bientôt ceux qui m'ont violenté sauront où ils pourront fuir. » « Après ce sacrifice, Dieu n'a pas fixé pour moi d'autre sacrifice. Celui qui a priS de moi celle feuille de papier 38, il n'y a plus, pour lui, de jouissance en ce monde. Dis: « Dans ton impiété, jouis quelque temps! En vérité tu es des compagnons du feu! Et ne va pas croire que, Dieu soit ignorant de ce que font les méchants! » « Et si Dieu n'avait pas voulu que ces tourments qui étaient dans l'intime de mon intime se manifestassent si ouvertement, personne n'eût eu la puissance d'oser contre moi quoi que ce soit! Mais il plût à Dieu de me faire martyriser par les méchants alors que des milliers de créatures étaient prêtes à me venir en aide. Et Dieu a voulu 38
Il est donc bien évident que non seulement le Bâb renia ses doctrines du haut de la chaire de Chiraz, de quelque façon que l'on veuille l'entendre, mais encore qu'il écrivit quelque chose en ce sens. C'est très proBâblement aux discussions qui ont suivi cette rétractation officielle qu'est due la colère du Bâb. » En vérité, à partir du midi de ce jour, avec la permission du Seigneur, nous vous avons interdit nos versets, jusqu'à ce que passent des jours de Dieu, cinq années, et ce, en salaire de vos dénégations. » Kétab Béïn el Hàréméïn. » « En vérité, le premier jour que l'esprit descendit dans le cœur de cet esclave, était le 15 du mois de Rébi el Ewell. Et jusqu'à aujourd'hui que Dieu vous a interdit mes versets 15 mois ont été écrits dans le livre de Dieu 1 » (Ibidem). » Il est certain que cette interdiction a été levée par la suite mais je n'en ai pas trouvé trace dans ce que j'ai lu des oeuvres du Bâb. Ce dernier passage est cité dans mon Séyyèd Ali Mohammed dit le Bâb (Page 206).
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me montrer seul dans mon sacrifice, la plus pure de toutes mes couvres ! » « ... Et je crie, de la plus haute voix : « Y a-t-il quelqu'un qui vienne en aide à l'intime de l'intime descendu dans des versets évidents, soit par sa langue, soit par son corps, soit par ses biens, soit par son influence, soit par ses écrits? Y a-t-il quelqu'un qui puisse éloigner de moi tous ces contradicteurs? Et les erreurs de ceux qui errent? La tyrannie des méchants? Y a-t-il quelqu'un qui soit pitoyable et pleure sur moi? Et éloigne les violences des infidèles? Y a-t-il un maître de vie qui entende mes pleurs? Qui se tienne prêt à me venir en aide? et veuille manifester les signes de son amour pour moi? Y a-t-il un maître de la grandeur qui veuille me donner de la grandeur? Conformément à l'ordre de Dieu qui dit : « En vérité, la Grandeur appartient a Dieu! à Son Prophète! à Ses croyants! » Y a-t-il un maître de châtiments qui châtie mes ennemis? afin que mes yeux deviennent brillants? Y a-t-il un maître de grandeur qui croit à moi? ... Et personne ne me répond! » ... « Est-ce que j'ai prétendu à la Divinité dans un autre vêtement que celui de l'esclavage ?... » C'est évidemment a la suite de cet événement que le Bâb interdit à l'humanité la lecture de ses versets durant une période de cinq années, proBâblement à cause des discussions soulevées par sa négation. C'est peut-être aussi à ce moment que l'un de ceux qui lui avaient donné sa foi se détourne de lui.
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J'ai parlé tout à l'heure d'une nouvelle explication des termes employés dans les grandes religions; ce n'est pas tout à fait exact. En effet, ces interprétations peuvent sembler nouvelles aux yeux des Chiites, habitués à lire le Qorân comme ils l'ont appris de leurs ancêtres, qui euxmêmes ont été instruits par les « Commentateurs » de ce livre, les Imams. Mais si nous nous reportons aux versets sacres et que nous les lisions dans leur véritable sens, nous verrons apparaître l'interprétation du Bâb, qui eût été l'interprétation usuelle si nos divins personnages n'avaient pas fait à l'égard du « Livre » acte de possession. C'est ainsi, par exemple, que le jugement et la mort ont été expliques par Mohammed comme ils le sont par Séyyèd. Ali Mohammed; mais les hommes n'ont pas compris. En ce qui concerne son oncle Hamzé, le Prophète n'a-t-il pas dit : « Celui qui était mort et à qui nous avons donné la lumière pour marcher au milieu des hommes.... » Qorân VI-122. Or, mort, ici veut dire mort à la Foi, et non mort à la vie. Le Bâb ne nous dit-il pas que le mot mort a. bien des acceptions : n’est-ce pas l'une de ces acceptions qu'il faut entendre par le mot du Prophète? Car celui-ci n'a jamais prétendu que Hamzé fût mort et qu'il l’ait ressuscité. La Sourate XVI, 20-21-22 dit : « Et ceux qui appellent d'autres que Dieu, ces dieux ne peuvent créer quelque chose, et ce sont des créatures. Ces gens sont des morts, ils ne sont pas vivants et ne savent pas qu'ils ressusciteront. » La Sourate, XXV, 21 : « Oh Mohammed, l’aveugle et le voyant ne sont pas égaux, ni l'ombre et le soleil, ni le
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vivant et le mort. En vérité Dieu se fait entendre de qui Il veut, et en vérité tu ne peux te faire entendre, toi, de ceux qui sont dans les tombeaux39. Tu n'es autre chose que celui qui veut prêcher. » Dans la Sourate, XXX, 56. Mais ceux à qui la science et la Foi furent données leur diront : « Vous êtes restes dans le Livre de Dieu jusqu'au jour de la résurrection, mais vous ne le savez pas. » Il ressort de ces diverses citations que Mohammed entend, en général, parler des morts à sa foi; qu'il ne peut s'adresser aux morts à cette vie, parce que sa voix ne peut leur parvenir. Il doit donc s'adresser aux morts à la vie spirituelle, qu'il doit ressusciter à la Foi, et leur faire savoir que sa manifestation est un jugement de leurs oeuvres et de leurs croyances. Il ne s'en suit pas le moins du monde que l'autre vie n'existe pas. L'on s'est, je crois, trompé quand on a cru devoir faire remarquer que l'eschatologie tenait une très petite place dans les préoccupations du Bâb. Cela est peut-être vrai pour le Béyân, et Séyyèd Ali Mohammed s'occupait beaucoup plus de notre conduite en ce monde que de l'avenir qui nous est réservé dans l'autre. Or, comme le Réformateur interdit nettement, même aux lettres de la Vie, de commenter ou d'interpréter ses livres, 39
Outre que Mohammed repousse la prétention au miracle, sa phrase veut (lire : « Le croyant et l'infidèle ne sont pas égaux. Le premier est vivant, le second est mort, Invite-les tous les cieux à la Foi en Dieu dans ta manifestation. Je parle, bien entendu, du mort à la Foi, qui le petit entendre, car, pour celui qui est mort à la vie matérielle, tu ne peux rien sur lui. »
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nous serions à ce sujet dans une grande obscurité si nous n'avions le restant des œuvres du Bâb, et si nous ne pouvions raisonner sur les idées qu'il exprime. Si, dans son premier livre, il ordonne l’aumône, le jeûne, les rites de l'Islam, plus tard il donne des explications sur ces oeuvres, il commente sa pensée : « Car personne ne pouvait embrasser la science de ce qui est descendu dans le Béyân; personne n'ayant le droit de commenter le Livre. » C'est ainsi qu'il en arrive à donner une explication des termes, cependant les plus consacrés par l'usage. Ainsi, dans sa douzième réponse contenue dans mon exemplaire de la Sourate Tauhid, il dit : « Oh! mon Dieu de ce que Tu as fait descendre auparavant dans le Qorân, ce qui est permis, est permis jusqu’au jour du jugement, et ce qui est défendu est défendu jusqu'à la même époque; mais le sens du mot : Jugement, est : l'Apparition de Ton témoignage. » Dans la dix-septième: «Ce qui a été mentionné dans le Béyân des rangs du jugement est des choses que les hommes peuvent voir dans leur vie en ce bas monde. » Or, ne dit-il pas dans l'Unité II, Porte 16, que tout ce qui, dans les livres sacres, se rapporte à la mention du Paradis, est dans ce monde, qui est la source de tous les mondes et la fin de tous les mondes. » Dans la quatrième Porte des Sahifés Adliyé : « En vérité, les gens intelligents savent que ce qu'il y a dans le monde
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d'après la mort, ne peut être connu que par l'entremise de ce qui est en ce monde. » Dans l'Unité II, Porte 16 : « Quant à ce qui se passe après la mort, personne autre que Dieu ne sait ce que c'est. Dieu a créé dans son Paradis de tout ce que les hommes désirent de son bienfait et l'on y trouve des choses qu'un oeil n'a jamais vues, qu'une œil le n'a jamais entendues, et qui n'ont été relevées dans le cœur de personne! Si les mers du ciel étaient de l'encre, si toutes les choses étaient des plumes, et si chaque être était un écrivain, on ne pourrait arriver a comprendre aucune des choses du Paradis, après la mort. Et le centre de ce Paradis est le même que celui du Paradis que nous avons expliqué pour la vie de l'esclave. Si, dans cette vie, il est entre dans le Paradis de la Manifestation de Dieu, il entrera aussi dans le Paradis de l'autre vie après la mort. » Et il ajoute : « Je ne vois dans ce Paradis que Dieu seul, que Dieu seul! Je ne vois que Dieu avant ce Paradis, que Dieu après ce Paradis. Je ne -vois encore que Dieu en haut de ce Paradis, que Dieu en bas! » Ceci me semble suffisant. Il est inutile que les Béyânis nous affirment que si une plus longue vie eût été concédée au Bâb y il n'eût pas manque de nous donner des renseignements plus détaillés. C'est possible, mais j ' en doute, et au surplus la chose eût été inutile. Le Paradis de ce monde, c'est-à-dire la Foi dans le Maître de la manifestation, est la clef du Paradis de l'autre vie, et si l'on est agréé ici-bas, on le sera dans le ciel. C'est là le
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sens des explications que le Bâb nous donne des paroles Elliyines et de celles qui ne le sont pas. Les Non Elliyines sont à l'ombre de la parole de négation « Il n'y a pas de Dieu... » c'est-à-dire en enfer; les Elliyines jouissent à l'abri de la parole d'affirmation « si ce n'est Dieu40, » c'està-dire dans le paradis. Et les Elliyines sont promises à la récompense de l'autre vie, tandis que les autres sont réservées au châtiment. Si nettes que nous paraissent ces déclarations, elles n'ont pourtant pas suffi. Il s'est rencontré des personnes qui ont eu besoin d'affirmations répétées et parmi elles se trouve celle qui a interrogé le Bâb précisément sur ces questions. Lisons sa réponse : « ... Tu as demandé ce qu'il y a après la mort du Croyant ! Sache que chaque élément de ce Croyant retourne à sa source. Et ce qui cause le maintien de toutes les parties de son corps aux yeux de Dieu (son esprit) jouit dans le Paradis de la bienveillance divine. Tu vois donc que son corps retourne aux Imams, son souffle essentiel au prophète et son cœur essentiel au spectacle de la glorification, qui est le Soleil de la Vérité. Vois qu'il en est de même pour la religion dont le commencement est du Prophète de Dieu et le retour au même Prophète ! Et le Prophète retourne vers Dieu, car il venait de Dieu! .... Tout l'Islam retourne au Vélayet des gens de la maison, ceux-ci retournent au témoignage des versets! Le commencement des manifestations a été de cette façon et leur retour a lieu de la même façon! ... Regarde! Sans fin, les miroirs se mettent en face du soleil: dans tous on -verra le soleil; mais au moment du coucher de l'astre, on ne voit plus le soleil. Regarde les miroirs du Qorân, y vois-tu le soleil de 40
Comme on le voit, c'est du Chéïkhisme.
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Jésus ? Demain, quand 'le soleil se lèvera, dans tous les miroirs on le reverra. Et le nom du premier soleil est Jésus ; le nom du second, le Point du Qorân; le nom du troisième, le Point du Béyân; le nom du quatrième, Celui que Dieu doit manifester. Et il en a été ainsi sans fin avant Jésus, et il en sera ainsi sans fin après Celui que Dieu doit manifester. » « Sache que les miroirs en eux-mêmes n'ont pas d'existence. Regarde l'homme qui n'est pas convaincu de l'unité Qorânique avant la manifestation du Béyân. Pourquoi ne dis-tu pas qu'il a la Foi. Sa forme est cependant identique à la tienne. La seule différence est celle-ci que, dans le Croyant, il y a des signes d'unité qui n'existent pas chez l'incroyant. » « Du fait qu'il est sans Unité, il retourne vers la Non Unité : Ce qui est le propre des minéraux. En effet) si sans fin il subsiste, il ne peut subir aucun changement. Donc, ce non croyant, s'il est régi par les lois des minéraux, West pas dans le rang de l'homme. Rien n'outrepasse ses limites et chaque chose reste dans l'état ou elle est! Dans l'homme, après la mort, il y a de la subsistance car Dieu a fixe que s'il est croyant il jouira dans son lieu. » « Sache que toute chose a été créée par Dieu sous la forme de l'Unité, et vois tous les hommes sous le La Elahé Ellallah. Celui qui croit a Celui que Dieu doit manifester est à l'ombre de l'affirmation et celui qui n'y croit pas, à l'ombre de la négation. L'assentiment serait-il unique, et la négation considérable. Ne te laisse pas égarer par la multiplicité, car la vérité ne peut être multiple car c'est
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Elle le signe de l'Unité de l'Essence très sainte de Dieu. En elle on ne peut voir que Dieu. Si sans fin ce Soleil se levait, ce serait toujours le premier soleil, et de même si sans fin il se couche, ce sera toujours le premier soleil! Dans chaque manifestation, les miroirs progressent et brillent de l'éclat du soleil qu'ils racontent. Par exemple, les gens du Qorân, par les rayonnements de leur soleil, sont bien au-dessus des miroirs éclairés par les rayons de l'Evangile, de sorte que ce dernier est néant auprès du premier, dans la science et dans la connaissance et non dans l'apparence des corps. Car sinon, regarde aujourd'hui les Chrétiens. Combien leur royaume est vaste, et tous jouissent de ce qui se trouve autour d'eux. Mais dans aucun la mention de limite ne se peut faire, car ce qui est la vérité de la joie est la connaissance de Dieu. Et comme ils sont dans l'obscurité de la connaissance du Prophète de Dieu, ils sont restes dans l'ignorance de la vérité de la joie. C'est ainsi que l'ordre d'autre que le Paradis les atteint. »
LE BÉYÂN PERSAN – TOME PREMIER
1
SEYYED ALI MOHAMMED DIT LE BÂB BÈYAN PERSAN AU NOM DE DIEU L’INACCESSIBLE, LE, TRÈS-SAINT 41 Gloires et louanges à l'immensité 42 sainte et sublime du Souverain, seul digne de ce nom; qui dans les éternités passées et dans les éternités futures était et sera existant dans l'être même de Son essence, et qui, dans l'infini des temps, dans la sublimité de son éternité, était et reste inaccessible à la compréhension de toutes choses43.
41
Cette formule remplace la musulmane : elle aussi contient dix neuf lettres Bism illah el Amn'a el Aqdès. 42 Beçath immensité. il faut prendre ici ce terme dans sa plus vaste acceptation. Immense veut dire infini dans sa puissance, infini dans sa science, enveloppant, recouvrant le inonde comme un tapis enveloppe un meuble ou recouvre un parquet. D'ailleurs le mot (( tesbih » qui commence la phrase est lui aussi significatif, car il veut dire l'acte de considérer Dieu comme « inaccessible » à l'intelligence humaine. 43 Retenons pour le moment que Koull chéï, c'est-à-dire toutes choses, suivant les calculs de l'abdjed, représente 361. Dieu est au-dessus de notre intelligence, car en effet, si subtile ou si haute que soit l'idée que nous nous formions de Dieu, cette idée venant de nous est au rang des créatures : C'est dire qu'elle est limitée et impuissante en face de Dieu qui est le Créateur et la Puissance.
LE BÉYÂN PERSAN – TOME PREMIER
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Il n'a créé le signe de sa connaissance dans aucune chose que par l'impuissance de, toutes choses à le connaître44. Il n'a rayonné sur aucune chose si ce n'est dans l'être même de cette chose45, car de toute éternité il était bien au-dessus de la conjonction avec une chose46. Il a crée toutes choses de telle sorte que toutes, de par la vérité même de leur nature, affirment auprès de lui47, au Jour du jugement 48, que rien ne Lui est semblable, que rien ne Lui est égal, que rien ne Lui ressemble et qu'il n'a ni compagnon ni pareil, qu'au contraire il était et est unique dans l'empire de Sa divinité, qu'il était, qu'il est seul dans la souveraineté de sa maîtrise. Rien ne L'a connu comme il doit être connu 49 et il est impossible qu'une chose50. Le connaisse comme il le doit 44
Le meilleur de ses signes est l'impuissance de tous à le concevoir. Il a rayonné sur chaque chose suivant la mesure de cette chose. Dieu, pour ainsi parler, est tasse dans une tasse, homme dans un homme. Non pas qu'il s'agisse ici de panthéisme : nous verrons plus tard ce que cela signifie. 46 Il est trop élevé pour se conjuguer avec une chose; mais sa manifestation dans une chose est liée au rang qu'occupe cette chose. 47 Auprès de. lui, signifie auprès de Celui que Dieu manifeste dans une manifestation, car Son essence est trop haute pour se manifester jamais. 48 Le jour du Jugement est. celui où se manifeste un Prophète envoyé par Dieu. Voir plus loin. 49 Mohammed a dit : « Je ne t'ai pas connu, Seigneur, comme tu dois l'être. » Or, d'autre part, Ali a dit : « Si le rideau était enlevé, ma conviction lie serait augmentée en rien. » Ce qui veut dire je t'ai connu comme tu dois l'être. Mais Mohammed parlait de l'essence inaccessible de Dieu tandis qu'Ali ne faisait allusion qu à ses attributs. 50 Ou être. Le mot chose signifie l'universalité des êtres et des choses. 45
LE BÉYÂN PERSAN – TOME PREMIER
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être. En effet, tout ce à quoi s'applique le mot « chose » il l'a crée par le Roi de sa volonté et il a rayonne en elle et par elle-même 51 dans la sublimité de son séjour. Il a créé le signe 52 de sa connaissance dans l'être de toutes choses afin qu'elles soient convaincues que c'est Lui le Premier et le Dernier, Lui, l'Apparent, et l'Intime, Lui, le Créateur et le Nourricier, Lui, le Puissant et le Savant, Lui Celui qui entend et Celui qui voit, Lui, le Victorieux et Celui qui subsiste par Lui-même, Lui, celui qui fait vivre et qui fait mourir, Lui, le Puissant et l'inaccessible, Lui, le Très-haut, le Sublime, Lui, dont aucune chose ne peut démontrer l'élévation de la louange, la hauteur de la glorification, la sublimité de l'Unité, l'inaccessibilité de la grandeur. Il n'y a pas eu pour Lui de commencement si ce n'est qu'il est lui-même le commencement, et il n'y a pas pour Lui de fin, si ce n'est qu'il est lui-même la fin. Toute chose avec ce qui y a été fixe ou y sera, a été ou sera chose par l'être même du Seigneur du monde : c'est par le moi de cette essence qu'elle est douée d'existence. C'est par Elle 53 que Dieu a commencé la création de toutes choses, et c'est vers Elle qu'il ordonne le retour de toutes choses.
51
Le soleil qui se reflète dans un miroir rouge donne des reflets rouges. 52 Dans chaque chose, par Dieu, existe un signe qui démontre que ce Dieu est unique (Hadis). 53 Par son moi, c'est-à-dire la Volonté Primitive.
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C'est Elle pour qui étaient et sont tous les noms excellents alors que l'être même de Son essence est pur de tous noms et de tous attributs. Sa pure essence est au-dessus de toute lumière et de toute hauteur, et l'essence de sa nudité 54 est au-dessus de toute sublimité 55 et de toute inaccessibilité. C'est Elle, cette essence, le Premier, et on ne le peut connaître par ce Mot56; C'est elle, le Dernier, et parce mot 54
La nudité de Dieu. Ce mot exprime fortement ce que le Bâb veut dire - Dieu est nu de tout ce que nous lui attribuons, de tous les noms que nous lui donnons, de tous les qualificatifs dont nous le qualifions. 55 Il est certain que cette préface est obscure. J'engage le lecteur à la relire lorsqu'il aura parcouru le Béyân. Il verra alors que si le début concerne évidemment « la Divinité, » la suite, du moins à partir de (t toute chose avec ce qui y a été fixé... » et peut-être même un peu plus haut, a rapport à la Volonté Primitive, c'est-à-dire au point de vérité. C'est pour ce point qu'étaient et sont les noms excellents alors que l'essence même de Dieu est pure de tous noms et de tous attributs. C'est, je n'en doute pas, ainsi qu'il faut comprendre tout ce passage. 56 Dans l'exemplaire du Riçaléh Zahabiyéli que je possède, il y a à la suite de cet opuscule, trois ou quatre réponses du Bâb à diverses personnes. J'extrais de la première de ces réponses, les lignes suivantes qui donneront quelques éclaircissements sur cette, idée de Dieu : «Dieu est pur, et son rang est sublime, ce Dieu qui a établi entre Lui et ses Prophètes cette différence que ses paroles à lui sont la source alors que celles de ses Prophètes sont les ondes de cette source .... En vérité, ce Dieu est pur de toute faute, de toute défectuosité. Eternellement il vit, éternellement il est Puissant 1 Il fait descendre ses versets sur quiconque il veut, de la façon qu'il veut. Il est pur et au-dessus des attributs que veulent lui infliger les hommes .... Je témoigne qu'il n'y a pas de dieu si ce n'est lui. Toujours il était sans qu'on pût le mentionner, ou qu'on pût mentionner quoi que ce soit. Il est actuellement tel qu'il était. Rien n'est avec lui, son rang est élevé de la sublimité de son essence. Il
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dernier elle ne peut être décrite; C'est elle l'Apparent et par ce mot elle ne peut être qualifiée; c'est elle le Caché, et par ce mot elle ne peut être atteinte. C'est Elle, la volonté primitive, le premier croyant à celui que Dieu doit manifester, c'est elle, le premier Croyant a celui que Dieu manifeste57. C'est Elle, la chose unique pour la création de laquelle est créée la création de toutes choses, parla nourriture de laquelle est donnée la nourriture de toutes choses, par la mort de laquelle survient la mort de toutes choses, par la vie de laquelle se manifeste la vie de toutes choses, par la résurrection de laquelle ressuscitent toutes choses. L’œil de l'être n'a rien vu comme elle, ni auparavant, ni après. C'est le nom de la Divinité; c'est le visage de l'absolu Pouvoir fixé dans l'ombre de la Divinité : c'est le Nom qui guide tous les hommes vers le Royaume de la, Toute-puissance de l'Unité de Dieu. Si je savais que toutes est pur et son être même est cause que le reste est néant. Oui, son être, son moi, détruit la réalité du monde. Si quelqu'un dit de Lui qu'il est Lui, il ne l'a pas connu, car rien autre que lui-même ne le peut trouver. Aucun attribut n'existe pour Lui. Il est essence. Aucun nom n'existe pour lui. Il est splendeur. Quiconque l'unifie, le nie, car aucune chose ne le petit comprendre, aucun esclave ne le peut connaître. 57 Il faudrait donner ici de nombreuses explications, mais je les estime inutiles puisque la suite de cet ouvrage en expliquera le commencement. C'est la volonté Primitive, créée par Dieu, créatrice à son tour de toutes choses, qui croit la première à son reflet qui est celui que Dieu doit manifester : et c'est bien évident puisque celuici n'est qu'un miroir posé devant elle et dans laquelle elle se reflète. Voir le livre des Sept Preuves de la Mission du Bâb, page 3, note 2.
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choses goûtent son amour, alors je n'eusse pas mentionné la mention de feu : car ce feu, comme il ne s'est pas prosterné devant le point de la vérité, a été, en vérité, crée avec cette qualité de feu qui existe en lui. Si toutes choses eussent goûté son amour, toutes, à cause de son amour, eussent été la lumière, cette lumière créée de la lumière, cette lumière qui réside dans la lumière et qui aboutit à la lumière; cette sorte de lumière par laquelle Dieu guide qui il veut. En vérité ce Dieu est la cause première et la cause finale. C'est elle pour qui Dieu, l’Unique, le seul Unique, a créé de par la manifestation de son être même (à elle) dix-huit personnes qui ont été créées avant toutes choses de son être même (à elle). Il a mis le signe de leur connaissance dans l'être de toutes choses afin que toutes choses par l'être même de leur essence témoignent que c'est Lui 58 la première Unité et le Vivant Eternel. Et il n'a ordonne à aucune des contingences autre chose que la connaissance de son être même et la connaissance de l'Unité de sa vérité, car tout ce qui est autre, est créature créée sur son ordre. Car c'est à lui 59 la création et l'ordre dans l'éternité des éternités, et c'est lui le maître des mondes60. Et ensuite : 58
Lui : le premier de ces dix-neuf personnes dont les dix-huit autres sont créées en tant que Prophète par la Volonté Primitive. 59 Le point du Béyân. 60 Il y a trois mots dans la philosophie persane pour indiquer la création; taqvin, veut dire création des hommes, tadvin, création du livre céleste, tachrin, création de la religion.
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Qu'il ne reste pas caché à celui qui regarde ces paroles que Dieu a fait revenir 61 la création du Qorân 62 au jour du 61
Faire revenir, ressusciter. Il s'agit ici de la résurrection promise au jour du jugement. - Nous verrons plus loin l'explication de ce qu'est le jour du jugement. On compare cette résurrection au phénomène que présente une plante vivace. Née de la graine, elle grandit, fleurit, puis se dessèche. L'hiver venu, la plante disparaît pour renaître au printemps. 62 Création du Qorân. Ces mots offrent un sens immédiat qui est celuici. On sait que les versets du Qorân sont de véritables créations de Dieu. Or, de même que Dieu a créé de nouveau les créatures pour le Béyân, de même il a créé à nouveau, le Qorân, dans le Béyân. Il refait la création des versets. D'après les docteurs, Bâbis actuels ce sens n'est pas le vrai, et voici ce qu'ils expliquent. Comme nous allons le voir, chaque manifestation de Dieu, c'est-à-dire chaque apparition de Prophète, est en même temps cause d'une création nouvelle du monde, et d'un jugement dernier des créatures qui ont vécu dans le monde pendant l'espace de temps qui s'est écoulé entre l'apparition du prophète précédent et celle du suivant. Or, de même que nous disons le siècle de Louis XIV, de même devrions-nous dire « la création de Jésus, » « la création de Mohammed, » « la création du Bâb, » pour exprimer l'idée que toutes choses ont été créées à nouveau à l'apparition d'un de ces Prophètes et dépendent entièrement de lui. Ce phénomène s'est produit pour les chrétiens et le but de l'enseignement du Christ était la préparation à l'enseignement de Mohammed : le but de ce dernier était la préparation à l'enseignement du Bâb, qui à son tour prépare les voies à celui que Dieu doit manifester. Il en a toujours été ainsi depuis l'éternité passée et il en sera ainsi dans l'éternité future. Or, prononcer ces deux mots d'éternité, c'est affirmer que la création est éternelle: où donc est le jugement dernier? Sur ce point comme sur bien d'autres, les confessions des divers Prophètes n'ont pas compris les révélations de leurs maîtres. Elles ont pris les signes indiqués comme précurseurs de jugement dernier au pied de la lettre. Ainsi les juifs ne reconnaissent pas en Jésus le Messie, ainsi les chrétiens ne veulent pas retrouver en Mohammed, l'Ahmad promis ou le retour de Jésus, ainsi les musulmans refusent de reconnaître en
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jugement63 par sa propre manifestation en lui (en ce jour), puis il a créé la création de toutes chose 64 à nouveau, Sèyyèd Ali Mohammed le Mehdi que tous attendent. Eh bien quand Mohammed parut, ce fut le jugement dernier des sectateurs du Christ : ceux qui crurent au Prophète arabe démontrèrent par ce fait même qu'ils étaient de vrais chrétiens; ils recueillirent le fruit de l'Evangile, qui est le Qorân : Ils entrèrent dans le Paradis, c'est-àdire dans la connaissance de Dieu. Ils furent donc jugés par le Christ apparaissant sous les traits de Mohammed. 63 C'est-à-dire au jour de la manifestation de Dieu en nia personne. Ce jour est le dernier de Mohammed, le premier du Bâb. Nous verrons que le premier qui croit au Bâb est le retour de Mohammed à la vie de ce monde. 64 Cette expression rend la lecture du Béyân difficile. En effet si le sens immédiat « l'universalité des êtres et des choses » est facile à comprendre, les trois autres le sont moins. Ils ressortent tous trois du calcul « abjed » des lettres composant le mot Kouil Chéï (toutes choses) qui forment 361 (en tenant compte du Hamza). Ce dernier chiffre est, pour les Bâbis, le chiffre suprême de la création. Or il est produit par la multiplication de 19 sur 19 ide l'unité ouahed - 19 sur elle-même = 19). Il est donc l'épanouissement de l'Unité, et le Béyân est la représentation de cette Unité épanouie puisqu'il comprend dix-neuf unités se reflétant en dix fois dix-neuf portes, soit 361. Donc l'expression « Toutes choses » voudra parfois dire le Béyân (tant comme épanouissement de l'Unité que comme contenant 361 préceptes), comme par exemple à la porte 1 de l'unité 1 Or, et nous le verrons par la suite, chacune des portes du Béyân doit être, dans le progrès de l'humanité, représentée par un personnage, un saint. Cela ne veut pas dire que ce personnage en soit l'incarnation, mais il en est, comme disent les philosophes persans, le lieu de spectacle, c'est-à-dire le lieu où elle peut être vue. Je m'explique : les noms de Dieu sont infinis, en nombre et en signification, et chacun de nous est sous l'influence prédominante d'un de ces noms : par exemple, un saint homme dont la vie se passe en l'observance des règles de Dieu, s'il se distingue surtout par sa bonté, sera pour ses semblables le théâtre sur lequel on peut voir, vivant et agissant, le nom du « Miséricordieux. » Ce nom est évidemment celui dont l'influence
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domine en lui; il se réfléchit en lui et notre homme est le « miroir de ce nom. » Dans ces conditions, un pieux bâbi, un homme véritablement imbu de l'esprit du Béyân pourra se trouver plus particulièrement dominé par l'influence de telle ou telle porte du Livre au point de devenir le miroir dans lequel se réfléchit l'esprit de cette porte. Etant données 361 personnes, chacune miroir d'une des portes du Béyân, nous avons un Béyân marchant et vivant. Donc « toutes choses » signifiera en certains cas 361 personnes. (S'il se trouve 361 croyants au Qorân, le Qaém de la famille de Mohammed se manifestera. Hadis.) Cette explication Bâbie de la vie, du mouvement du Béyân, est destinée à démontrer aux chiites l'erreur dans laquelle ils sont tombés en comprenant mal le hadis l'après lequel, au jour du jugement, les croyants verront le Qorân sous la forme d'un beau jeune homme, qui en sera l'incarnation. Cette incarnation, -j'emploie ce mot pour abréger - a bien eu lieu, mais dans le sens que nous avons indiqué. Elle a eu lieu en la personne du premier musulman qui a cru au Bâb. En vérité le Qorân n'eût pas dû être représenté par une seule personne, mais par un nombre de personnes égal au nombre de ses sourates. S'il n'en a pas été ainsi, ce n'est pas par ignorance de Dieu, mais par une autre cause. (Voir l'explication du Béda Unité, IV, porte 3.) Or les musulmans ont erré : ils n'ont été musulmans que de nom, et ce qui le- démontre c'est qu'élevés et préparés de longue main à reconnaître le Mehdi quand il se présenterait, ils l'ont méconnu quand il est apparu : n'est-ce pas là un jugement - et définitif ? Enfin le 4e sens de l'expression « toutes choses » indique l'année composée de 361 jours, plus 4 ou 5 jours complémentaires suivant que les années sont ou non bissextiles; le jour de la rupture du jeûne devant toujours tomber le 21 mars, qui est le premier jour de l'an. En réalité cette expression complexe indique que le Béyân règne sans conteste sur toutes choses, qu'il est le maître de la création créée par lui, qu'il se confond avec cette création qui, à son tour, se confond avec lui. Nous sommes donc, nous autres, Européens, également création du Béyân, mais nous verrons, quand nous étudierons les lettres elliyines et les non elliyines, sous quelle influence nous nous trouvons. Je dois avant de terminer faire
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comme si toutes eh oses avaient été créées da ns ce t instant, car chaque chose a été créée en vue du jour de la manifestation de Dieu 65. Car c'est cette manifestation de Dieu en qui toutes choses finissent, elle en qui toutes aboutissent. Après qu'il s'est manifesté dans la manifestation des signes de sa puissance, il n'y a pas de doute que toutes choses soient, avec la perfection pour elles possible, arrivées à la vue de Dieu. De nouveau Dieu très-haut a créé la Primitive Volonté et, par elle, a créé toutes choses. Or, comme la création actuelle de toutes choses est une création nouvelle, il en ressort qu'il en était ainsi de sa création éternellement dans le passé 66 car il n'y a jamais eu de temps où Dieu fût et où il n'y eût pas d’esclaves pour l'adorer. Il était, de toute éternité, dans toute l'élévation de sa gloire alors que ce remarquer que de cette confusion apparente dans les, diverses significations du mot « Koull chéï » résulte, au contraire, l'harmonie sublime de la création venant de Dieu, pour adorer Dieu, par l'intermédiaire des élus de Dieu, vivantes images de Dieu, éclairées par le livre de Dieu, et retournant à Dieu par un progrès lent mais continu. 65 Toutes choses sont créées en vue du jour de la manifestation de Dieu, puisque toutes sont promises au jour du jugement dernier. Or chaque manifestation prophétique est une manifestation de Dieu : il s'en suit que toutes choses aboutissent à cette manifestation prophétique. A l'instant même où elle se produit, la création cesse d'exister puisqu'elle a atteint son but : mais le fait même que le prophète déclare sa mission produit une création universelle nouvelle qui a pour but la manifestation suivante et comme moyen d'y arriver la manifestation actuelle. 66 A chaque période la création a été renouvelée en ce sens que la manifestation de Dieu était nouvelle.
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qui est autre que Dieu était, éternellement aussi, dans la bassesse de son rang vil 67. 67
Les théologiens musulmnans disent que Dieu est « qadèm » éternel dans le passé, alors que le monde est «adès » nouveau: Autrement dit Dieu était de toute éternité passée, et le monde fut créé. Où donc alors, disent les Bâbis, à l'époque où rien n'était encore créé, s'exerçaient les fonctions de « Créateur? » Peut-on concevoir un Créateur ne créant pas? Non, le monde est éternel dans le passé comme il l'est dans l'avenir. Cela lie veut pas dire qu'il ait toujours été ce qu'il est, ni qu'il doive subsister tel qu'il est : le soleil petit s'éteindre, la terre se pulvériser, cela n'empêchera pas l'ensemble de la création d'exister jusqu'à la fin des siècles. Nous ne pouvons concevoir par quelle forme elle passera, mais savons-nous donc par quelles formes elle a passe. Tout ce que nous voyons lie signific rien; et de ce que nous ne pouvons imaginer de vie en dehors des conditions d'existence de cette terre, cela prouve-t-il qu'il n'en existe pas ? Peu importent les modes de la vie, ce qui nous suffit, c'est de savoir que la vie existera éternellement parce que Dieu est éternel et qu’éternellement il sera celui qui fait vivre. Il est aussi celui qui veut être connu, celui en qui aboutit la création. Mais pensez-vous donc connaître Dieu? Vraiment vous croyez Jésus le dernier des Prophètes, vous, chrétiens. N'avez-vous donc plus rien à apprendre sur le mystère de la Trinité? Votre ignorance vous semble science, et les ténèbres au milieu desquelles vous vous agitez, vous paraissent le resplendissement de la Lumière de Dieu! Vraiment si ce que vous savez vous suffit, pourquoi raillez-vous les Juifs ? Parce qu'ils n’ont pas voulu reconnaître en Jésus le Messie promis? Mais avez-vous donc reconnu en Mohammed le Christ qui vous avait annoncé son retour. Et vous, musulmans, qui vous moquez de l'aveuglement des juifs par rapport à Jésus, de l'obstination des chrétiens par rapport à Mohammed, contemplezvous donc vous-mêmes et voyez si vous n'agissez pas exactement comme eux vis-à-vis du Mehdi? Voyez la difficulté que Dieu a à se faire comprendre de vous, et ne vous en prenez qu'à vous-mêmes si son enseignement est si lent. Sachez donc que la création existait avant Adam, et si l'on vous dit qu'elle n'existait pas, ne voyez pas dans cette parole une
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contradiction avec ce que je vous dis aujourd'hui. Etendez un beau tapis dans votre chambre; faites-y régner l'obscurité la plus complète, allez-vous me dire que les dessins, que les couleurs de votre tapis existent? me direz-vous qu'ils n'existent pas ? La créature privée de la lumière de la connaissance de Dieu n'existait pas à notre point de vue à nous, hommes de ce siècle. Estce à dire que Dieu ait jeté l'homme sur la terre, et n'ait songé à l'instruire que plus tard? Non pas ! de toute éternité il a mis en lui les signes de sa connaissance. Et si aujourd'hui parmi vous, malgré tous les enseignements des prophètes que vous avez reçus, il y en a peu qui savent dégager la vérité, que penserez-vous de nos aïeux qui n'avaient pour tout guide que ces signes déposés en eux? Ne vous y trompez pas cependant ; leurs progrès furent réels, et les conceptions fétichistes, idolâtres, brahmaniques et bouddhistes sont en elles-mêmes des religions du Vrai Dieu. Ce n'est que quand, après un effort immense, l'humanité arriva à ce degré, que parut Adam, le premier homme, parce qu'il est le premier qui mérite ce nom, l'homme étant celui qui est arrivé à la connaissance divine. Car vous pouvez être souverain d'un empire immense, si vous ne connaissez pas Dieu dans la mesure de vos forces, vous n'êtes pas un homme; vous pouvez être la plus vile et la plus misérable des créatures de ce monde, vous êtes le plus grand parmi les plus grands si vous avez le soleil de la vérité dans le cœur. Il suffit de croire pour être le Roi des Rois, et dans le Paradis les derniers seront les premiers et les premiers seront anéantis. Mais voyez donc ce qui se passe autour de vous; les collèges ne sont-ils donc pas divisés en classes diverses par lesquelles l'écolier doit passer pour arriver à parfaire son éducation? Et qu'êtes-vous donc autre chose que les plus humbles écoliers devant le resplendissant enseignement du Seigneur? Vous avez passé par les divers degrés de cet enseignement primaire et voilà que -vous méprisez les études secondaires que je viens vous offrir parce que, dans votre orgueil démesuré, vous croyez savoir et vous croyez comprendre. Vous raillez les juifs et les chrétiens et vous ne songez pas à pleurer sur vous-mêmes! Vous tous, tant que vous êtes, vous reconnaissez un Dieu créateur, et voilà que vous laissez sans emploi cet attribut divin 1 vous croyez tourner la difficulté, vous autres chrétiens, en disant qu'il est conservateur. Vraiment, à vos yeux ce
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Le commencement de la création de toutes choses a été à cet instant, qui est Vendredi, parce que Dieu vient de dire68. Dieu 69 a créé cette création nouvelle de son ordre et l'a Placée sous l'ombre de son ordre jusqu'à ce qu'il la fasse titre détourné vous paraît-il définir celui qui a créé dans l'Eternité passée, celui qui crée dans le moment présent, celui qui créera dans l'Eternité future? Et vous, musulmans, qui ne savez qu'inventer en cette matière, que pensez-vous de vos soufis qui ont cru expliquer le mystère en disant qu'à chaque seconde Dieu anéantit le monde et le crée à nouveau au même instant! La rapidité foudroyante de ces diverses morts et de ces diverses naissances nous empêche de nous en apercevoir, comme la rapidité du tournoiement d'une étincelle de feu nous fait croire à la continuité d'une circonférence lumineuse. Vraiment vous mesurez Dieu à votre taille! Et vous le sur-% chargez de toutes les imaginations que créent vos sciences, basées sur les erreurs de vos sens. Si encore vous lisiez les textes divins peut-être rougiriez-vous de honte et d'horreur. Dieu ne vous dit-il pas lui-même dans le Qorân, tâchant de se mettre à votre portée, qu'un jour auprès de lui est comme mille années de votre comput. Un jour! pas même un instant, une seconde, un moment! eh bien, c'est cette seconde qui est apparue, c'est cet instant qui est venu, et mille années après la disparition du dernier Révélateur de la manifestation de Mohammed, voilà que Dieu proclame le jugement dernier, et crée de nouveau la créature dans le Béyân, par le Béyân, avec le Béyân et pour le Béyân. L'univers entier a été jugé en cet instant, et ceux qui étaient vraiment pénétrés de l'esprit du Qorân, ceux-là ont cru au Point, ceux-là sont entrés dans le Paradis de la Foi. Ceux qui n'ont pas cru au Béyân ont démontré par là qu'ils n'avaient pas cru ait Qorân : c'est là le jugement dernier, la création nouvelle. 68 C'est Dieu qui parle dans le Béyân. Or par le fait même qu'il dit cinq lignes plus haut « De nouveau Dieu très haut a créé la primitive Volonté, » par ce fait même la création a lieu. 69 Dieu reçoit ici le titre de Rébb-oul-Izzét, ce qui veut dire que du rang de créateur il passe à celui d'ordonnateur.
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retourner a lui-même (en la personne de celui que Dieu doit manifester). Car il n'y a pas de doute que Dieu a créé la créature et l'a fait revenir à lui (par l'intermédiaire de celui qu'il manifeste) car il est puissant sur toutes choses. Puis il donna l'ordonnance de la création de toutes choses dans le nombre de toutes choses 70 suivant les ordres qu'il a fait descendre lui-même 71 et il les a fait rayonner du soleil de sa miséricorde 72 afin que toutes choses 73 par la mention de toutes choses 74 dans toutes choses 75 arrivent à leur perfection pour la manifestation d'un autre jugement, et afin qu'il donne le salaire de toutes choses à chaque chose76. Si elle était de « négation 77 » elle recevra le châtiment juste, si elle était « d'assentiment » le salaire de la bonté de Dieu. Car sa science sur toutes choses avant toutes choses est égale à sa science sur toutes choses après toutes choses; sa Puissance, avant la création de toutes choses, est égale à sa
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Le premier toutes choses indique les 19 personnages de l'Unité, le second des 19 miroirs de chacun de ces 19 premiers personnages, puis les 19 témoins de chacun des miroirs, c'est-à-dire l'humanité. 71 Dans le Béyân. 72 Par le don du Béyân. 73 Le groupe de 19 indéfiniment multiplié, l'humanité. 74 Du Béyân. 75 Dans tous les rangs possibles. 76 Une chose qui est arrivée à sa perfection est devenue toutes choses. 77 Les musulmans font un vif reproche ici au Bâb, à tort, d'avoir écrit mine nafian au lieu de mine nafiyine, il faut lire : « men. »
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Puissance sur toutes choses après la création de toutes choses 78. De toute éternité Dieu était savant sur toutes choses et puissant sur toutes choses, Pour lui sont les noms excel lents dans l'éternité passée, pour lui ils seront dans l'éternité future. Tout ce qui est dans le ciel, tout ce qui est sur, la terre, tout ce qui est entre le ciel et la terre chante ses louanges. Il n'y a pas de dieu digne d'adoration si ce n'est Lui, le Vainqueur, le Bien-Aimé. Et vois avec l’œil de la certitude que les Portes de la religion du' Béyân sont disposées suivant le nombre de toutes choses79. Et à l'ombre de chacune de ces portes les anges 80 des cieux, de la terre et de ce qui est entre, se 78
Ce qui veut dire qu'il sait tout d'avance et qu'il peut tout. Dix-neuf unités multipliées par dix-neuf portes. 80 Les Bâbis n'admettent pas les anges tels que nous les comprenons, créatures ailées, douées de vie. Chaque chose qui est bonne est un ange, chaque mot dont le sens indique le bien est un ange, chaque vertu est un ange. Ils expliquent également que les sept cieux dont il est question dans les textes sacrés lie sont pas le moins du monde ce que les musulmans ont compris, imaginant sept sphères célestes se super-posant. Les sept cieux veulent indiquer purement et simplement les sept religions données par les sept prophètes qui se sont succédés. Donc, quand Mohammed dit « les cieux seront repliés, » cela lie veut pas dire que les corps célestes seront confondus, mais simplement que les religions précédentes seront abrogées. Il en est de même pour l'expression « terres » qui, en réalité, veut dire « les diverses capacités de chacun à la science do Dieu. » 79
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tiennent, et, avec la permission de Dieu, se prosternent, adorent, sanctifient, glorifient, agissent et travaillent. Et tous (ces anges) au jour de la manifestation de Dieu, qui est la manifestation du point de Béyân, à la fin de cette manifestation, retourneront à lui (en la personne de celui que Dieu doit manifester). Et si trois cent soixante et un personnages bénis du Béyân croient, au jour du jugement, à celui que Dieu doit manifester, alors ceux-là auront recueilli le fruit du Béyân 81 . Alors heureux celui qui est ressuscité en présence de Dieu au jour dit jugement, et se trouve accepté par Dieu, par l'une des portes de toutes choses. Car c'est Lui le maître de celui qui fait retourner vers lui lotis ceux qui ont cru à la religion dit Béyân, chacun à cause de l'acte qu'il a accompli dans une des portes de toutes choses. Donc, hâlez-vous, certes, certes, vers cette manifestation. Et puis certes, certes, hâtez-vous! Hâtez-vous! Hâtez-vous certes! Certes ! Hâtez-vous ! Hâtez-vous! Hâtez-vous ! Certes! Certes! Car Dieu est le plus prompt des compteurs 82 ! Il peut arriver que ne soient pas prêtes auprès de lui toutes les portes de toutes choses, et que cependant il ordonne le retour de la création du Béyân et des cieux qui ont été élevés dans le Béyân. Il se peut qu'il les masse dans sa 81
Le texte dit : le fruit de toutes choses se manifestera auprès de lui; ici notre traduction est un commentaire. 82 Et vous risquez de tomber clans le feu.
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main, comme il l'a fait dans le Qorân sans qu'on les puisse compter. Car les portes multipliées étaient multiples auprès des croyants et au moment 83 même où Dieu ordonna le retour des créatures du Qorân, il n'y eut plus auprès de lui qu'un individu. C'est ainsi que Dieu fait ce qu'il lui plaît et ordonne ce qu'il veut. Il ne petit être interrogé sur ce qu'il fait, et toutes les créatures seront interrogées sur ce qu'elles font. Et le moment où eut lieu le retour de toute la création du Qorân, fut le commencement de la création de toutes choses dans le Béyân A ce moment, le siège du Point qui est le spectacle de la Divinité se trouvait sur la terre du nom Bacèt (qui étend les cieux nouveaux après avoir replié ceux du Qorân). Et les cieux qui avaient été élevés dans le Qorân, ont tous été repliés et retournèrent à leur Point primitif. Et ne témoignent de cela que Dieu seul et ceux qui sont auprès de Lui. Et cependant Dieu n'a pas fait descendre dans le Qorân d'ordre plus important que l'ordre du jugement et la façon de s'y montrer.
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Le Béyân paraissant, les cieux du Qorân, ou tout simplement le Qorân, furent repliés. Et dans ce Qorân il y avait des portes sans nombre, et, auprès dit croyant, ces portes multiples s'étaient multipliées à l'infini. Et Dieu replia le Qorân aussi bien que toutes les sciences nées à son ombre, et à ce moment il n'y eut auprès de lui qu'un individu seul, qui était une porte des portes de l'ordre.
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Dieu compte le nombre de tous ceux 84 qui crurent au Qorân. Or, au moment du retour du Qorân, de tous ces individus un seul personnage se tenait auprès de Dieu pendant que le jugement avait lieu; alors s'éleva, dans un autre monde, et sur l'ordre de Dieu, la création de toutes choses. Donc ô vous, ô vous gens du Béyân, attendez-vous à ne pas rester, dans l'ignorance de Dieu, votre Seigneur, alors que nuit et jour vous désirez devenir des saints.
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Il est si considérable que Dieu seul le peut compter.
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UNITÉ I PORTE PREMIERE Au nombre de (rois cent soixante-et-un commandement 85 (que Dieu a fait descendre dans le Béyân), celui que Dieu a rendu obligatoire est (de dire) « Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, en vérité, en vérité. » En effet, le Béyân tout entier retourne à cette formule, et c'est par elle qu'aura lieu la résurrection des créatures de l'autre manifestation86. La pleine connaissance de cette parole est liée à la connaissance du Point du Béyân, à celui en qui Dieu a fixé l'essence des sept lettres87. Celui qui est convaincu qui 88 est le Point du Qorân, mais dans le jugement dernier du Qorân 89 et le Point du Béyân (au commencement de la manifestation du Béyân), qu'il est la Primitive Volonté, cette Primitive Volonté qui subsiste par elle-même et sur l'ordre de laquelle toute chose a été créée, et n'existe que par elle, celui-là voit son 85
Le texte dit « au nombre de toutes choses, » niais le mot Koull Chéi veut dire ici le Béyân et les 361 commandements qui y sont théoriquement inscrits. 86 La manifestation de celui que Dieu doit manifester. 87 Ali Mohammed. 88 Il, le point du Béyân. 89 Le jugement dernier du Qorân et la manifestation du Béyân se confondent : nous verrons cela par la suite, et Sèyyèd Ali Mohammed est, comme l'avait été Mohammed, le premier miroir mis à cette époque en face de la Volonté Primitive.
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être même témoigner de l'Unité de Dieu. Celui qui (au contraire) ne donne pas sa foi (à ces choses), est compté au nombre des lettres de négation et, rentre dans le feu. Et quel feu est plus ardent que celui-là même qui n'a pas donné sa foi. Celui qui donne sa foi entre dans l'assentiment. Quel Paradis est plus élevé que celui qui a donné sa foi? Cette parole 90 loue, glorifie, magnifie, sanctifie, bénit soit Seigneur soir et matin. Ne regarde cette parole que comme tu regardes le soleil du ciel, et lie regarde ceux-là qui ont cru en elle, que comme tu regardes des miroirs91; Car, quiconque croit à l'essence du maître des sept lettres, soit être même reçoit l'aide de l'un des noms de Dieu Très-Haut. Extérieurement, il est une feuille des feuilles de l'arbre de l'assentiment. Toutes choses reviennent à cette chose unique et toutes sont créées par cette chose unique; et cette chose unique 92 n'est autre dans le jugement d'après, que l'être même de celui que Dieu doit manifester et qui dit dans ses rangs: « C'est moi, moi qui suis Dieu : il n’y a pas d'autre Dieu que moi, le Seigneur de toutes choses. Ce qui est autre que
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Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu. Considère cette parole comme le soleil et ceux qui croient en elle comme des miroirs. 92 Cette chose unique est la Primitive Volonté : le point. 91
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moi est ma créature. En vérité, Ô nies créatures, adorezmoi, moi seul. » Sache que c'est Lui 93 le miroir de Dieu et que c'est de Lui que resplendit le miroir du monde visible qui est, (composé) des lettres de la vie. On ne peut voir en Lui rien autre que Dieu. Quiconque, dans le Béyân dit la parole « Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, » c'est par elle qu'il se tourne vers Dieu 94. De même encore, c'est par Lui qu'a lieu la création de sa créature, par Lui qu'a lieu la résurrection. Le fruit de cette science est ceci : qu'au moment de l'apparition de Celui que Dieu doit manifester vous n'alliez pas dire : « Mais nous disons : il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, et c'est là le principe même de la religion. » Ce que vous en dites n'est, en effet, qu'un reflet de son Soleil qui s'est levé dans la manifestation antérieure95. Et certes, il est, Lui, plus digne de cette formule que quiconque, dans son être même, car si un miroir dit : « En moi est le soleil, » le soleil sait bien qu'il ne, s'agit là que de son reflet. En vérité, Ô gens du Béyân, nous vous avons fait connaître l'élévation de votre existence dans la parole de votre Seigneur. En vérité, ne restez pas ignorants de Celui 93
Le point de la Volonté. Quiconque croit au Béyân et prononce cette parole. Cependant elle ne suffit pas, si obligatoire soit-elle : il faut en outre croire à la nouvelle manifestation et s'attendre à la suivante. 95 Ici, en l'espèce, la manifestation Bâbie relativement à celle de Celui que Dieu doit manifester. 94
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que Dieu manifestera au jour du jugement. Et ce que vous en dites, vous le dites suivant ce que Dieu manifeste dans vos cœurs et ce que dit Celui que Dieu doit manifester, et suivant ce que Dieu témoigne pour lui-même : « Il n'y a pas de Dieu, si ce n'est Dieu, Unique et Puissant. » Aujourd'hui, toute personne qui, dans le Qorân, prononce cette parole, qui est la substance même de toute religion, il n'est pas douteux qu'elle la prononce suivant le dire de Mohammed, le prophète de Dieu d'auparavant. Le Soleil de cette parole brillait en effet dans son cœur 96 à lui, et ce sont ses reflets qui brillent aujourd’hui dans les cœurs (des musulmans). C'est pourquoi cette parole retourne à Lui 97 pendant sa dernière manifestation, qui est celle du Point du Béyân, et non pendant sa première. En effet, durant sa première manifestation, l'arbre de l'Unité n'avait pas encore grandi dans les êtres des créatures; or, maintenant que 1,270 ans ont passé, cet arbre est arrive au moment de la production de ses fruits.
96
Quiconque croit au Qorân, prononce cette parole en envisageant Mohammed. Celui-ci était le soleil de cette parole, les musulmans en sont le miroir : la profession de foi qu'ils prononcent aujourd'hui n'est que le reflet des paroles de Mohammed. 97 Cette parole retourne a Mohammed en la personne de Séyyéd Ali Mohammed Quand Mohammed l'a instituée il avait en but le Bâb, et celui-ci, quand il la formule, vise Celui que Dieu doit manifester.
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Quiconque est en lui, est un reflet du soleil du Point du Qorân, qui est le point même du Béyân, et il se manifestera certainement en Lui98. J'ai donné en exemple la plus haute parole en vertu de laquelle subsistent toutes les religions. C'est par la prononciation même de cette parole que s'affirme le début de toute religion tous la prononcent au moment de la mort et retournent a elle. Car les reflets des miroirs ne retournent qu'à leur lieu d'origine. Quand est enlevé du miroir ce qui est en lui en tant que reflet du soleil, ce miroir retourne à son état primitif. Soit retour à soit état primitif n'est dû qu'a sa qualité de miroir. Du moment que la plus haute parole du Qorân d'auparavant et la plus haute parole du Béyân, d'ensuite subissent ce sort vis-à-vis du soleil de la vérité, qu'en peutil être pour les choses qui dérivent de cette parole. Telles, la connaissance des noms de Dieu, la connaissance des Prophètes, celle des imams guides, des portes directrices, des questions de rite 99 qui sont sans nombre.
98
Mes trois manuscrits sont fautifs. Je traduis comme si le texte portait « Guècht » ou « Guérdid » Cela veut dire quiconque croit sincèrement à lui croira certainement en moi. 99 Ces deux paroles, dans le Qorân et dans le Béyân, sont comme des reflets du soleil dans les miroirs. Tant que le soleil de la vérité rayonne en elles, elles tiennent un rôle glorieux. Quand ce soleil est retiré de devant ces miroirs, ils redeviennent immédiatement de simples miroirs. Du moment qu'il en est ainsi de la parole de Dieu, qu'en peut-il être pour ces derniers?
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Chaque personne qui s'est laissée arrêter par une de ces questions reste ignorante de la vérité, de qui dépend son commencement, son existence et sa résurrection. Je dis cela en supposant que cette personne soit de l'arbre de l'assentiment et que son signe d'Unité démontre le Soleil 100 et si, j'en demande pardon à Dieu, il ne le démontrait pas, alors elle n'est même pas digne qu'on la mentionne. Et ceux qui se considèrent attaches au Qorân, combien d'ordres ont-ils donnés contraires à ce que Dieu avait fait descendre. Et ceci est dit au sujet de leur vérité à eux, non des oeuvres de leur vérité, car les oeuvres qui sont pour autre que pour Dieu, retournent à cet autre que Dieu 101 et comme leur vérité ne démontre pas Dieu, elle ne peut être mentionnée auprès de Dieu, tandis que les oeuvres qui dépendent des vérités vraies retournent à ces vérités. Si elles sont des signes définitivement fixes dans les miroirs de leurs cœurs et non des imitations, elles retournent dans leur commencement et dans leur retour à ces vérités vraies (à leurs sièges).
100
Les musulmans, avant la manifestation du Bâb. Ils sont, en effet, le peuple élu de Dieu, et leur cœur démontrait Dieu jusqu'au moment de la manifestation de Sèyyèd Ali Mohammed. 101 Les musulmans, dans leur foi, sont contraires à l'esprit de Dieu, puisqu'ils ne reconnaissent pas le Bâb. Nous parlons des musulmans eux-mêmes non de leurs couvres qu'ils accomplissent dans les voies de Dieu, suivant eux, mais qui retournent en réalité au démon, puisque l'être même des musulmans est devenu oeuvre du démon.
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Et comme éternellement le soleil est Jevé, ces miroirs démontrent éternellement le soleil. Car il n'a jamais été possible et il ne l'est pas que le bienfait de Dieu subisse un retard ou soit terminé. Et celui qui dit Dieu est mon Seigneur : je ne donne aucun associé à mon Seigneur; en vérité, l'essence des sept, lettres est la porte de Dieu et je ne lut donne pas d'autre Porte pour compagnon, si celui qui dit cela croît en outre à Celui que Dieu doit manifester, alors il retirera tout le profit attaché à celle porte première de l'Unité première. Heureux ceux qui jouissent de ce rang dans la bonté de ce grand jour, ce jour où toits les hommes se manifestent au seuil de Dieu. PORTE 2 Le résumé de cette Porte est que le retour 102 de Mohammed et de ceux qui étaient ses miroirs a eu lieu en ce monde. Ces miroirs sont les premiers esclaves qui furent prêts entre les mains de Dieu, au jour du jugement. Ils ont affirmé son unité, et ont fait parvenir aux hommes 102
Sourate tauhid. Réponse aux questions de Celui qui avait fait hégire vers Dieu, S. A. Molla Ahmed. « Si la résurrection était pour ces corps matériels morts, forcément, au jour de la manifestation de 'Mohammed, toits les morts eussent dû ressusciter. Et ton ami n'a pas fait ressusciter les Prophètes, les saints, si ce n'est suivant cette route qu'il les a rendus vivants dans les formes actuelles de ceux qui donnèrent leur foi à son successeur. Ce sont ceux-là qui sont la résurrection des saints d'auparavant à son ombre.
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les versets de son Bâb. Aussi, Dieu en a-t-il fait des imams, conformément à la promesse qu'il avait faite dans le Qorân : « Nous avons voulu combler de nos faveurs les habitants opprimés du pays; nous avons voulu les choisir comme imams et les établir héritiers du pays 103. » Et cette même preuve qui établit la qualité de Prophète de Mohammed d'auparavant, établit aussi son retour en ce inonde devant Dieu et devant les maîtres de science. Et cette preuve ce sont les versets de Dieu, car tous ceux qui sont sur la terre sont impuissants a en produire de semblables. Il n'y a aucun doute que la gloire de l'esclave réside dans l'Unité de Dieu, dans sa connaissance, dans l'affirmation de sa justice, dans son obéissance et dans le contentement de Dieu. Et il n'y a pas de doute que ces êtres très saints avant qui que ce soit, ont reçu le bienfait de ce qui est l'essence de toute grandeur et de toute élévation, car tout être doué de vie et qui pense ne voit de grandeur que dans le contentement de Dieu. On ne peut donc douter que ces miroirs ne soient les premières lumières qui se soient prosternées entre les mains de Dieu, ont accepté les versets qu'il a fait descendre sur son Bâb, et les ont fait parvenir aux hommes.
103
Qorân XXVIII 4.
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Aucune grandeur, dans ce monde de contingences, n’est plus élevée que ceci : que le cœur de l'esclave démontre Dieu et qu'il ne reste en rien, si peu que ce soit, ignorant de son bien-aimé. Car qui que ce soit, ce qu'il fait dans sa vie, il ne le fait que dans ce but - « Le contentement de Dieu. » C'est, en effet, là le summum du désir de tous les hommes. Il n'y a pas de doute que le contentement de Dieu ne se manifeste que par le contentement de celui à qui Dieu a octroyé son témoignage; et il n'y a encore aucun doute que ces lumières saintes arrivèrent au contentement de Dieu avant toutes choses. Or, c'est la le sommet le plus haut de toute hauteur, et la sublimité certaine de toute grandeur. Or, on ne peut douter que leur retour dans la manifestation dernière (celle du Bâb) soit plus élevé aux yeux de Dieu que (leur apparition) dans la manifestation précédente (celle de Mohammed). En effet, ce par quoi se prouvait auparavant le Prophétisme prouve aujourd'hui le Vélayet 104 , quoique la manifestation du point du Béyân soit identiquement celle de Mohammed dans son retour. Mais, comme il se manifeste de la manifestation de Dieu, tous les noms, à son ombre, démontrent Dieu, car c'est lui le premier et le dernier, l'apparent et le cache, celui pour qui sont tous les noms excellents. 104
Bien retenir ce point. Le Vélayèt est mis ici au-dessus du Noubouvvet. Il faut considérer trois degrés de Vélis : le vélayèt de Dieu lui-même, c'est celui dont il s'agit ici; celui de la personne qui vient de la part de Dieu : Mohammed; et enfin celui de l'individu qui a cru à celui qui vient de la part de Dieu. Le premier de ces trois est Khass absolu, le second est amm vis-à-vis de Dieu et Khass par rapport aux hommes; le troisième est amm.
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Dieu a spécialisé leurs noms d'une façon particulière dans ce siècle, dans les Lettres du Vivant105. En effet, ils étaient quatorze personnages très saints, et les noms conservé 106 dans le trésor de Dieu sont ceux des personnalités qu’on nomme les quatre portes ou les lumières de l'arch, ou les porteurs de : 1° la création, 2° la nourriture, 3° la mort, 4° la vie. Tous ceux-là forment le nom du Vivant107, car ce sont les noms les plus proches de Dieu : ceux qui sont autres qu'eux sont guidés parleur action indicatrice, car Dieu a commence par eux la création du Béyân, et c'est vers eux qu'il fera revenir cette création du Béyân. Ce sont des lumières qui éternellement dans le passé se sont prosternées et qui se prosterneront éternellement dans l'avenir devant l'arch céleste. Dans chaque manifestation ils étaient appelés d'un nom (quelconque) par les créatures, et dans chaque manifestation ils changèrent leurs noms matériels : mais le nom de leurs vérités qui démontrent Dieu était manifeste dans leur cœur108. 105
Hèy = vivant représente 18. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas été manifestés au temps de Mohammed. 107 14 + 4 = 18. 108 Il en ressort donc que chaque manifestation subséquente est infiniment supérieure à la manifestation antérieure. Et cela au point que dans la manifestation de Mohammed, Jésus n'est pas le Prophète, quoiqu'en réalité Mohammed émane de la même source que lui et soit Jésus, mais à un degré beaucoup plus élevé. Jésus dès lors n'est plus - pas en personne bien entendu -que le premier croyant de Mohammed, c'est-à-dire qu'il s'est appelé à ce moment Ali. A la manifestation du Bâb, Mohammed n'est plus que le 106
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S'il n'en eût pas été ainsi, ils n'eussent pu, par la proximité de leurs vérités, être prêts entre les mains de Dieu comme ils l'ont été éternellement dans le passé et le seront éternellement dans l'avenir. Pour Dieu sont des noms sans nombre et sans mesure 109 mais tous, c'est par ces noms qu'ils sont Maires, de même que leur marche dans la voie du salut provient de l'action indicatrice de ces noms. Dans les cœurs de ces noms on ne peut voir rien autre que Dieu, et peut-être ne peut-on voir dans le cœur de chaque croyant ou croyante que le nom et le cœur de ce croyant réclame par l'entremise de ce nom l'aide de Dieu, pendant qu'on ne peut voir en lui que Dieu l'Unique.
premier croyant, c'est-à-dire qu'il s'est appelé Mollah Housseïn Bouchrouyèhi, pour la majorité des Bâbis. Il est fait ici allusion aux quatre anges qui portent le trône de Dieu, ou aux quatre anges chargés de la vie, de la mort, de la création ou de la subsistance, ou aux quatre nawabs qui représentèrent tour à tour l'imam cache. Par cette association d'idées entre ces divers personnages, le Bâb tend à indiquer que ce sont là personnages imaginaires. Le nombre doit être de 18, les Il purs et quatre autres, connus ou inconnus, et que le vulgaire appelle du nom que nous venons d'indiquer. En tous cas ces 18 personnages manifestés ou non forment les Lettres du Vivant. Les Lettres de l'Unité qui doivent être au nombre de dix-neuf (Ouahed == 19), sont représentées par ces dixhuit personnages, plus le plus haut de tous, leur chef, ou plus exactement leur soleil, car ils n'existeraient pas sans lui et qui s'est nommé autrefois Jésus, puis Mohammed et enfin Sèyyèd Ali Mohammed. 109 Tous les êtres sont les noms de Dieu.
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Il est l'Unique, et c'est à Lui (qu'appartiennent) la création et l'ordre d'avant et d'après. Il n'y a pas d'autre dieu que Lui, le Vivant, celui qui existe par lui-même. Quiconque croyait à Mohammed ou à autre que lui est ressuscité à sa suite. En vérité chacun sera récompense suivant ses actes, et Dieu est témoin de toutes choses. PORTE 3 Dans ceci que Ali est revenu en ce monde avec ceux qui croyaient en lui ou à autre que lui, et lui est le second croyant au Point après la lettre Sine110. PORTE 4 Dans ceci que Fatemèh, le salut soit sur elle, est revenue a la vie de ce monde, avec ceux qui croyaient en elle ou en autre qu'elle. PORTE 5 Dans ceci que Hassan, sur lui soit le salut, est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait en lui ou en autre que lui. PORTE 6
110
La lettre Sine de Bismillah.
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Dans ceci que Houssein, sur lui soit le salut, est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait en lui ou en autre que lui. PORTE 7 Dans ceci que Ali, ibn el Housseïn, sur lui soit le salut, est revenu à la vie de ce inonde avec quiconque croyait en lui ou en autre que lui. PORTE 8 Dans ceci que Mohammed ibn Ali, sur lui soit le salut, est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait en lui ou en autre que lui. PORTE 9 Dans ceci que Djaafer ibn. Mohammed, sur lui soit le salut, est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait en lui ou en autre que lui. PORTE 10 Dans ceci que Mouça ibn Djaafer sur lui soit le salut, est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait en lui ou en autre que lui. PORTE 11
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Dans ceci que Ali ibn Mouça, sur lui soit le salut, est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait en lui, ou en autre que lui. PORTE 12 Dans ceci que Mohammed ibn Ali, sur lui soit le salut, est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait en lui ou en autre que lui. PORTE 13 Dans ceci que Ali ibn Mohammed, sur lui soit le salut, est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait en lui ou en autre que lui. PORTE 14 Dans ceci que Hassan ibn Ali, sur lui soit le salut-, est revenu à la vie de ce monde avec quiconque croyait en lui ou en autre que lui. PORTE 15 Dans ceci que son Altesse le Témoin de Dieu, sur lui soit le salut ! s'est manifesté à la vie de ce monde avec les signes (versets) et les arguments sous la manifestation du
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point du Béyân, qui est identiquement celle du point du Qorân. Or, le point du Béyân est mentionné en premier, le point du Qorân en second et la manifestation de l'Altesse n'est mentionnée que dans la quinzième porte. Voici le secret de ceci. Le « Point » dans le rang de « nudité » (monde spirituel) qui est la manifestation absolue de Dieu, se manifeste sous le nom de Divinité; c'est pourquoi il est mentionné au premier rang. Dans le rang d'existence, qui est celui de la Primitive Volonté111, il a été mentionne en second. Enfin, dans le rang de Qaém sur toutes choses (celui qui tient la main à l'exécution des ordres de Dieu sur toutes choses) qui est spécial à la manifestation du quatorzième (imam) il a été mentionné à la quinzième porte. Le Point était éternellement dans le passé et est éternellement dans l'avenir dans son rang premier (de divinité) et il est plus digne de la mention de tous les noms que les objets eux-mêmes détermines par ces noms112. L'exemple de ceci est que : quand le nom de la Divinité est, est aussi le nom du Seigneur, et sont tous les noms, avec ceci que se manifester sous le nom de Divinité est, de toute éternité, le propre du Point. Et ainsi (dans ce degré) tous les noms sont manifestes dans leur ampleur possible, car c'est lui le Premier au moment même où il est le Dernier, c'est lui le Cache au moment même où il est manifeste, et c'est lui qui est nommé du nom de tous les 111 112
De Mohammed. Car ces noms ne sont que des noms et lui, en est la signification.
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noms au moment même où aucun nom ne le peut désigner. Il n'y a pas d'autre Dieu que Lui, le Stable, Celui qui reste éternellement. PORTE 16 Dans ceci que la première porte est revenue en ce monde avec quiconque croyait en elle ou en sa vérité ou en autre qu'elle. PORTE 17 Dans ceci que la deuxième porte est revenue à la vie de ce monde avec quiconque croyait en elle ou en sa vérité ou à autre qu'à elle. PORTE 18 Dans ceci que la troisième porte est revenue à la vie de ce monde avec quiconque croyait en elle ou en sa vérité ou en autre qu'elle. PORTE 19 Dans ceci que la quatrième porte est revenue à la vie de ce monde avec quiconque croyait en elle ou en sa vérité ou en un autre qu'elle113.
113
Donc pour être Bâbi, il faut croire à Dieu, à ses Prophètes et à leur résurrection (Cette dernière dans le sens Bâbi, bien entendu).
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UNITÉ Il PORTE PREMIERE Explication de la connaissance du témoignage et de la preuve Le résumé de cette porte est ceci que : Dieu, que son rang soit exalte, fait, dans chaque période (prophétique) descendre son témoignage orné du summum de ce qui fait la gloire des hommes de cette époque. Par exemple, à l'époque de la descente du Qorân, la gloire de tous résidait dans l'éloquence de la parole; c'est pourquoi Dieu a fait descendre le Qorân empreint de la plus sublime éloquence et il en a fait (ainsi) le miracle de Mohammed. Dans ce livre, Dieu ne confirme la vérité (de la mission) de son Prophète et de la religion Islamique par rien autre chose que les versets, et ceux-ci sont les plus hauts des témoignages. La preuve de la sublimité des versets est ceci : tous (les hommes) parlent le langage articule; cependant, Dieu a fait descendre les paroles du Qorân dans un rang tel que si tout ce qui est sur terre s'unissait pour apporter un seul verset à mettre en parallèle avec les versets du Qorân, il ne le pourrait faire et tous (les hommes) y sont impuissants. Le secret de ceci est que Dieu a fait descendre le Qorân de l'arbre de sa Volonté, qui est la Vérité Mohammédique,
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par la langue de Mohammed. Or, cet arbre inaccessible ne fait descendre aucun mot sans en reprendre aussitôt l'esprit. Par exemple, s'il fait descendre ces mots : Nous, nous avons commencé de nouveau celle création par l'instrument de notre ordre: en vérité, nous embrassons toutes choses. Aussitôt le mot « commencer » entre en relations avec ce à quoi peut s'appliquer le mot « chose » car personne autre que Dieu n'embrasse toutes choses pour que sa parole puisse embrasser toutes choses et qu'à cette parole, la création de toutes choses puisse commencer. Il en est de même si Dieu fait descendre (cette parole) : « Nous, nous faisons retourner cette créature en vertu de la promesse que nous lui avons faite. En vérité, nous sommes puissants sur toutes choses! » Au moment même de la descente de ce verset a lieu la reprise des esprits du retour de toutes choses dans Celui qui est le spectacle de ce verset (en l'occurrence, le Bâb) afin qu'elles soient prêtes entre les mains de Dieu au jour du jugement : dès lors, le retour de toutes choses est vrai. Personne autre que Dieu n'a cette puissance, car tout ce que Dieu dit (par l'intermédiaire) de l'arbre de Vérité, la vérité de cette chose est aussitôt créée. Si cette chose est autre qu' « elliyine » elle sera des paroles de « négation, » si elle est « elliyine » elle sera des paroles d'affirmation. » Car la parole de Dieu est vraie. Dans chaque chose qui descend, la qualité de chose est aussitôt
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créée, de sorte qu'elle devienne une mention de vérité et démontre qu'elle est vraie. C'est de cette façon que sont descendues auparavant les paroles : « Le Feu est vrai, Le Paradis est vrai 114. » Quant à l'explication de la création de l'esprit de la parole vraie, nous l'avons donnée autre part. Quiconque y réfléchira verra avec l’œil de la certitude que les esprits vrais - par la manifestation du Point Primitif avec les versets de Dieu - deviennent l'essence des âmes et des choses extérieures. C'est ainsi que Dieu a dit auparavant 115 : « Bientôt nous ferons éclater nos signes sur les différentes contrées de la terre et en eux-mêmes jusqu'à ce » qu'il leur soit démontré que Dieu est vrai116. » Tant que quelqu'un ne regarde pas la vérité de toute chose - qui est l'esprit même de cette chose - il n'acquerrera pas la certitude que la parole de Dieu est la Vérité. En effet, c'est par le seul fait de la parole de Dieu que là Vérité est créée dans l'être de la chose. Et ceci est spécial à Dieu, car il n'y a pas d'autre Créateur que Lui, ni d'autre Nourricier, ni d'autre faisant vivre, ni d'autre faisant mourir'. Chaque parole qui, dans son royaume, nie, est de négation, chaque parole qui affirme 114
Entr'autres dans la prière chiite pour les morts. Qorân XLI. 53. 116 La traduction Kazimirski porte que le Qorân est vrai. 115
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est d'assentiment : elles ressusciteront à l'ombre de ce que Dieu a fait descendre de versets. Ces paroles ne sont autres en elles-mêmes que ce qui se manifeste du spectacle (en l'espèce, le Bâb) des versets de Dieu et des paroles de Dieu. Et cela parce qu'au moment même où Dieu mentionne (le mot) croyant, la création du croyant a lieu (par le fait de l'énonce de cette parole), et, au moment où il fait descendre (une parole) non elliyine, la création de l'esprit de cette chose non elliyine, a lieu sur cette parole. Voilà le secret à cause duquel les versets sont des témoins pour toutes les créatures. Et ce sont les plus grandes preuves et les plus hautes manifestations pour l'affirmation de sa puissance et de sa science. Or, il n'y a pas de doute que pendant la période du Point du Béyân117 la gloire de tous les savants résidait dans la science de l'Unité, dans les subtilités de sa connaissance et dans les questions transcendantes des gens du Vélayet118. C'est pourquoi Dieu lui a donné comme témoignage le témoignage même qu’il avait donné à Mohammed c'est-àdire les versets. Et il a fait couler de sa langue des paroles telles sur les plus hauts points de l'Unité, et la plus sublime hauteur de l'Abstraction que chaque individu doué du souffle de l'Unité s'est incliné devant lui, excepté ceux qui n'ont pas compris ce dont il a causé avec son ami. De plus, 117 118
C'est-à-dire le Bâb. Lieutenance, suprématie sur toutes choses. L'essence de Dieu est le Véli Moutlaq (Absolu). Et, encore, dans un autre monde, Véli Moutlaq, le Prophète, par exemple le Bâb, Mohammed, Jésus, tous les spectacles de la Divinité. Est Véli Monqayyèd, celui en qui cette qualité s'est créée par la parole d'autrui : par exemple Ali, Véli de Dieu sur la déclaration qu'en a faite Mohammed.
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Dieu a manifesté de lui des questions de philosophie et de science en telle quantité que Dieu seul en sait le nombre119. Quoique la manifestation du Soleil de la Vérité dirige par elle-même toutes les contingences dans la voie droite de la sublimité de la connaissance, cependant, par ce que Dieu a mis en lui de ses versets et de ses paroles, il attire à lui toutes les créatures vers sa propre lumière. Estil possible que Dieu ait un égal par qui on le connaisse? Ou un semblable par lequel on le puisse décrire? Ou un ressemblant auquel on le puisse comparer? ou un proche pour que par l'entremise de ce proche on puisse arriver près de lui? Ou un pareil pour qu’on en lire des analogies? Dieu est au dessus de lotit cela d'une élévation infinie par ce que dans son essence on ne peut rien voir autre que lui, et nous tous nous sommes ses adorateurs. Dans cette période-ci le Dieu du monde a donné au Point du Béyân ses versets et ses témoignages; il en a fait son témoin inaccessible sur toutes choses. Si tous ceux qui sont sur la terre s'unissaient, ils ne pourraient apporter un seul verset semblable aux versets que Dieu a fait couler de sa langue. Chaque homme doue de pensée qui y réfléchira verra avec certitude que ces versets ne sont pas du rang d'un homme, mais au contraire spéciaux à Dieu, le seul unique. Et Dieu les fait couler de la langue de qui il veut, et jamais il ne les a fait couler, jamais il ne les fera couler que du Point de la Volonté, car c'est ce Point l'envoyeur de tout Prophète, celui qui fait descendre tous les livres (révélés). Et au cas où une pareille oeuvre eût pu être produite par la puissance humaine, du moment de la descente du Qorân jusqu'au moment de celle du Béyân, 119
Et la valeur.
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1270 ans ont passés; Comment quelqu'un n'a-t-il pas produit de versets? Et cependant, de toutes leurs forces, tous ont voulu étouffer la parole de Dieu, mais tous ont été impuissants et aucun n'a pu le faire. Si quelqu'un réfléchit à ce qui s'est passé du début de la descente du Béyân jusqu'à aujourd'hui, il verra d'une façon certaine que ceux-la qui ont affirmé la valeur du témoignage des versets et les ont répandu parmi les hommes, sont des témoins de Dieu; si leur qualité de témoins ne ressortait pas d'une façon évidente, du moins l'élévation de leur science ne restera-t-elle cachée a personne. Car le moindre des élèves du feu Seyyèd 120 a foulé aux pieds les plus hauts et les plus sublimes des docteurs qui soient sur la surface de la terre. Quant à ceux qui ont affirmé la valeur du témoignage des versets, leur piété n'a fait et ne fait de doute pour personne, soit dans cette secte même, soit dans toute autre. Tout ceci n'est dit qu'à cause de la faiblesse humaine, car, en vérité, tout ce dont Dieu témoigne prévaut sur tous les témoignages de toutes les contingences. Or il n'y a pas de doute que le témoignage de Dieu ne su, peut manifester que par le témoignage de Celui dont il a fait son témoin. Et ce témoignage suffit à démontrer l'impuissance de tout ce qui est sur la terre, car c'est un témoignage qui subsiste auprès de Dieu jusqu ' au jour du jugement.
120
Seyyèd Kàzèm Rècliti.
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Celui qui voudra réfléchir à la manifestation de cet arbre, sans aucun doute, reconnaîtra la puissance de l'ordre de Dieu. En effet, d'une personne dont la vie dépasse à peine vingtquatre années, ignorante des sciences que tous acquièrent et qui, cependant, récite des versets de ce genre, sans réflexion et sans hésitation, qui, dans l'espace de cinq heures, écrit sans arrêt de la plume mille vers d'oraisons jaculatoires, Dieu a manifesté des commentaires et des traités scientifiques dans les hautes sphères de la connaissance et de l’Unité; et tous les oulémas, tous les docteurs confessent leur impuissance a les comprendre. Il n'y a pas de doute que tout ceci ne vienne de Dieu. Les oulémas qui, du début a la fin de leur vie, ont tant peiné, combien il leur faut d'attention quand ils veulent écrire une ligne d'arabe! Et, enfin de compte, ils (écrivent) des mots qui ne méritent aucune attention. Tout ceci n'est qu'un argument a portée de la créature, car, en vérité, l'ordre de Dieu est élevé d'une effrayante hauteur au-dessus de tout cela, pour qu'on le puisse connaître par un autre que Lui : C'est au contraire autre que Lui qui peut être connu par Lui. J'en jure par l'essence du Dieu Unique ! Qui était et est unique ! Que les effets de Dieu sont plus resplendissants que le resplendissement du soleil en plein midi; Les effets de ceux qui ont été guidés, sous la haute conduite de Dieu, vers la voie droite, même s'ils arrivent au plus haut degré
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de la science et de la connaissance, leurs effets, dis-je, sont semblables a la lumière des astres de la nuit121. Je demande pardon à Dieu (de ce que je vais dire) comment comprendre du créé la nier de l'éternité? Comment comprendre le premier zikr122 par la mention du fini. Certes Dieu est au-dessus (des paroles) de ceux qui cherchent à le définir dans les invisibilités des cieux et de la terre. Tout ceci n'est dit que pour rester à portée des limites de la créature. Car ce qui sera donné comme preuve au jour du jugement (prochain), c'est ce qui a été donné comme preuve dans ce jugement-ci, quand Dieu a demandé par la langue de sa langue : « Le Qorân, le livre de qui est-ce? » Tous ceux qui croyaient (au Qorân ) répondirent: « C'est le livre de Dieu. » Alors il fut demandé : « Est-ce qu'on peut percevoir une différence quelconque entre le Béyân et le Fourqan? » Tous les gens de cœur répondirent : « Non, par Dieu! Tous deux viennent de Notre Seigneur et ne le peuvent comprendre que les gens perspicaces. » Alors Dieu fit descendre : « Cela (le Qorân) était nia parole sur la langue de Mohammed, mon Prophète, et ceci (le Béyân) est ma parole sur la langue du Maître des sept lettres (Ali Mohammed), la Porte de Dieu. Pour quiconque à cru au Qorân, il n’y a pas d'autre échappatoire, s'il veut être confirmé dans sa foi, que de croire à ces versets-ci. Sinon., il est menteur, et son être mente ainsi que ses 121 122
Les imams sont donc fort inférieurs. Voir Traité des Sept preuves de la mission du Bâb (Maisonneuve).
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œuvres redeviennent comme aux Jours d'ignorance qui précédent l'islamisme. » Puis, Dieu fit descendre : « O mes créatures, toutes, du début à la fin de votre vie, vous vous efforcez avec mille peines d'agir en vue de mon contentement. Si vous vous pliez aux règles établies par l'un de mes ordres au sujet des conséquences des principes, c'est parce que c'est moi qui l'ai fait descendre dans mes livres : Si vous croyez aux imams intercesseurs ou si vous vous rendez en pèlerinage à leurs tombeaux, cherchant à vous rapprocher ainsi de moi, c'est parce que, dans le Qorân, leurs noms sont descendus chiffrés 123 . Si vous affirmez la mission de Mohammed le Prophète de Dieu, c'est parce qu'il était mon Prophète, si vous tournez autour de la Qaaba, c'est parce que je l'ai appelée ma maison; si vous respectez le Qorân, c'est parce qu'il est ma parole. Tout homme, fût-il, même de la confession d'Adam, fait ce qu'il fait à cause du lien qui le rattache à moi, ainsi qu'il l'a compris en luimême, tandis que (par la suite) il est resté dans l'ignorance et s'est imagine le contraire de la Vérité pendant qu'il méconnaissait mes manifestations ultérieures. « Aucune chose n'existe dont l'ordre ne retourne a la forme humaine 124 qui a été créée sur mon ordre. Cette forme de degré en degré retourne jusqu'à ce qu'elle
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Par exemple dans la sourate XIX les lettres isolées veulent dire : Kaf, Kerbela, ha, la mort de l'Imam, Housséïn; yé Yézid; aine, la soif de Housséïn; Sâd, la patience dont il fit preuve. 124 Autrement dit tout a été créé pour l'homme.
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parvienne à mon envoyé 125 et cet envoyé ne voit sa mission confirmée que par le livre qui descend en lui et le témoignage qui lui est accorde. « Aujourd'hui est le jour où je me manifeste moi-même», et ici le mot moi-même doit être pris dans le même sens que le mot Kaaba dont j'ai dit qu'elle était ma maison; car, pour mon essence, il n'y a ni commencement ni fin, ni d'action d'être apparente ou d'être cachée. Aujourd'hui tout ce qui retourne à Celui qui dit des versets venant de moi, retourne à moi, et ce qui ne retourne pas à lui, ne retourne pas à moi. C'est cela que je veux dire « Je me manifeste moi-même et je me cache en essence. » Car autre que cela n'est pas possible dans les contingences. « Et l'oit ne peut penser, dans le Béyân, à quelque chose de plus haut que cela. » « Combien vous êtes ignorantes, Ô mes créatures, qui toutes, dans le lieu où vous êtes, et par rapport à moi, vous imaginez nez être dans mon contentement; Et ces versets qui me prouvent, ces versets de ma puissance dont le trésor est sa nature même et qu'il récite avec ma permission, on, vous l'avez, Lui, contrairement à tout droit, relégué sur une montagne, dans un endroit dont aucun des habitants n'est digne d'être mentionné. Auprès de lui, ce qui est auprès de moi, il n'y a personne d'autre qu'une personne qui est des Lettres de la Vie de mon livre ; entre ses mains, ce qui est entre mes mains, pendant la nuit, il n'y a même pas une lampe! Et cependant dans 125
Chaque homme est plus ou moins parfait, mais le plus haut degré de l'humanité est atteint par le Prophète.
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ces sièges 126, qui degré par degré, reviennent à lui, il y a un nombre infini de lampes d'où se répand la lumière. Tout ce qui est sur la terre est créé pour lui, et c'est de lui que tous tirent leur, allégresse : eh bien tous sont restés ignorants de lui jusqu'à lui refuser une lampe! C'est pourquoi je témoigne aujourd'hui contre nia créature, et un autre témoignage que le mien était et est néant à mes yeux. Aucun Paradis, pour ma créature, n'est plus élevé que la présence entre les mains du spectacle de ma personne (le Bâb) et la foi en nies versets. Aucun feu n'était et n'est plus violent que l'ignorance de cette créature envers le spectacle de ma personne et son acte de ne pas donner sa foi à mes versets. Que s'ils disent : « Comment parle-t-il de ma part? » Ne voyez-vous donc pas mes versets ? Ce que vous avez dit, auparavant de mon livre 127 n'avez-vous pas de honte de le répéter aujourd'hui? Et cependant vous avez vu que mon livre a été confirmé et aujourd'hui, par lui, tous croient à moi. Bientôt vous verrez que votre gloire réside dans voire foi en ces versets. Mais aujourd'hui que votre foi vous servirait à quelque chose, vous êtes restés dans l’ignorance à cause de ce qui vous est inutile et peut-être même nuisible. Aucun dommage n'en est résulté et n'en petit résulter pour le spectacle de ma personne, et tout le dommage qui en est résulté et en résultera retombera sur vous-même. » 126
Sièges ici est pris dans un sens général et veut surtout dire mosquées. 127 Du Qorân, quand Mohammed le révélait.
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Ayez pitié de vous-mêmes! Pendant que vous vous imaginez être dans mon contentement, élevez-vous! Et là où mon contentement même est certifié par la preuve sur laquelle se base la religion de ceux qui croient au Qorân, Voilà. Ô musulmans, que vous restez dans l'ignorance! J'en jure par mon essence sainte! Aucun Paradis n'est plus élevé pour cette créature que ma manifestation et mes versets, et aucun feu n'est plus violent que de rester dans l'ignorance de mot et de mes versets. « Que si vous dites « notre impuissance (à apporter des versets semblables) n'est pas prouvée pour nous, » allez, voyagez à l'Orient et à l'Occident. Et ce que j'en dis ici est vide de sens, car aujourd'hui la vérité de tout ce qui est sur la terre découle de l'islam : et du moment que les éloquents d'entre les musulmans sont impuissants cela démontre que tous les hommes le sont. Que s'ils (les plus éloquents) disent : « Nous ne sommes pas impuissants, » pourquoi n'en produisent-ils pas un seul semblable aux nôtres, de leur nature innée et non en les préparant (de longue main) ou en les pillant (de droite ou de gauche). Et cela, malgré qu'en face de chaque vérité, il faut forcément un mensonge qui montre ce qu'il en est, comme les magiciens du temps de Moïse 128. Or, gloire à Dieu! Depuis le début de la manifestation jusqu'à 128
En face de toute vérité doit se dresser le mensonge, en face de tout Prophète doit se lever l'ennemi. Moïse a vu les magiciens lui disputer les cœurs des hommes en étalant devant eux des prodiges semblables aux siens, mais Mohammed qui a été nié, bafoué, raillé, insulté, n'a jamais trouvé devant lui des gens qui présentassent des versets cherchant à démontrer ainsi que les siens n'avaient pas plus de valeur que les leurs.
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aujourd'hui, les docteurs de la fraction (adverse) Islami que n'ont même pas pu faire ce qu'ont fait les magiciens (contre Moïse). Ils voyagent, suivant eux, aux plus hauts sommets du contentement de Dieu, et les voilà qu i restent dans l'ignorance de celui qui crée la Vérité par les versets de Sa puissance. Vraiment ceci suffit à démontrer l'état d'abjection des docteurs de l'islam. Relativement à l'islam, ils prétendent faire montre de science, alors qu'ils restent ignorants de celui sur la parole de qui s'appuyait et s'appuie l'islam. Et encore, s'ils se contentaient de leur ignorance et ne molestaient personnel S'ils ne rendaient pas des jugements contraires à ce qui est dans le Qorân! Ils se seraient tout simplement eux-mêmes jetés dans le feu; mais les voilà qui deviennent causes que leur propre châtiment devient le partage de ceux qui les ont considérés comme les docteurs de l'Islam, de ceux même, peut-on dire, qui sont restés et resteront ignorants de la manifestation de Dieu129. S'ils eussent 130 réfléchi sur les signes de Dieu, ils eussent constaté leur impuissance, et alors, ni le Sultan de l'islam 131 , ni ceux qui sont à son ombre, n'eussent été satisfaits de 129
Je pense que le sens est le suivant : et voilà que eux-mêmes ,et les gens qui les croyaient les oulémas de l'islam jet conformaient par conséquent leurs actes aux leurs) peut-être même ,quiconque restera ou est resté ignorant de la manifestation de Dieu, leur châtiment (à ces gens-là) retombera sur eux (les oulémas) ou provient d'eux. 130 Ces oulémas. 131 Evidemment Nassr-ed-dine-Chah.
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rester dans l'ignorance de Dieu. Car l'honneur de tous réside dans l'obéissance à Dieu. Si on ne les avait pas trompés132, il ne se serait pas passe ce qui ce passe: mais, en fin de compte, il n'y a pas de doute que Dieu fasse éclater la vérité par son témoignage 133. Donc, aujourd'hui, un musulman quelconque fonctionnaire civil ou personnage religieux - qui veut obtenir la confirmation de la qualité de témoin des versets, le peut, en moins de temps qu'il n'en faut pour un clin, d’œil. Par exemple, s'il en a la puissance 134 qu'il rassemble tous les docteurs du clergé et leur dise « C'est en vertu de vos mandements que je n'ai pas reconnu Celui qui, actuellement, est le Maître des Versets. Cependant, aujourd'hui, il n'y a pas à sortir de ce dilemme : ou apportez vous-mêmes des versets, et ses livres et ses versets sont là135. » Sinon ce verset ci-dessous suffit: Je le glorifie ô mon Seigneur ! En vérité, lu es le roi des rois, tu accordes à qui tu veux l'empire, à qui tu veux, tu le retires, tu élèves qu i il le plaît d'élever, tu abaisses celui que tu veux abaisser; Tu aides qui tu veux, et qui lu veux tu le fais tomber; Tu enrichis, tu appauvris qui tu veux, et manifestes ce qui plait sur qui tu veux; les vérités de toutes choses son( entre tes mains ; Par (on ordre, ce que tu veux, tu le crées, et, en vérité, tu es le plus savant, le plus puissant. 132
Si les prêtres de l'islam n'avaient pas donné de faux rapports. Par mon entremise à moi Bâb. 134 Allusion au devoir qui incombe en réalité à S. M. I. le Chah. 135 Comme preuve qu'il en fait descendre et comme point de comparaison. 133
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« Parlez136, donc comme il parle, car chez lui cela coule de source; écrivez ce qu'il écrit sans arrêt, sans hésitation de la plume. Si vous ne le faites pas, cela- démontrera que ce que vous avez fait, vous l'avez fait contrairement à la vérité, et le maître (l'auteur) de ces versets est la vérité, venant de Dieu. Il n'y a plus de doute que Dieu fasse descendre sur lui ses versets, comme il les a fait descendre sur Mahommed ! » Voyez, environ cent mille lignes semblables à ces versets se sont répandues parmi les hommes, sans compter les oraisons jaculatoires et les questions de science et de philosophie. Dans l'espace de cinq heures, deux mille béits se manifestent de lui, ou bien avec la rapidité juste suffisante pour que le scribe puisse les écrire. On peut, par là, juger, si on l'avait laissé faire, combien, depuis le début de sa manifestation jusqu'à aujourd'hui, combien de ces œuvres se fussent répandues parmi les hommes. Que si vous dites : « Ces versets, en eux-mêmes, ne -sont pas un témoignage » voyez le Qorân . Chaque fois que Dieu y veut attester la mission de Mohammed, en donne-til d'autres preuves que les versets ! Réfléchissez-y ! Et voila que Dieu a fait descendre dansle Qorân : Il n'y a pas que les infidèles qui soulèvent des disputes sur les versets de Dieu, mais que leur prospérité dans ce pays ne t'éblouisse pas137. 136 137
Suite du discours du Roi aux membres du clergé. Qorân XL. 4, 5, 6.
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Avant eux, le peuple de Noé l'a traité d'imposteur; après ceux-là, tant d'autres peuples en ont fait autant. Chaque peuple tramait des machinations contre ses prophètes et voulait s'en saisir par force : on combattait avec le mensonge pour en étouffé la vérité; mais je les ai saisis tous et voyez quel a été mon châtiment. C'est ainsi que s'est accomplie celle sentence de ton Seigneur contre les incrédules; ils seront livrés au feu ! Au sujet de ce que le témoignage du Livre suffit Dieu a dit : Ne leur suffit-il pas que nous l'ayons envoyé le livre dont tu leur récites des versets; certes, il y a en ceci une preuve de la miséricorde de Dieu et un avertissement pour tous les hommes qui croient138. Du moment que Dieu témoigne que le livre suffit, ainsi que la récitation des versets, comment quelqu'un peut-il venir dire que le témoignage du livre ne suffit pas par luimême ? Que si l'on répète au sujet de ces versets ce qui a été dit par les prédécesseurs 139 on ne peut sortir de ce dilemne. 1° : Ou bien le but (de ceux qui parlent ainsi) est de ne pas reconnaître Dieu, et dès lors aucune preuve ne peut plus servir de rien ainsi que Dieu l'a dit : Quand même ils verraient tous les signes, ils ne croiraient pas140. 138
Qorân XXIX. 50. Ce sont vieilleries des anciens, fables d'autrefois. Q. passim. 140 Qorân VIL 25. 139
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Dans un autre endroit Dieu a dit encore : Ceux contre lesquels la parole de Dieu a été prononcée ne croiront pas, quand même tous les signes auraient lieu, ils ne croiront pas jusqu'à ce qu'ils éprouvent un châtiment terrible141. 2° Si c'est, au contraire, leur circonspection dans leur religion qui les pousse (à agir ainsi) il est facile de comprendre ceci : En quel autre livre croiront-ils après142? Ou bien alors 143 qu'il se présente et qu'il demande tout ce que bon lui semblera en fait de versets, de façon à ce qu'il se rende compte par lui-même que la source n'a ni hésitation 144 ni préparation, ni réflexion dans l’agencement des mots. Ou bien encore qu'il 145 envoie quelqu'un qui, auprès de Lui 146 s'assoie pendant une heure et qu'il écrive tout ce que Celui-ci 147 récitera des versets de Dieu. Dès lors qu'il y réfléchisse et il se convaincra que cela ne provient ni de la réflexion ni de la préparation des mots. Et, en effet, s'il en pouvait être ainsi, depuis le début de l’islam jusqu'à aujourd'hui cela se fût produit, dans la loi 141
Qorân X. 96. Qorân LXXVIL 50, voir aussi VII-184 et XLV. 5. 143 Que cet homme dont nous parlions tout à l'heure se présente... (le Roi). 144 Que je n'hésite pas (à en produire sur le sujet demandé). 145 Toujours l'homme doué de puissance, c'est-à-dire le Roi. 146 Le Bâb. 147 Le Bâb. 142
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Qorânique, et il se serait rencontré quelqu'un qui, depuis le début de la manifestation jusqu'à cet instant, se fût mis en opposition avec moi sur cette route. Que si l'on élève un reproche contre la grammaire ou la syntaxe (de ces versets) ce reproche est vain, car les règles (de grammaire) doivent être tirées des versets et non les versets construits d'après elles. Il n'y a d'ailleurs aucun doute que le Maître des versets ait nie ces règles, ait nié qu'il en eût connaissance, et cela lui-même 148 . Peut être même aucune preuve n'est plus forte aux yeux des gens d'intelligence que ce manque de science des règles accompagné de la production de versets de cette sorte et de paroles aussi élevées. D'ailleurs le fruit de ces sciences 149 est la compréhension du Livre de Dieu, et l'arbre de qui descend le livre de Dieu n’avait et n'a aucun besoin de la connaissance de ces sciences. De plus, enfin, ces règles et cette syntaxe ne se basent que sur ce que Dieu fait descendre. Combien existe-t-il de personnes qui possèdent toutes les sciences, mais dont la foi n'est démontrée que par leur croyance aux versets. Et, en effet, le fruit de ces sciences est la science de l'ordre de Dieu et non autre chose, et, par suite, l'obéissance au contentement de Dieu. En effet, si ces sciences avaient par elles-mêmes une utilité quelconque, vois : parmi les Arabes il y a bien plus 148 149
C'est-à-dire bien avant qu'on le lui reprochât. De ces sciences en général et plus particulièrement des règles de la grammaire et de la syntaxe.
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d'hommes qui possèdent ces sciences que parmi les Persans, et cependant quelle gloire en tirent-ils 150 ? La gloire réside dans le contentement de Dieu, la science de son Unité, et le séjour a l'ombre de son obéissance et de son contentement. On ne peut douter que ce que font en vérité la plupart des hommes ne soit dans le but de contenter Dieu. Or, voilà que bien peu de personnes connaissent son contentement, si ce n'est celles qui connaissent le contentement de son Témoignage151. Aujourd'hui le contentement de Dieu réside dans le contentement de son Témoignage et dans celui de ceux qui résident à son ombre 152 . Tous pensent être dans la voie droite, mais seul subsiste ce dont Dieu témoigne. Toutes les oeuvres de ceux qui n'obéissent pas a Dieu, sont oeuvres vaines et stériles. Et s'il est fait aujourd'hui mention 153 de ceux qui ont traité le Qorân de mensonge au début de l'islam, soit prêtres chrétiens, soit éloquents Arabes, alors il restera une mention de ceux qui aujourd'hui restent dans l'ignorance. Aujourd'hui, pour l'esclave, aucune oeuvre n'est plus profitable que de regarder avec loyauté les versets du Béyân. Alors il verra, avec l‘œil de la certitude, la Vérité de Dieu, et ne restera plus ignorant de la vue du spectacle 150
Au lieu que cela leur serve, cela les accable encore plus, car ils sont restés sunnis tandis que les Persans ont connu la vérité dans le chiisme. 151 Le Bâb. 152 Les 18 lettres du vivant. 153 Cela veut dire : De même qu'il n'est pas fait aujourd'hui mention....
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dont la vue est la vue de Dieu, le contentement celui de Dieu. Car tous ont été créés dans ce but, ainsi que Dieu le dit dans le Qorân: C'est Dieu qui a créé les cieux sans colonnes visibles, et s'est établi sur le trône. Il a soumis le soleil et la lune et chacun de ses astres poursuit sa course jusqu'a un point déterminé; il manie les affaires de l'Univers et fait voir distinctement ses merveilles. Peut-être finirez-vous par croire avec certitude qu'un jour vous serez en présence de votre Seigneur155. Il n'y a pas de doute que chaque miroir placé en face du soleil reflétera de lui-même ce soleil, car, quant au soleil, il se lève et se couche 156. La gloire de tous réside à arriver au fruit de leurs existences, c'est-à-dire à la vue de Dieu et en la foi en ses versets. Sans cela (l'homme) devient une chose vaine par elle-même. Eh bien, c'est cet arbre unique qui a planté dans les cœurs humains l'arbre du Qorân en vue d'aujourd'hui. Or, aujourd'hui, tous se considèrent comme chéris et glorieux à cause du rapport qui les lie à lui, et ils font ce qu'ils font! C'est là le sens, dans la loi de l'Islam, de cette parole : Il n'y a de force et de puissance qu'en Dieu! 154
Le spectacle de Dieu c'est-à-dire le personnage dans lequel on peut voir Dieu, qui, dans, le monde des contingences, est non pas l'essence de Dieu, mais la Volonté Primitive. Or celle-ci se reflète en son envoyé comme en un miroir et cet envoyé est le maître de la manifestation, en l'espèce, le Bâb. 155 Qorân XIII 2. 156 Sans se préoccuper d'éclairer ou non les miroirs.
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Car enfin, s'ils se dépouillent de ce rapport 157 qui n'a plus de vérité, ils n'ont même plus la force d'un moustique, et cette faiblesse suffit aux ignorants pour faire ce qu'ils font vis-à-vis de Lui! Au lieu de (recueillir) le fruit de leur existence qui consistait a venir aujourd'hui à son aide, ils ne l'ont pas fait. Bien plus, ils ne se contentent pas de ne pas lui venir en aide, car s'ils se fussent contentés de cela, cet arbre n'aurait pas été aujourd'hui prisonnier sur cette montagne. Dieu suffit à tous ses esclaves et il ordonnera avec équité (à leur sujet). Et son ordre est cet ordre même qui se manifeste à l'instant dans ses paroles. Jusqu'au jour du jugement il y aura une différence 158 entre ceux qui croient en lui et les autres, et ce qui est fixe par Dieu sera exécuté. Car c'est lui le meilleur des aides, le meilleur des gardiens, le meilleur des comptables et des ordonnateurs.
PORTE 2 Sur ceci que personne ne peut embrasser la science de tout ce qui est descendu dans le Béyân, si ce n'est Celui que Dieu voudra. Le résumé de cette porte est ceci que :
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Et ils en sont dépouillés par le fait même que la nouvelle manifestation abroge l'ancienne et que par suite la puissance et la force de Dieu se retirent de l'enseignement précédent. 158 Et cette différence est le Béyân.
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Personne ne peut embrasser tout ce que Dieu a fait descendre dans le Béyân, si ce n'est Celui que Dieu doit manifester, ou celui que Celui-ci aura instruit de sa science, et aussi l'arbre 159 même d'où s'est levé le Béyân. Si toutes les mers des cieux et de la terre étaient de l'encre, si toutes choses étaient des plumes et si tous les hommes énuméraient (le compte de ses écrits) ils ne pourraient commenter une parole des paroles du Béyân dans le sens qu'elle a car Dieu n'a donné à ces mots ni commencement ni fin. Il n'est permis à personne de commenter ce que Dieu a fait descendre dans le Béyân. On ne peut qu'appliquer toutes les lettres elliyines a Celui que Dieu doit manifester et aux lettres du Vivant de son temps, et toutes les lettres non elliyines aux portes de feu (enfer). En effet, toutes les lettres elliyines ressusciteront à son ombre, toutes les lettres non elliyines à l'ombre de la négation. Et avant, il en était comme il en est après, car il n'y a pas de changement dans l'ordre de Dieu. Et il en a été ainsi avant avant, comme il en sera ainsi après après. Tout le Qorân se compose de cent quatorze sourates et chaque groupe de six sourates est descendu pour la glorification de chacune des lettres du Bism Illah er Rahman er Rahim. Les six premières sourates sont pour le point du Bé, les six dernières pour le Mime. Toutes les
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Donc il n'y a plus d'ouléma, le Nouqté seul et celui que Dieu doit manifester et celui que celui-ci instruira peuvent commenter le Béyân.
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lettres elliyines retournent à ces dix-neuf spectacles et toutes les autres aux dix-neuf portes de feu. Toutes les portes de feu retournent à la première porte de feu 160 de même que toutes les portes du Paradis retournent à la première porte du Paradis : toutes les lettres se trouvant réunies en la formule : Il n' y a pas de dieu si ce n'est Dieu. Les lettres non elliyines sont enfermées dans la négation « il n'y pas de Dieu » et toutes les elliyines dans l'affirmation « si ce n'est Dieu. » Toutes les lettres non elliyines du Qorân sont anéanties à la première porte de feu, toutes les elliyines du même livre subsistaient à l'ombre de l'affirmation. C'est ainsi que Dieu anéantit qui il veut et fait subsister qui il veut. En vérité, il est le stable ! Il est fort ! Il est puissant! Aucun commentaire du Béyân n'est permis si ce n'est celui qui vient de son arbre 161. Tous les noms bons sont dignes des lumières des cœurs de ceux-là qui croient en lui, tandis que tous les noms non elliyines coulent dans l'être même de ceux qui ne croient pas en lui.
160 161
D'où elles sortent. Seul, le Bâb a le droit de commenter.
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De toute éternité, le Béyân était comme l'être humain car il est vivant, et toutes les lettres de lumière et de feu sont évidentes dans les horizons et dans les êtres mêmes. Ainsi, si quelqu'un veut aujourd'hui les différencier, il le peut, car c'est aujourd'hui le jour de la manifestation de Dieu. Mais après que l'arbre de la vérité aura été retiré 162 on ne pourra connaître la vérité de la situation (des individus) si ce n'est en se basant sur les apparence es. Quiconque ne transgresse par les ordres de Dieu est des lettres elliyines, quiconque les transgresse est des non elliyines, à moins que Dieu donne l'allégresse aux hommes par sa manifestation au jour du jugement. Ce jour-là, l'ordre est l'ordre du Point, à son retour, qui décidera de la fin des situations antérieures. Quiconque a cru en lui est des lettres elliyines, et quiconque n'a pas cru en lui est des non elliyines163. C'est Dieu qui différencie entre elles et en vérité il est le meilleur des différenciateurs. Et cela arrivera au point qu'il ne sera plus fait mention des lettres non elliyines, si ce n'est dans les livres.
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Après ma mort, l'explication donnée ici facilitera singulièrement la compréhension de certains passages. 163 Ce n'est qu'au jour de la manifestation qu'on peut distinguer les sincères des menteurs : les sincères croient, les menteurs ne croient pas.
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Et ce même arbre de négation se croit des lettres elliyines, et sans le savoir il se maudit lui-même de sa propre langue, et ce, jusqu'au lever du Soleil de la Vérité qui fait apparaître son manque de foi, ainsi qu'un chacun l'a pu voir avec l’œil de la certitude dans ce jour (actuel) du jugement. C'est ainsi que tous disent aujourd'hui : « Nous croyons en Dieu et en ses versets » et voilà que l'arbre de la vérité de qui est descendu le Qorân, est confine sur une montagne avec un seul compagnon ! Ce sont des vérités de ce genre qui éclatent à la manifestation du Soleil de la Vérité; Ce sont de tels voiles qui sont déchirés. Ceux qui ne pensaient à rien qu'à contenter Dieu, ordonnent des choses telles contre la source même du contentement de Dieu, que la plume rougit de les rapporter. Et cela contre celui seul par qui se manifeste ce contentement divin. Profitez de l'exemple, O hommes perspicaces, et comprenez désormais l'ordre de Dieu! PORTE 3 Dans l'explication de ceci que ce qui est dans le Béyân contient l'ordre de toute chose. Le résume de cette porte est ceci que :
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De la part de Dieu, pour tous les hommes, il y a deux témoins : l'un, les versets, l'autre, la personne sur qui descendent les versets. Le premier est un témoin qui subsiste évident jusqu'au jour du jugement; le second est un témoignage évident tant que dure la manifestation; quand il est caché 164 , il constitue toujours un témoignage pour toutes choses, mais personne ne, le comprend165. Pour lui, au moment de son coucher 166 sont des témoins, qui sont les preuves de son témoignage subsistant qui est le Béyân. Et ceux-la sont témoins sur la parole qu'il fait descendre à l'instant même jusqu'à 167 jour du jugement. Malheur sur eux si, au jour de la manifestation, ils restent dans l'ignorance de celui qui en a fait ses témoins168. Il en serait pour eux comme il en est pour les oulémas qui, se basent sur cette parole d'un des imams, sur eux soit le salut, Tournez-vous vers celui qui rapporte nos paroles. Ils se considèrent comme dépositaires du pouvoir des imâms, et s'attribuent des noms qui ne leur conviennent pas169. S'ils étaient sincères dans leurs dires, ils n'eussent pas renie la parole de Celui par la parole de qui existent le Prophétisme et l'Imamat. Mais c'est peut-être qu'ils ont vu que la manifestation de Dieu était dommageable pour leurs 164
Après sa mort. Il est donc seul. 166 Par comparaison avec le soleil, c'est-à-dire au moment de sa mort. 167 C'est-à-dire que cette parole même, qui descend à cet instant, les crée témoins, mais ce sont des témoins accidentels. 168 Les Béhahis veulent voir ici une allusion à Soubh Ezel. 169 Chéïkh-oul-Islam, Imam Djoum'é, etc. 165
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situations (sociales) et alors ils ont invoqué l'origine à laquelle ils se font remonter, et ils ont ordonne et prononce des jugements contre Dieu! et cependant Dieu a fait descendre dans le Qorân : Quel être est plus coupable que celui qui se détourne quand on lui récite nos versets170. Il n'y a pas de doute que les versets de Dieu soient les versets qui se lèvent de cet arbre, car l'Essence Eternelle était de toute éternité dans son Unité alors que les versets sont une création de la Primitive Volonté dans laquelle on ne peut voir rien autre chose que Dieu. Quoiqu aujourd'hui les hommes se préoccupent peu des versets de Dieu, bientôt ils leur donneront la mention la plus élevée; ils feront orner des Béyâns qui vaudront mille miscals d'or, s'en feront gloire, et, par là, se considéreront comme appartenant à Dieu. Il en fut de même pour ce Qorân. Il ne se rencontra, durant vingt-trois années, personne qui en écrivit l'original jusqu'au jour où l'Emir des Croyants pensa à l'écrire sur des omoplates de moutons ou autres matières possibles, ainsi qu'il est écrit dans le Hadis Réda. Or, aujourd'hui l'on voit des Qorâns innombrables dont le prix est de mille ou dix mille Krans, jusqu'à l'imprimé qui vaut un Cran, de telle sorte que la plupart des hommes se l'attachent au bras. C'est là le rang de la créature de Dieu!
170
Qorân XVIII 55.
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On ne peut douter que Dieu n'ait explique toutes choses par la plus haute des explications dans l'argument qui subsiste (le livre). Si quelqu'un dit qu'il existe une chose dont l'arrêt n'a pas été prononce dans le Béyân, celui-là ne croit pas au Béyân, c'est certain. En effet, toutes choses ne peuvent être en dehors- de deux portes. Ou elle est mentionnée a la porte de négation, ou elle est mentionnée a celle d'affirmation. Si c'est une chose qui ne plaise pas a Dieu, elle retourne à la porte de feu; si c'est au contraire une chose que Dieu aime, elle dépend de la porte d'affirmation. Tous les noms contraires à la vérité sont mentionnés dans la première (feu) et tous les noms vrais, dans la seconde. C'est là le circuit de la connaissance de toutes choses dans le Béyân. Quiconque voit cela est témoin que dans le Béyân il n'y a rien qui n'ait été mentionné, et Dieu embrasse toutes choses. Il n'y a aucun moment où Dieu n'ait décrété pour un livre muet, un livre doué de parole. Ce livre muet n'est donc en ce monde que par l'intermédiaire du livre doué de parole, et le livre doué de parole, par l'intermédiaire dit livre muet. Quiconque ne transgresse pas les ordres dit livre muet est lui-même un livre parlant, et le livre parlant est Celui que Dieu doit manifester. Donc, en vérité, toutes choses retournent à Celui que Dieu doit manifester. Si quelqu'un ne transgresse pas les limites du Béyân, en vérité celui-la est un esclave gui a, obéi à Celui que Dieu doit manifester. Il a obéi à Celui' auprès de qui est la science du Béyân et il est savant, il est témoin dans les limites du Béyân avant la manifestation de Celui
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que Dieu doit manifester 171 . Et, au moment de la manifestation de cette Altesse, la foi se sépare de tous les Croyants, sauf de ceux qui croient en elle. Dès lors, du moment que la foi s'est séparée de lui, comment pourrait subsister son témoignage qui n'est que la conséquence de la foi. Craignez donc Dieu, O vous qui êtes témoins, afin de ne pas ordonner contre le Seigneur, comme l'ont fait contre moi les témoins du Qorân. Quiconque ordonne contre moi, ordonne contre Dieu, son Seigneur. Il ne reste d'eux aucune bonne mention auprès du Seigneur; ce sont eux les transgresseurs.
PORTE 4 Dans l'explication des lettres elliyines et de celles qui ne le sont pas. Le résumé de cette porte est ceci que Dieu n'a fait descendre aucun mot sans que pour ce mot il n'y ait eu, il n'y ait un esprit. Et cet esprit est à lui. C'est pourquoi un croyant au Paradis et ait contentement de Dieu se réjouit d'entendre prononcer ces mots et s'attriste à J'énoncé du mot feu ou enfer, au point qu'on peut dire qu'il jouit du premier et souffre du second. 171
Celui qui croit sincèrement et en toute vérité au Béyân croit a Celui que Dieu doit Manifester avant sa manifestation, et il y croira au moment où elle aura lieu.
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Or, tous les mots que Dieu a fait descendre dans le Béyân sont de deux sortes : ou ce sont des mots elliyines et leur esprit est dans le Paradis, ou ce sont des mots autres que les elliyines, et leur esprit est dans le feu. Toutes les paroles non elliyines appartiennent au La élahé, toutes les elliyines dépendent du Ella hou. La création de toutes les non elliyines dépend de la première de ces paroles 172 et la création des elliyines de la seconde 173. De toute éternité les lettres elliyines sont élevées au plus haut degré du Paradis, et les autres sont enfouies sous la poussière. Ainsi, si aujourd'hui quelqu'un regarde dans le début de l'arbre Qorânique, il verra avec certitude combien les cinq lettres de négation sont abaissées, et ces cinq sont la première, la deuxième, la troisième, la quatrième et la Cinquième 174 , et les cinq lettres qui prouvaient l'affirmation, combien elles sont élevées au plus sublime degré, et c'étaient : Mohammed, AI, Fatemèh, Hassan, Houssein175.
172
De la première personne qui nie la nouvelle manifestation et qui entraîne à sa suite la négation d'autres personnes. 173 C'est-à-dire du Premier croyant qui entraîne la foi des autres. 174 Le texte dit Evvel, Sani, Sales, Rabé, Khamés ce qui représente 19 lettres, les noms ne sont pas cités parce que ces gens ne sont pas dignes qu'on mentionne leurs noms. 175 Ce qui égale encore 19 lettres.
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Les cinq lettres de feu, si on en compte les lettres, deviennent dix-neuf, ainsi que Dieu a fait descendre dans le Qorân176. « Au-dessus se tiennent dix-neuf. » Et de même les lettres de ces cinq noms (qui affirment) si on les compte, on obtient l'Unité. Or, ainsi que les lettres non elliyines retournent à cette parole (La élahé) ainsi toutes les lettres elliyines retournent à la parole d'assentiment. Dieu a créé la négation et a ordonné pour elle le feu; il a également créé l'assentiment et a donne, pour lui, l'ordre du Paradis, car la négation ne le démontre pas, tandis que l'affirmation le prouve. C'est là l'explication de la création 177 de la négation et de l'affirmation, et le tadvine est similaire du taqvine. Tout ce qui est multiplie de la parole de négation, retourne, au jour du jugement, a la parole de négation, et toutes les lettres non elliyines, avec les esprits qui y sont attachés, ressuscitent à l'ombre de la parole de négation. De même tout ce qui s'est multiplié 178 de la parole d'affirmation, au jour du jugement,, retourne vers la parole 176
LXXIV, 30 Tavqine, création est le mot spécial, chez les théologiens persans, pour indiquer la création de l'homme, ladvine, celle du Livre, tachriyé celle de la Religion. 178 Unité par unité, c'est-à-dire par groupes de dix-neuf. Voir plus loin. 177
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d'affirmation, et toutes les lettres elliyines et leurs esprits ressuscitent à l'ombre de cette affirmation. Quiconque est entré dans la négation est, par ce fait même, dans le feu de Dieu jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester; quiconque est à l'ombre de l'assentiment est dans le Paradis de Dieu jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester. L'élévation de l'esclave consiste en ceci qu'il examine les ramifications de ces deux paroles 179 . Il verra comment sans fin la première est dans le néant, et comment sans fin s'élèvent les secondes. Le témoignage de Dieu est cependant égal pour tous les deux, car les versets de Dieu ont été manifestés pour toutes deux. Seulement les spectacles de la négation ne les ont pas acceptes et sont devenus « néant, » tandis que les spectacles de l'assentiment les ont acceptés et se reposent à l'ombre de l'affirmation. Aucun feu n'est plus violent que le spectacle de la parole de négation, aucun Paradis plus élevé que celui de la parole d'assentiment. Autour des premières tournent les lettres autres qu'elliyines; autour des secondes les lettres elliyines, et ce jusqu’au jour où toutes retournent enfin à Celui que Dieu doit manifester, au jour de sa manifestation. (Ce jour-là) si on l'accepte on devient des elliyines, sinon, des autres. Heureux celui qui saisit fortement la corde de Dieu et s'appuie su r son Seigneur afin d'éviter le feu et d'entrer dans le Paradis avec la permission de son Seigneur. En vérité, cette entrée dans le Paradis est un immense bienfait. 179
Négation, assentiment.
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C'est pourquoi l'esclave, quand il lit les paroles elliyines, devient rassure; car alors les esprits de ces lettres elliyines s'attachent à lui, et c'est là le plus haut Paradis pour ceux qui adorent, pour ceux qui sanctifient, pour ceux qui prononcent la formule d'Unité, pour ceux qui se prosternent. Toutes les fois qu'il (l'esclave) prononce les paroles non elliyines, il serait heureux de voir la justice de Dieu s'appesantir sur elles, car les esprits de ces mots s'attachent à lui. A ce moment-là l'esclave doit demander refuge à Dieu très haut afin que celui-ci le garde contre ces esprits. Celui à qui Dieu, dans le Qorân, a promis le Paradis, Dieu l'a fait revenir, au jour du jugement, à l'arbre de son amour. C'est là la plus sublime des sublimités du Paradis : bénéficier du contentement de Dieu et jouir par l'affirmation de son Unité. Ceux, a qui Dieu a promis le feu, retournent a la parole de négation. Et ceux-là sont châtiés dans cette négation même, car aucun châtiment n'est plus terrible que de rester dans l'ignorance de Dieu et de sa Foi, tandis qu'aucun Paradis n'est plus sublime que la foi en Dieu et en ses signes. Si un homme doue de perspicacité regarde, il verra comment les gens du Paradis se sont hâtés d'y entrer quoique leur nourriture ne consistât qu'en feuilles d'arbre 180 ; Et comment les gens du feu entrèrent dans ce feu volontairement parce qu'ils avaient tiré tous les profits possibles de la parole de négation, s'en faisaient gloire. 180
Quoiqu'ils fussent en ce bas monde pauvres et misérables.
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C'est pourquoi ils sont punis par le feu, sans le comprendre, ainsi que Dieu l'a dit. Ils seront ronges par le feu dans leurs entrailles181. C'est ainsi que les lettres non elliyines retournent vers leurs esprits, et les elliyines vers les leurs. Personne n'existe en ce bas monde, mentionnant les lettres elliyines, sans que les esprits des anges appartenant a ces mots ne se tournent vers lui et ne lui envoient des bénédictions de la part de Dieu. S'il prononce les lettres non elliyines et qu'il ait de l'amour pour elles, aussitôt les esprits des démons du feu le regardent. S'il ne demande pas refuge à Dieu 182 ils font parvenir jusqu'à lui, de leurs rangs, ne fût-ce qu'un certain trouble dans le cœur. S'il demande refuge à Dieu et réclame sur elles la punition de Dieu il n'y a plus de routes d'elles vers lui, et elles ne peuvent plus lui faire parvenir le moindre dommage religieux. Il semble, cependant, que je vois les lettres de négation, à La manifestation de celui que Dieu doit manifester, demander refuge a Dieu contre cette négation dont elles sont elles-mêmes l'origine. Seul, alors, Celui que Dieu doit manifester peut leur donner refuge contre leur propre feu. En effet, l'esclave, au moment même où il prononce ces mots : « Je demande refuge à Dieu, » s'il n'est pas rentré dans la religion du Béyân, ne trouvera pas ce refuge. 181 182
Qorân XLVII, 13. Au moment où il les prononce.
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Peut-être ne prononce-t-il cette parole que parce qu'il est rentré dans la religion, car ceux qui ne sont pas entrés dans la foi du Qorân lie la prononcent pas. Et en effet, se réfugier en Dieu, c'est se réfugier en son témoin. Quiconque a cru à Mohammed, auparavant, a trouvé refuge contre le feu de Dieu. Et cependant, les lettres de feu, elles-mêmes, prononcent cette même parole. Mais cela ne leur sert de rien car elles ne se réfugient pas dans le témoin de Dieu. En effet, Dieu a fait descendre ces mots dans le Qorân. « Celui qui croit en Dieu 183 » et il les a fait accompagner des mots qui les suivent 184 . Et voilà que maintenant l’individu (de négation) répète cette parole sans la comprendre. Ainsi dans l'islam, l'interprétation de cette parole est dans le second185. Il récitait cependant tout le Qorân, mais a ce moment-là le spectacle de la Divinité était l'Emir des croyants186. S'il eût cherché refuge en Ali il eût trouvé le salut de la parole d'ensuite187.
183
Qorân VII, 58. Et à son envoyé. 185 Omar. 186 Ali. 187 Il y a ici deux sens. Le premier est le suivant : d'après les chiites Omar ne croyait pas en Mohammed, il était idolâtre, et, par conséquent, lettre du feu. Après la mort du Prophète, Ali étant le témoin de Dieu, s'il eut cru à ce dernier, il fut devenu des elliyines. Mais, comme il n'y crut pas, et s'assit même à sa place sur le Trône du Khalifat, il redevint encore lettre du feu. (A la parole d'ensuite il eût ressuscité croyant) 184
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C'est pourquoi jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester, tous demanderont refuge à Dieu et au point du Béyân, mais ce jour-là ceci ne leur servira de rien, car alors se réfugier en Lui 188 et se réfugier dans le Point du Béyân, c'est se réfugier en Lui189. Ainsi, au début de la manifestation de cet arbre tous disaient : « Je me réfugie en Dieu » et cependant ils habitent dans le feu, excepte ceux que Dieu veut et qui ont connu le spectacle du nom. Donc, ceux qui ont cherché refuge en lui sont à l'abri du feu. En vérité, chaque jour, sans fin, chacun la prononce cette parole, et cependant, pour personne il n'y a de salut, car Dieu a joint les mots : « Celui qui se réfugie en Dieu » avec ceux-ci « et en son envoyé. » Se réfugier dans le prophète, c'est se réfugier dans ses lieutenants, et se réfugier en ses lieutenants, c'est se réfugier dans les portes de ses lieutenants. Le premier ne peut servir a quelque chose qu'avec le dernier, ni l'apparent qu'avec le cache. Se réfugier dans le prophète, c'est se réfugier en Dieu; se réfugier dans les imams, c'est se réfugier dans le prophète; se réfugier dans les portes, c'est exactement se réfugier dans les imams. Quiconque aujourd'hui entre dans le Béyân trouve refuge contre le feu. Ainsi les lettres de l'élif 190 n'ont pas trouvé de refuge contre le feu, si ce n'est lorsqu'elles sont rentrées 188
En celui que Dieu doit manifester. Celui qui est manifeste dans la manifestation. 190 Évangile. 189
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dans les lettres du Qorân. En ce qui concerne les lettres du Béyân, jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester, les elliyines d'entre elles sont dans le Paradis, les autres dans leur propre séjour. Et ce jour-là, quiconque entrera dans son livre191, trouvera le salut contre le feu, car son séjour dans le Béyân ne lui sera d'aucune utilité, pas plus que le séjour des gens de l'élif dans l'elif après la descente du Qorân, pas plus encore que le séjour des lettres du Qorân dans le Qorân après la descente du Béyân. Les lettres elliyines, dans leur degré sublime, progressent. jusqu'au rang qui plait à Dieu, tandis que les lettres non elliyines restent négation dans leur néant et leur non être. Heureux celui qui donne en nourriture à son cœur les lettres elliyines et ne prononce Jamais les lettres non elliyines sans se réfugier en Dieu ! En, vérité Dieu le gardera. Il n'arrivera aucun dommage aux elliyines de mentionner les non elliyines. Il en sera pour elles, comme il en, est pour ceux qui ont cru au Qorân, quand ils mentionnent les croyants au livre d'au Paravent : Cela n'offre aucun dommages pour eux. C'est ainsi que Dieu rend ses signes évidents, il se peut que vous soyez convaincus.
PORTE 5 Dans ceci que, chaque nom hon que Dieu a fait descendre dans le Béyân a pour but, dans sa vérité première, Celui 191
C'est-à-dire le Livre de Celui que Dieu doit manifester.
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que Dieu doit manifester. Chaque nom mauvais Vue Dieu a fait descendre dans le Béyân a pour but, dans sa vérité première, la parole de négation à l'époque de Celui que Dieu doit manifester. Le résume de cette porte est ceci : Chaque nom bon, qui est descendu dans le Béyân a pour but, dans sa vérité première, Celui que Dieu doit manifester. Puis, dans sa vérité seconde, le premier qui donne sa foi, et ainsi de suite jusqu'à la fin des existences. Par exemple, la où est mentionné le mot « terre, » le but de ce mot est Celui que Dieu doit manifester, lui-même; puis peu a peu, de descente en descente, il en arrive à désigner cette parcelle de terre matérielle qui lui est attachée et sur laquelle il réside, et qui est l'endroit le plus élevé du ciel dans le livre de Dieu. De même, tout nom autre que bon, qui est descendu dans le Béyân, son but, dans sa vérité première, est cet arbre qui, en opposition avec lui, est négation. Et si le mot « terre » a été employé parmi les mots non elliyines, son but est d'abord cet individu même, puis, de descente en descente, il en arrive à signifier cette parcelle de terre -sur laquelle il réside et qui est l'endroit le plus vil de l'enfer, dans la terre de feu, même si son siège est le trône de la grandeur. Donc, chaque nom bon que Dieu fit descendre dans le Qorân a pour but, dans sa vérité première, le Prophète de Dieu; Chaque nom autre que bon a pour but le premier qui s'est mis en opposition avec le premier assentiment. Si le mot « terre » y est prononcé parmi les mots elliyines, son
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sens est d'abord le Prophète de Dieu, puis peu à peu cette parcelle de terre qui était le siège de son corps. Tout cela retourne au Qaém de la famille de Mohammed 192 que désigne tout ce qui est nom bon dans le Qorân, dans sa vérité première. C'est ainsi que dans le Béyân nous les avons appliques 193 à Celui que Dieu doit manifester. Chaque nom autre que bon, descendu dans le Qorân, même s'il s'agit du mot « terre, » a pour signification le premier qui n'a pas cru194. Or, ainsi que cela est certain en ce qui concerne le Qorân, de même cela est-il confirme auprès de Dieu dans le Béyân. Tout nom bon, dans la science de Dieu, désigne, dans sa vérité première, point de la volonté, et tout ce qui est autre que bon, désigne celui qui n'a pas cru à ce point. Donc, chaque fois que le mot « terre » est prononcé dans l'existence, il retourne au point du Béyân, aujourd'hui; et ce, depuis les terres des cœurs jusqu'à celles des esprits, ci des terres de l'âme jusqu’à celles des corps, et des terres des corps jusqu'à toute choses qui sont plus proches d'elle et ainsi, decrescendo, jusqu'à celle terre qui est ait sommet de la montagne et qui n'a que trois coudées sur quatre195. Cette terre est l'essence et la vérité de toutes les terres du globe, à cette époque-ci : si cette place est 192
Le Sahab ouz-zéman, c'est-à-dire le Bâb. Ces noms bons. 194 Tout le bien découle du premier qui a affirmé, tout le mal est imputable au premier qui a nié. 195 Il s'agit du mont de Makou. 193
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changée, la gloire changera de place jusqu'à ce qu'il se trouve enfin dans l'endroit d'où on ne le changera plus196. Il en est de même à l'ombre des elliyines, mot par mot, point par point. Les terres où se trouvent les elliyines sont les plus hautes terres du Paradis, les, autres sont les plus viles de l'enfer. Je demande refuge 197 à Dieu contre ce qu'il n'aime pas et je lui demande de lotit ce qu'il aime. En vérité, ce Dieu est le bienfaiteur, le Clément. Decrescendo, les noms bons du Qorân désignent le prophète et degré par degré, ses lieutenants. Il en est de même dans les lettres non elliyines, jusqu'à ce qu'enfin ces lettres arrivent à désigner, d'un coté la plus sublime terre du Paradis, qui est le lieu du martyr du Seigneur des confesseurs198, le salut soit sur lui, et de l'autre la plus vile place de l'enfer qui est le trône de celui qui était en opposition avec lui199. C'est là, l'ordre venant de Dieu, et qui coule dans les manifestations de chacun des témoins de Dieu. Aujourd'hui, tous les noms bons, dans leur vérité première, désignent le Point du Béyân, et ce, jusqu'à la « terre » que 196
Jusqu'à son tombeau. Comme il vient de prononcer un mot non elliyine le Bâb ici prêche d'exemple et demande aussitôt pardon à Dieu. 198 Kerbéla. 199 Yézid. 197
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nous avons donnée en exemple. Dans leur vérité seconde, ils désignent la lettre sine 200 et ainsi de suite pour finir à la fin des existences. Donc O hommes, vous tous, craignez Dieu.
200
La lettre sine désigne la seconde lettre de la formule Bism Illah er Rahman er Rahim qui est composée de 19 lettres et qui par cela même représente la première Unité (Ouahed = 19). Or le Point du Béyân est le point du B de la formule, c'est-à-dire le Bâb luimême. A qui donc revient le rang du sine. Il y avait à ce sujet discussion entre les Oulémas de la secte. Je pense que le passage suivant extrait de la Sourate révélée à Makou, pour un nommé Ali dont tout le préambule est en Arabe et le reste en Persan (Manuscrit A. A. de ma bibliothèque) mettra tout le monde d'accord. « Le Bouchrouyéhi, qui n'avait même pas de chemise, vint dans le monde premier des atomes, et, sur la place de la vérité, se revêtit de la chemise de la première créature : il emporte cette gloire avec lui jusqu'au jour du jugement. »
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PORTE 6 201 Dans ceci que le Béyân est la balance de Dieu jusqu'au, jour de Celui que Dieu doit manifester. Quiconque lui, obéit est lumière, quiconque s'en détourne est feu. Le résume de cette porte est que: Le Béyân est la balance de Dieu jusqu'au jour du jugeaient dernier qui est le jour de Celui que Dieu doit manifester. Quiconque agit conformément à ce qui y est descendu est dans le Paradis et ressuscitera auprès de Dieu, à l'ombre de l'assentiment et des lettres elliyines. Quiconque dévie, ne f Fût-ce que de l'épaisseur d'un grain d'orge, est dans le feu et ressuscitera à l'ombre de la négation. Ce sens est manifeste dans le Qorân, et Dieu y a fait descendre, en de nombreux passages, que quiconque ordonne contrairement à l’ordre de Dieu est un impie. Ce qui dépend de cette parole 202 fait partie des rangs de cette parole. Et c'est là l'ordre 203 de celui qui transgresse l'ordre de Dieu. Qu'en peut-il donc être (pour lui) quand il tyrannise la personne même de la manifestation de Dieu, après que Dieu a fait descendre dans le Qorân. « Je n'ai créé l'homme et les génies que pour l'adoration. »
201
Ici commence l'explication des termes employés dans l'islam. De négation. 203 La sentence. 202
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Il n'y a pas de doute que l'obéissance n'est acceptée que quand elle est l'obéissance au témoin de Dieu. En effet 204 les oeuvres de ceux qui ont été les ennemis 205 des gens de la maison eussent été mentionnées auprès de Dieu, cependant qu'aujourd'hui tous décident que pour ceux-là il n'y avait pas d'adoration, et que leurs couvres ne portent aucun fruit. Par exemple, aujourd'hui, d'autres que les chiites agissent suivant l'ordre du Qorân, mais dès l'instant où ils ont dévie de l'imamat, ils sont devenus des menteurs aux yeux de Dieu. Aujourd'hui bien peu d'hommes agissent suivant la balance du Qorân : peut-être même n'en voit-on pas, si ce n'est ceux que Dieu veut. S'il se rencontre quelqu'un qui n'entre pas dans la balance du Béyân, sa piété ne lui sert de rien. C'est ainsi que la piété des prêtres de l'Elif ne leur sert de rien, parce qu'ils sont restés dans la balance de l'Elif au moment de la manifestation d du Prophète (Mohammed). S'ils eussent agi 206 suivant la balance du Qorân, ils n'eussent pas rendu contre l'arbre de vérité les décisions du genre (de celles qu'ils ont rendues) et telles que les cieux étaient sur le point de se dissoudre, la terre d'éclater en morceaux, les montagnes de tomber en poussière. Leurs coeurs sont plus durs que ces montagnes, qui ne se sont pas laissés influencer!
204
Si elle était acceptée sans cela. Sunnis. 206 Sous entendu : les chiites. 205
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Aucun Paradis, aux yeux de Dieu, n'est plus élevé que d'être dans son contentement. Gloire a Dieu de ce qu'aujourd'hui ce bienfait est le partage des gens du Béyân. Par la suite, tous ceux qui n'en transgresseront pas les limites 207 subsisteront dans ce bienfait jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester. Et si, j'en demande pardon à Dieu, il les a transgressées, il n'a exercé de violence que sur lui-même. Dieu n'a pas besoin des gens de ce monde. Des le début de sa manifestation 208 , le Béyân entier lui obéit, et non à d'autre que lui. De même la religion entière de l'Elif, au moment même du Prophète (Mohammed) son devoir était d'être de ses esclaves : ils ne devaient pas rester dans leur balance, car dès lors était intervenue la décision ordonnant l'injustice du séjour dans cette balance209. Quiconque est dirigé, l’utilité de cette direction retourne a lui-même; celui qui reste ignorant et ne subit pas de direction, le dommage en est pour lui-même, Dieu n'a besoin de personne.
207
Du Béyân. De Celui que Dieu doit manifester. 209 Ils devaient se faire musulmans. 208
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PORTE 7 Dans l'explication du jour du jugement. Le résume de cette porte est que : Le (mot) jour du jugement veut dire le jour de la manifestation de l'arbre de la vérité. On peut voir qu'aucun chiite n'a compris (la signification du) jour du jugement. Tous, suivant leur imagination, se sont imaginés des choses, qui, auprès de Dieu, n'ont aucune vérité. Ce que veut dire « jour du jugement » dans les termes techniques des gens de vérité, et aux yeux de Dieu, est ceci : du moment ou se manifeste, à quelque époque et sous quelque nom que ce soit, l'arbre de la vérité, jusqu'au moment où cet arbre se couche (meurt), c'est le jour du jugement. Par exemple, du jour où fut suscité Jésus jusqu'au jour de son ascension, ce fut le jugement dernier de Moïse. En effet, la manifestation de Dieu, à cette époque, se manifesta dans la manifestation de cette vérité (Jésus). Il récompensa quiconque croyait en Moïse, par sa parole, et, par sa parole, il châtia quiconque n'y croyait pas210. Et, en effet, ce que Dieu témoignait à cette époque, était ce qu'il témoignait dans ses Evangiles. Ensuite, du moment où fut suscité le Prophète de Dieu jusqu'au jour de son ascension, ce fut le jour du jugement dernier de Jésus. Et, en effet, l'arbre de vérité s'était manifesté dans la forme de Mohammed. Il récompensa 210
Ceux qui étaient sincères dans leur foi en Moïse recueillirent le fruit de cette foi, c'est-à-dire crurent à Jésus, et trouvèrent ainsi leur récompense.
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alors, par sa parole, quiconque croyait à Jésus, et il châtia par sa parole, quiconque n'y croyait pas. Du moment même où s'est manifesté l'arbre du Béyân jusqu'au jour où il se couchera, c'est le jugement dernier du Prophète de Dieu. C'est cela ce que Dieu a promis dans le Qorân 211 et le commencement (de ce jugement dernier) est à deux heures onze minutes de la nuit du 5 Djemadi el ewel 212 de J'année 1260 qui est l'année 1270 à dater du jour où fut suscite Mohammed. C'est à cet instant même que commence le jugement dernier du Qorân qui aura lieu jusqu'au coucher de l'arbre de la Vérité. En effet, une chose, tant quelle n'arrive pas a son point de perfection, ne peut être soumise au jugement dernier. Or, la religion islamique était arrivée à son degré de perfection dès l'instant où eut lieu la manifestation. Du début de cette manifestation jusqu'à son coucher, les fruits de l'arbre islamique se seront manifestés tous tant qu'ils sont.
211
Qorân XVIII. 1-10. Quiconque veut voir Dieu, le temps de Dieu approche. Et encore Q. XXIX. 4. - XXXVIII. 21. - LV. 6. - V. 59. - VI. 159. - IL 206. -XVII. 80. 212 Suivant notre comput, la nuit du 4 au 5, c'est-à-dire la nuit du 4. Deux heures de nuit veulent dire deux heures après le coucher du soleil (12 mai 1844).
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Le jugement dernier du Béyân aura lieu dans la manifestation de Celui que Dieu doit manifester 213 . Aujourd'hui, en effet, le Béyân est dans le rang de semence, et, au début de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, il sera a son extrême perfection. C'est alors qu'il faudra cueillir les fruits de l'arbre qui a été planté (aujourd'hui). Ainsi donc, la manifestation du Qaém de la famille de Mohammed est exactement la manifestation du Prophète de Dieu. Il ne se peut manifester que pour recueillir les fruits de l'islam, c'est-à-dire des versets du Qorân qui ont été plantés dans les coeurs des hommes : or, recueillir les fruits de l'islam n'est pas autre chose que recueillir la foi et l'affirmation en Lui. Maintenant, cela a donne un fruit contraire. Il s'est cependant manifesté au milieu même de l'islam mais tous, contre lui, réclament précisément ce titre de musulmans 214 , et sans aucun droit l'ont relégué Lui, au mont de Makou. Et cependant Dieu, dans le Qorân, a donné à tous la promesse du jour du jugement, car c'est le jour où tous viennent en présence de Dieu, ce qui est venir en présence de l'arbre de la vérité. Tous bénéficient de la vue de Dieu, ce qui est le voir Lui. En effet, se trouver en présence de 213
Elle a eu lieu suivant les Béhahis qui considèrent Béha Oullali comme étant Celui que Dieu doit manifester, les Ezelis sont d'un avis contraire. 214 C'est-à-dire qu'ils lui refusent le titre de « musulman » qu'ils se donnent à eux-mêmes.
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l'Essence très sainte est impossible, et l'on ne peut même imaginer de la voir. Tout ce qui est possible comme présence et comme vue retourne au premier arbre. Dieu a dit de la poussière : «C'est ma maison » afin que celui qui, au jour du jugement, est en présence de l'arbre de la vérité et le voit, ne pense pas être loin de la présence et de la vue de Dieu215. Une infime partie d'une seconde du jour du jugement est meilleure que toutes les années qui passent entre deux jugements, car le fruit de toutes ces "années se manifeste au jour du jugement. Ainsi le fruit de 1270 années d'islam se manifestera du début de cette manifestation jusqu'à sa fin, fin qui est le commencement même du coucher du soleil de la vérité. Du début de cette manifestation jusqu'à celle de Celui que Dieu doit manifester, le fruit en retournera a l'autre jugement 216 qui est sa manifestation même. O gens du Béyân ayez pitié de vous-mêmes : ne rendez pas vaine au jour du Jugement la longueur de vos nuits 217 215
Dieu nous a prévenus en nous disant : ce tas de poussière qu on nomme la Kaaba est ma maison de façon à ce qu'on ne soif pas surpris au jour du jugement d'être en sa présence quand on est en présence de celui que Dieu doit manifester. 216 De Celui que Dieu doit manifester. 217 Que vous passez à l'état de veille en priant Dieu de hâter la manifestation de Celui qu'il doit manifester, quel qu'il soit d'ailleurs. Les Juifs qui prient pour le Messie, les chrétiens qui prient pour le retour de Jésus, les musulmans qui prient pour l'arrivée de l'imam que tous ceux-là nous servent d'exemples.
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comme l'ont fait les Qorânis qui sont restés dans l'obscurite. Ils se sont enorgueillis durant 1270 années de leur islam, et au jour ou ils doivent recueillir le fruit, qui est le jour du jugement, un ordre vient qui démontre qu'ils sont autres que musulmans; et ils résident sous le coup de cet ordre jusqu'au jour du jugement suivant. Combien d'individus qui, du début de leur vie, ont subi des macérations, ont lutté avec eux-mêmes pour (arriver) au contentement de Dieu! S'ils voyaient en, rêve le Qaém de la famille de Mohammed, ils se vantaient de leur songe. Or, maintenant qu'il s'est manifestes de la, manifestation de Dieu, qui est plus manifeste que toute manifestation, avec les versets mêmes et les arguments sur lesquels s'appuie la religion islamique, non seulement ils, ne viennent pas en présence de Dieu, non seulement ils ne manifestent pas le fruit de leur foi, non seulement ils ne font pas ce pourquoi ils sont crées, mais les voilà qui lancent des condamnations contre Celui par l'intermédiaire de qui ils se tournaient nuit et jour vers Dieu et disaient : c'est toi que noue adorons! Si encore ils se contentaient de cela! Mais non, ils ne s'en contentent pas et veulent encore plonger les amis de Dieu dans la tristesse. O gens du Béyân, ne faites pas ce qu'ont fait les gens du Qorân ! Ne rendez pas vain le fruit de vos veilles. Si vous tous qui croyez au Béyân, vous dites au moment même de la manifestation des Versets : « Dieu est notre Seigneur nous ne lui donnons aucun compagnon, ce qui est manifeste aujourd'hui, est ce que Dieu nous avait promis, c'est-à-dire le spectacle de son
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être même, et nous n'associons rien à lui. » Et si dans chaque état où vous vous trouvez vous lui obéissez, alors vous aurez manifesté le fruit du Béyân. Sinon, vous n'étés pas dignes d'être mentionnés près de Dieu. Ayez pitié de vous-mêmes! Si vous ne venez pas au secours du spectacle de la Divinité, du moins ne le tyrannisez pas! Car il se manifestera comme j'ai moimême été manifesté et il fera revenir la création du Béyân. Et dire que dans votre cœur vous n'avez même pas laissé pénétrer l'idée de votre non foi! Hâtez-vous de répondre à Dieu, hâtez-vous d'affirmer la vérité de ses versets! Et c'est répondre à Celui que Dieu doit manifester, affirmer ses paroles ! Ne vous laissez égarer par quoi que ce soit de l'amour de votre Aimé, car si de sa parole, un ordre est donné, cet ordre subsistera jusqu'au jour du jugement. C'est sur cet ordre que les gens du Paradis jouiront du Paradis, que les gens du feu seront châties par le feu. Aujourd'hui, qui est le jour du jugement, le lieu de différenciation 218 se trouve sur cette montagne. Tous ne font ce qu'ils font qu'en s'imaginant le contenter, alors qu'ils sont contents pour lui de ce qui ne les satisferait pas eux-mêmes. Si vous passez devant Dieu un traite d'après lequel vous vous engagiez à n'être contents pour personne de ce dont vous ne seriez pas contents pour vous-même, il se pourrait que si, au jour du jugement futur, vous ne bénéficiez pas de la vue de Dieu, du moins ne contristeriez-vous pas Celui qui est son signe. Il passera par-dessus l'utilité de 218
Entre le vrai et le faux.
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tous ceux qui croient au Qorân, si vous, vous passez pardessus son dommage. Et je sais parfaitement que vous ne le ferez pas. Ainsi moi-même, dans ce jugement, ai-je passé par-dessus l'utilité des gens du Qorân, mais vous, musulmans, vous n'avez pas passé par-dessus l'idée de m'occasionner du tourment. Aucun feu n'est plus ardent, pour vous, aux yeux de Dieu que de vous tourner nuit et jour, par mon intermédiaire, vers Dieu, et d'ordonner contre moi ce dont vous ne voudriez pas pour vous-même. Bientôt Dieu ordonnera entre vous et moi, et il est le meilleur des ordonnateurs.
PORTE 8 Dans l'explication, de la vérité de la mort et elle est vraie. Le résume de cette porte est que : Il y a pour le mot « mort » des infinités et des infinités d'acceptions auprès de Dieu, et lui seul les peut compter. L'une de ces acceptions est la mort évidente, naturelle, que chacun peut comprendre. C'est celle qui a lieu au moment même où l'on recueille le souffle de l'homme.
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Or, dans chaque acception que Dieu donne au mot « mort » celle-ci est vraie. Celle au sujet de laquelle tous les hommes ont le devoir de déclarer quelle est vraie, ce n'est pas cette mort si connue des créatures, c'est la mort, près de la manifestation de l'arbre de la vérité, a tout ce qui n'est pas lui219. Cette manifestation (de l'arbre) ne peut être confirmée que dans cinq rangs par la parole : « Il n'y a, pas de Dieu si ce n'est lui. Il n'y a pas de Dieu s » ce n'est Moi. » « Il n'y a pas de Dieu si ce n'est Dieu. » « Il n'y a pas de Dieu si ce n'est foi. » Il n'y a pas de Dieu si ce n'est Celui que tous connaissent avec certitude. » La vérité de la mort réside en ceci: au moment de la manifestation de l'arbre de l'Unité dont les cinq degrés sont ceux que nous venons de citer, tous doivent mourir, soit en niant la négation, soit en affirmant l'assentiment. Ce secret subtil, si toutes les mers des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux étaient de l'encre, elles ne pourraient l'éclaircir. L'essence de la question est ceci : celui dont la volonté West autre que la volonté de Celui que Dieu doit manifester, dont le désir n'est autre que Son désir, dont la 219
C'est en ce sens qu'Ali aurait dit dans le Naadj oul Baleglié : O hommes, mourrez avant que de mourir; faites votre compte avant qu'on vous le fasse, respirez avant d'être étranglés, obéissez avant qu'on ne vous mette sur les épaules un faix pesant et qu'on ne vous tire par force ».
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décision n'est autre que Sa décision, dont la sentence n'est autre que Sa sentence, dont la permission n'est autre que la Sienne, dont le terme n'est autre que le Sien, dont le Livre, n'est autre que son Livre, celui-là a compris la mort. En effet, alors `sa volonté n'est autre que l'essence il de la volonté de Dieu, son désir l'essence de Son désir, sa décision, l'essence de Sa décision, sa sentence, l'essence de. Sa sentence, sa permission, l'essence de Sa permission, son terme, l'essence de Soit ternie, son livre, l'essence du livre de Dieu. Donc quiconque est mort dans le, Point du Béyân a affirmé que la mort est vraie; sinon, tout ce qu'il a lu du Qorân et dit des prières ne lui a donné aucun fruit. Combien d'individus qui disaient : « la mort est vraie » et dont la volonté était autre que sa 220 volonté. Ils sont devenus des menteurs, et le mensonge de leurs paroles est devenu, évident aux yeux de Dieu. Et ainsi de suite, jusqu'à arriver au Livre. Et cependant Son Livre221, qui est le livre même de Dieu, est descendu sur ceux qui se considéraient comme les plus savants de ce monde, et la plume a honte de raconter ce qu'ils ont fait Pourtant nuit et jour (ces savants) disaient « la mort est vraie » et ils agissaient suivant son livre d'auparavant 222 . Ils faisaient montre de la religion islamique et se vantaient de leur science. Or, sur cette
220
La volonté du Bâb. Le livre du Bâb. 222 Le Qorân. 221
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relation (désormais) détruite 223 et qu'ils croyaient toujours posséder, ils acceptaient tout ce que Dieu a décidé pour lui 224 dans le Qorân. Et cependant, leur respiration même ne leur était pas licite, car ils ne respiraient pas dans, la foi de Dieu. C'est là le fruit de la science sans oeuvre dans le livre de Dieu225. S'ils eussent compris la mort, ils n'eussent pas résiste à leurs affirmations. Cependant ils affirment qu'elle est vraie, mais restent ignorants de Celui qui est créateur de cette vérité. Et c'est là cette mort qui, au jour du jugement, est utile à tous, et utile encore dans le Purgatoire jusqu'à ce que Dieu fasse lever le soleil de la vérité. Et j'entends par Purgatoire le temps qui s'écoule entre deux manifestations et non ce qui est connu des hommes après la disparition de leurs corps. En vérité ceci 226 est en dehors de ce que Dieu leur a donné comme devoir car, après leur mort, personne autre que Dieu ne sait ce qui leur adviendra. Or, ce qui est leur devoir, il faut que les hommes le connaissent. Quiconque voyage dans l'océan de la mort verra des choses étranges en nombre infini. Par exemple, quelqu'un qui serait mort au temps du prophète de Dieu, eut vu tous les états de tous ceux qui n'avaient pas cru à Mohammed. Et il les eut vus tous depuis le monde de l'abstraction jusqu'au monde de la limite; négation absolue, feu complet. Il eut vu tous les rangs attribués a ceux qui ont 223
Qui existait entre le Qorân et Dieu et par suite entre les musulmans et la Divinité. 224 Le Bâb. 225 Dans un hadis il est dit : la science sans les oeuvres est comme un arbre sans fruit, comme une flèche sans arc. 226 Le Purgatoire après la mort.
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cru en Mohammed depuis le monde de l'abstraction jusqu'au monde de la limite, et ces rangs sont ceux attribués à l'arbre d'affirmation, au Paradis du Prophétisme. Le premier 227 n'était pas mort, le second l'était. Le premier, parce qu'il n'était pas mort, était anéanti dans la «négation » et le second, parce qu'il était mort, était vivant dans son affirmation ! Aujourd'hui est manifesté le fruit de la mort des croyants; combien leur mention est aimée de Dieu et des créatures croyantes. C'est de leur multiplication que proviennent tous les croyants d'aujourd'hui. Le fruit de la non mort des non croyants est d'abord qu'il ne reste pas de mention d'eux, puisque si leur existence s'est multipliée, leur descendance n'est pas satisfaite de la relation qui les unit à eux. Peut-être, cherchent-ils à se dégager de cette relation car si, aujourd'hui, quelqu'un dit du premier arbre qu'il est le contraire de la vérité, il cherche du moins a se dégager de tout ce qu'on en a pu dire et demande à Dieu le châtiment pour ce premier arbre. En cette année 1270, de même que l'arbre de la vérité a progressé, de même ceux-ci, a leur tour, sont ils descendus plus bas. Mais, comme les spectacles sont devenus divers, le Témoin seul peut les différencier qui se manifeste de Dieu, car lui connaît toute chose en sa vraie place. Et s'il veut différencier l'atome de feu de l'atome de lumière, il le peut. Si quelqu'un laisse pénétrer en son cœur quoi que ce soit qui soit indigne du point du Béyân, au moment même où 227
Celui qui n'a pas cru en Mohammed.
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cette idée pénètre en lui, l'ordre de mort n'est pas donné. Et ceci est aussi subtil que cela, peut-être plus subtil encore. Ne peuvent ! le comprendre que les gens perspicaces. Depuis l'essence même de la sublimité de l'Unité jusqu'au plus bas rang du monde de la limite, l'acception du mot « mort » est vraie. Par exemple, si quelqu'un trouve dans un texte une lettre B écrite à la place d'un A, s'il efface ce B et met à la place un A, celle oeuvre est de celles qui sont attribuées à l'ange de la mort. Il est, en effet, manifeste que dans celle oeuvre, il a fixe celle lettre à son rang. S'il ne le lait pas, alors ce B prie toujours Dieu en ces termes : « O Dieu ! prends mon esprit et fais-moi vivre. » Si Dieu veut accepter sa prière, il enverra une inspiration à l'un de ces amis : « Prends l'esprit de sa qualité de B et donne-lui celui de A. » Dès lors, on pourra lire clairement le mot, car auparavant son sens était modifié. Après le mot Allah, pour écrire le mot A'zem, il faut nécessairement écrire un A. Si l'on écrit un B, le sens que l'on avait voulu ne se manifestera pas. Il en est ainsi dans les questions d'ordre général comme aussi dans les plus petits détails. Les hommes perspicaces et minutieux le comprennent. Si tu trouves en haut de ce papier quelque chose qui ternisse sa blancheur et si lu l'effaces, alors c'est une « mort » dans laquelle se trouve la « vie » de ce papier. En vérité, il en est pour l'homme comme pour cette feuille de papier, quand on lui enlève de l'âme ce qui est nuisible à sa foi.
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Si, auprès de quelqu'un qui ne croit pas, se trouve un papier, celui qui dit «Je suis mort » ne doit pas lui prêter la moindre attention. Il ne doit même pas le regarder parce que ce papier est des rangs du feu, feu lui-même. Si, ait contraire, ce papier se trouve entre les mains de celui qui croit à Dieu, -il faut alors en prendre soin comme on prend soin de soi-même, car ce papier est des rangs de la lumière. Et (cette mort) est un ordre qui, ait moment même où elle est plus évidente que toute évidence, est cachée plus que lotit ce qui est caché. Quiconque connaît la mort, sera toujours mort auprès de Dieu : Il ne voudra que ce que Dieu voudra. Cette mort, c'est mourir ait Point dit Béyân, car ce que Dieu veut ne se manifeste que par la volonté du Point du Béyân. C'est là la vérité de la mort pour qui vent mourir auprès de Dieu. Dieu, en ce monde, n'a créé rien de plus précieux que la mort auprès de lui. Tous les hommes désirent que leur volonté soit celle de Celui que Dieu doit manifester, mais ils ne feront pas honneur à leur parole et à leur amour quand il se manifestera. Tous ceux qui croyaient ait Qorân s'étaient jurés à eux-mêmes que si Mohammed revenait à la vie de ce monde, ils n'objecteraient à ses paroles ni de pourquoi? Ni de comment? Or, en vérité, Mohammed est revenu à la vie de ce monde dans un rang plus sublime encore que celui dans lequel il avait été manifesté au début de sa manifestation, car cette
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manifestation-ci est celle ou l'on recueille le fruit de la première. Et voilà que tous ceux qui disent : « Mohammed est le Prophète de Dieu!» sont restes dans l'ignorance et n'ont pas cru à -sa manifestation ultérieure ! Ils n'ont pas été contents pour lui de ce dont ils sont contents pour euxmêmes au sujet du lien228 qui les lie à l'islam. S'ils en eussent été contents, ils n'eussent pas fait à son égard ce qu'ils ont fait; Car ces choses sont des choses qu'un musulman ne petit admettre à l'égard d'un musulman. Voilà quel est le rang de la créature auprès de Dieu! Ce par quoi est prouvé le Prophétisme du Prophète d'auparavant, prouve encore l' « ordre » aujourd'hui, mais tous restent dans l'obscurité. L'on ne petit compter le nombre de personnes qui se prétendent musulmanes et qui, cependant, n'ont pas cru en Mohammed à son retour; si ce n'est ceux que Dieu a voulu. Et cela, jusqu'au point que s'est manifesté ce qui s'est manifesté. Quel feu petit être plus violent, pour ceux qui ne l'ont pas connu, que leur méconnaissance de celui qui leur a donné l'islam comme religion et le Qorân comme livre. Il n'y a de grandeur pour- personne dans sa vie à venir si ce n'est qu'il bénéficie de la vue de son Seigneur et fasse parvenir r aux hommes les ordres de son Seigneur. Il faut qu'il se sépare entièrement de lotit pour se tourner vers Dieu, ainsi qu'il y a été destiné. Voilà la grandeur dont chacun se glorifie. Si quelqu'un vient à dire : « Nous ne l'avons pas connu au début de sa manifestation, » il lui sera répondu que c'est 228
Ils le déclarent mécréant.
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Lui, le premier, qui, dans le monde des atomes, répondit quand Dieu interrogea : « Ne suis-je pas toit Seigneur? » C'est lui qui le premier répondit : « Oui»> tu l'es. Et tu es le très saint. Il n'y a pas d'autre dieu que loi. En vérité tu es le Seigneur de lotis les mondes. » S'ils disent : « Nous n'avons pas su que c'était la manifestation de Dieu; » le Qorân, qui est le Livre de Dieu, n'est-il donc pas auprès d'eux? Alors, quand ils virent ou entendirent que les versets de Dieu se manifestaient de quelqu'un, il ne pouvait plus y avoir ni doute, ni hésitation pour les gens intelligents que ce quelqu'un était l'être même de Dieu manifesté et que les versets d'auparavant venaient de lui, ainsi que viennent de lui, les versets d'après? Celui qui, le premier, répond à Dieu, devient la première créature 229 . C'est ainsi qu'auparavant on disait que le premier qui répondit était Mohammed. Il était donc la première créature, ainsi que tous les hommes le croient aujourd'hui. S'ils disent « cette réponse a été donnée dans le monde premier des atomes, » c'est aujourd'hui même le monde premier des atonies. En effet, le plus haut degré de l'arch des Cieux 230 est cette terre même sur laquelle siège sa manifestation. En effet, Dieu, dans l'éternité passée comme dans l'éternité à venir, était également loin ou proche de toutes choses. Rien, relativement à lui, n'est plus proche que rien; rien n'est plus éloigné que rien, soit que 229 230
La volonté Primitive. Sur lequel, suivant les musulmans, Dieu est étendu.
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l'arch soit au sommet des cieux ainsi que quelques-uns l'imaginent, soit que cette arch ne soit que le siège de l'arbre qui parle de la part de Dieu. Or, cette croyance n'est due qu'à l'imagination et à une (erreur) de pensée. Dans les termes techniques des gens de vérité, la signification (du mot arch), est l'endroit de la manifestation divine. Ainsi tous, quand ils vont en pèlerinage visiter (lit tombe) du Seigneur des confesseurs disent ce qui est écrit dans le hadis : « Celui qui va visiter (la tombe) de Housseïn et connaît la vérité de son Témoignage est comme celui qui a été voir Dieu en haut de son arch. » Il est dès lors évident aux yeux des gens de cœur que ce lieu même 231 est l'arch de Dieu, et c'est aussi l'arch de Mohammed. Vraiment, il semblerait que personne n'a pu progresser du monde de contingences. Tout ce que l'on entend dire de tous les autres mondes est authentifié dans celui-ci. Par exemple, dans ce monde-ci, Ali, l'Emir des Croyants, est le premier croyant à Mohammed : ceci est une preuve que dans tous les mondes il était croyant. Tous les mondes sont donc authentifies à l'ombre de ce monde-ci, et c'est dans ce monde-ci qu'ils se manifestent pour les gens intelligents. Heureux donc celui qui voit chaque chose dans sa vérité et ne va pas se créer des imaginations qui n'ont aucune vérité 231
La tombe de Housseïn.
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aux yeux de Dieu non plus qu'à ceux des maîtres d'intelligence. De toute éternité la manifestation de l'Essence divine était dans l'acte même d'être cachée, et son acte d'être cachée était dans sa manifestation même. Tout ce qu'on dit au sujet de la manifestation de Dieu n'a pour but que l'arbre de la Vérité qui ne démontre rien autre que Dieu. Et cet arbre était et est l'envoyeur de tous les envoyés, celui qui fait descendre tous les livres (révélés). De toute éternité, l'arch de sa manifestation, son action d'être caché était au milieu des créatures, et il l'a manifesté à chaque époque par ce qu'il a voulu. C'est ainsi qu'au moment de la descente du Qorân, c'est en manifestant Mohammed qu'il a manifesté sa puissance; et, au moment de la descente du Béyân, c'est en manifestant le Point du qu'il a manifesté sa puissance. Lors de la manifestation de Celui qu'il doit manifester, c'est par Lui qu'il confirmera sa religion, de la façon qu'il le voudra, dans l'étendue qu'il le voudra. C'est Lui qui est avec toute chose, alors que rien n'est avec Lui, c'est Lui qui n'est pas dans une chose, qui n'est pas sur le dessus d'une chose, qui n'est pas avec une chose. Quand on parle de son extension sur l'arch, c'est de l'extension de sa manifestation (que l'on veut parler) sur la Puissance, et lion cette arch matérielle qui voudrait dire le canapé ou le siège (placé) au plus haut des terres, ou dans le neuvième ciel ou dans le huitième ciel des cieux232. De toute éternité passée, dans toute éternité future, Dieu était et est, et personne ne l'a connu ou ne le connaît, car 232
Allusions aux croyances chiites et aux discussions entre les docteurs.
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ce qui est autre que lui est sa créature créée ou qui sera créée sur son ordre. Et lui est plus élevé que toute mention ou toute louange, il est plus saint que tout attribut ou semblable. Bien ne le petit comprendre et lui comprend toutes choses : quand nous disons que ri en ne le comprend nous le disons relativement à son spectacle en ce monde, qui est celui que Dieu doit manifester. Il est trop haut et trop élevé pour que les gens qui font signe puissent faire une allusion directe à Lui, et Celui que Dieu doit manifester est sa première créature. La mention de son nom retourne au cœur de Celui que Dieu doit manifester, et lui-même et son cœur sont des créatures de Dieu. De toute éternité Dieu était le Seigneur et il n'y avait personne sur qui l’autorité fut exercée; de toute éternité Dieu était l'Aimé, et il n'y avait pas d'amants; de toute éternité Dieu était puissant et il n'y avait personne sur qui pût s'exercer la puissance; de toute éternité Dieu ,était le savant, et il n'y avait rien de connu; de toute éternité Dieu était l'unité, et il n'y avait pas de nombre. Quand nous disons que de toute éternité Dieu était l'unité, et qu'il n'y avait pas de nombre, c'est parce qu'au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester le nombre de l'unité doit croire a lui, leur cœur ne démontrera que son unité, et il n'y a pas d'autres nombres qu'aux. Il en est de même pour tous les noms et attributs. Ne t'arrête pas aux nombres, car, de toute éternité, Dieu était l'Unité.
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Si, dans cette manifestation tu n'es pas convaincu, du moins, l'es-tu de la première233. Or, tu vois tous les noms et tous les attributs pour le Prophète de Dieu. Si tu veux dire qu'il est le « Sultan » tu verras dans sa confession, que chacun se vante d'être son esclave; et vraiment Sa Souveraineté 234 est trop haute pour qu'on la compare à celle d'un Sultan. Si tu veux dire qu'il est le puissant, tu verras des gens doues de puissance qui lui obéissent dans son ombre et qui m'enorgueillissent en disant « nous sommes de sa nation. » Et la Puissance de Son essence est trop haute pour qu'on la puisse comparer à cette puissance : si tu veux dire « Lui est savant » lu verras des gens doués de science qui se glorifient de la relation qui les relie à lui. Et la Science impartie à Son essence est trop haute pour que tu ailles la comparer à la science des Oulémas. Si tu veux dire : « Il est celui qui ordonne » tu verras de nombreuses personnes douées du pouvoir d'ordonner qui se glorifient d'être sous ses ordres, et cependant Sa Souveraineté est trop haute pour qu'on puisse la comparer à celle des spectacles de ses ordres. Vois par toi-même qu'il en est de même pour tous les noms et tous les attributs. Tu verras alors que : l'esclave, au moment même où il est savant, il n'y a pas d'autre savant que Dieu; au moment ou il a la puissance de décréter un ordre, il n'y a pas de puissant si ce n'est Dieu. Dans chaque manifestation, tous ceux qui y croient sont des traces de ses effets. 233 234
Celle de Mohammed. La Souveraineté de Dieu.
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C'est ainsi que si tu examines depuis la première manifestation qui est celle du premier Adam, jusqu'à la fin qui n'a pas de fin, tu ne verras aucune chose que par Dieu, et tu ne peux arriver à la connaissance du spectacle de sa Divinité si ce n'est par l'arbre de sa manifestation qui est la Volonté Primitive. Autre que cela n'est pas possible dans ce monde de contingences. C'est là le sens de la parole du Seigneur des témoins235, sur lui soit le salut : « O mon Dieu, j'ai compris par les diversités des influences et par les différences des étais du monde que ton but envers moi était que, dans chaque chose, tu te fisses voir à moi, afin que je ne t'ignore dans aucune chose. » Car c'est là le fruit de l'existence de toute chose, qu'on sache que toute chose est stable de par la volonté primitive, et que, dans aucune chose, on ne voie rien que la manifestation de Dieu, suivant la qualité de chose de cette chose, c'est-à-dire, suivant la mesure qu'elle peut contenir, le rayonnement de la manifestation. Car sinon, la manifestation est égale pour toutes choses. En effet, l'un des modes de la manifestation c'est les versets de Dieu : or, de cette même source d'ou coulent les versets relatifs au Prophétisme d'un Prophète, ces versets descendent aussi, suivant ce qui est digne (du feu). La relation de cette manifestation des versets est donc égale sur ces deux choses : la première est le plus haut degré de l'affirmation, la seconde le plus bas des degrés de la négation. 235
Housseïn.
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Si tu vois vraiment ce sens dans la manifestation des versets, tu le verras aussi dans la manifestation de l'être. Cela ne veut pas dire que tu puisses en toutes choses contempler l'Essence de Dieu, car cela est impossible : vraiment il est trop élevé pour être soit dans, soit avec, soit avant, soit après, soit au-dessus, soit au-dessous d'une chose. Tout ce dont la qualité de chose est authentifiée par Lui, c'est par l'intermédiaire de sa Volonté qu'elle l'est, et cette Volonté subsiste par elle-même. De toute éternité tous les noms étaient á son ombre, et elle existe á l'ombre de Dieu. La condition de la Volonté est celle du Point du Béyân, car, dans aucune chose, rien n'est manifeste qu'un rang des rangs de sa manifestation. Ce n'est pas que le but de celui qui prononce ces paroles soit que l'on puisse voir dans chaque chose l'essence de la Volonté, qui est l'essence du Prophète de Dieu : peut-être ne peut-on voir en chaque chose que sa qualité de chose authentifiée par Lui. Par exemple, si quelqu'un dépense mille miscals d'or dans la route de la maison de Dieu236, dans cette oeuvre on ne peut rien voir d'autre que l'ordre que le Prophète de Dieu a ordonne de la part de Dieu. Il en est de même si tu dis « d'où vient la vérité de l'être de l'or? » Elle retourne, certes, a un ordre qui retourne á l'arbre de la vérité, quoi que cela se soit passé dans une manifestation de ses manifestations passées. Car aucune chose n'existe, qu’on puisse appeler chose, sans que sa qualité de chose ne soit authentifiée par sa Volonté. Et cette volonté subsiste par elle-même à l'ombre de Dieu. C'est elle le Qaf qui tourne éternellement 236
Pour l'orner.
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sur lui-même 237 , c'est elle qui n'a jamais prouvé et ne prouve que Dieu même, le Très-Haut, ce Dieu pour qui sont les noms bons dans les invisibilités des cieux, de la terre et de ce qui est entre. Il n'y a pas d'autre Dieu que lui, le Vainqueur, l'aime. Pour chaque nom, il y a un nommé. Si par exemple, on dit Dieu azz o Djell, il y a certainement, dans sa Volonté Primitive, deux spectacles qui doivent être mentionnés, et de toute éternité passée et future ils sont fixés comme ne démontrant que Dieu. Heureux celui qui ne voit rien sans y voir la manifestation de soit Dieu, qui ne se repose sur rien si ce n'est par l'intermédiaire de Dieu, et ne croit pas en Dieu ce qu'il croit en ses créatures. Car Dieu est très pur et n'est dans aucune chose. Il ne peut être trouvé d'aucune chose, il ne se fixe sur aucune chose et ne se peut terminer à aucune. Il ne peut être mentionne par l'intermédiaire d'aucune chose et chaque chose autre que Dieu est sa créature, qui ne peut jamais le connaître tel qu'il est. Personne, si ce n'est lui-même, ne peut unifier soit essence. Ce que l'oit connaît de la Volonté n'est autre que l'être de la Volonté, et quiconque connaît les contingences sait qu'elles sont le rayonnement de la Primitive Volonté 238 et par conséquent qu'elles ne peuvent faire connaître Dieu. Toutes choses par l'intermédiaire desquelles les créatures veulent connaître Dieu ne sont que des choses par lesquelles 237 238
Le Qâf de qoun. Ce qui veut dire que les qualités par l'intermédiaire desquelles la Volonté veut faire connaître Dieu, retournent à l'être même de la Volonté.
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celles-ci ne peuvent connaître que ce en quoi a rayonné la Volonté. En vérité, Dieu Ires haut lie petit jamais être connu en Son essence, ne petit jamais être compris) lie petit être sanctifié. Il n'y a de route vers lui pour personne. Tous sont impuissants à le connaître, et personne ne petit se fixer à l'ombre de son unité et de soit absolu. Toutes les choses ont toujours été authentifiées par Soli, essence, par Son existence, par Soit abstraction, par Sa primitivité, par Sa fin, par Sa manifestation, par Soit action d'être caché, par Sa pureté, par Sa Vérité239. En vérité, Dieu est dans le plus haut degré de la stabilité de Soit empire, dans la plus haute puissance de Sa sainteté. Il est pur de /otite mention, de toute louange, de toutes qualités et de foules grandeurs. Toujours Dieu était unique, unicissime 240 , vivant, stable et éternel dans le passé, éternel dans l'avenir, celui en qui l'on petit se fier. Il n'a jamais pris de compagnon pour lui-même : il n'a jamais eu d'enfant. Tout ce qui n'est pas Lui est sa créature, créée sur son ordre.- Toujours Il est dans Soit existence sans besoin d'existence, et Soit essence, de par Soit essence, n'a besoin de rien. Comment lie serait-il pas sans besoin d'autre que lui, dit moment que Soit essence est pure dans Son essence, et n'a besoin de personne. Il est 239
Ce qui veut dire chaque chose existe par Son existence, commence par Son commencement, etc. 240 Je ne vois que et, barbarisme pour traduire la pensée de mon auteur.
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pur, libre, sublime au point qu'il est digne de sa sainteté et de sa grandeur. Toujours il était très haut, très élevé.
PORTE 9 Dans l'explication de la Vérité du Tombeau. Le résumé de cette porte est ceci que : Pour chaque esprit est un tombeau qui lui est prédestiné dans la limite de son rang241. Tous les esprits aboutissent au jour de Celui que Dieu doit manifester, à Celui dont la résurrection est la résurrection de tous, le surgissement, le surgissement de lotis, la création, la création de tous, et dont la sortie du tombeau est la sortie du tombeau de lotis. C'est ainsi qu'il en est dans le Point du Béyân. Au moment même où le spectacle de la Divinité ordonna la résurrection du Prophète de Dieu, de lui-même, c'est à ce moment qu'a eu lieu la résurrection de tout ce qui ressuscite a son ombre, auprès de sa résurrection à lui. C'est ainsi que du haut des terres, tout ce qui est ordonné aujourd'hui l'est dans la religion islamique, et, de même qu'est venu l'ordre de la résurrection du Prophète de Dieu, cet ordre viendra aussi pour ceux qui ont cru à sa religion, dans une route plus élevée 242. 241 242
Il est à peine besoin de dire que ce tombeau est le corps. On m'a donné l'explication suivante de ce passage : « Le spectacle de la Divinité, c'est-à-dire le Bâb, donne l'ordre de la résurrection de Mohammed qui, nécessairement, croit à lui. De même les
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Tous les esprits vrais qui seront guidés par le Béyân retournent à la première personne qui, au jour du jugement, dans le inonde des premiers atomes, a répondu à la question de Dieu et a, le premier, affirmé son unité243. Tous les esprits non vrais retournent à l'arbre de négation à l'époque de sa manifestation. C'est ainsi que les esprits non vrais du Qorân, par le fait que (cet arbre de négation) a ressuscité, tous sont ressuscités à son ombre; tandis que les esprits vrais, comme l'arbre de l'assentiment s'est élevé, tous se sont élevés a son ombre. Cela ne veut pas dire que l'esprit de toute personne douée d'esprit aille se conjoindre avec un autre esprit, non. Tous sont, au contraire, dans les places qu'ils peuvent occuper 244 . Par exemple, les Lettres du Vivant, dans la possibilité de leurs cœurs, sont ressuscitées à la première résurrection, sans que cependant leur esprit dépasse les
croyants en Mohammed ressuscitent et s'inclinent plus bas encore que leur maître : c'est en ce sens qu'il faut prendre ici le mot « élevée. » Je ne puis admettre cette explication. Je crois que cela veut dire de même que l'ordre de la résurrection de Mohammed est venu, et nous avons vu plus haut que tous les musulmans ont ressuscités à son ombre, de même viendra, au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, l'ordre de la résurrection de ceux qui ont vraiment adopté sa religion et ont démontré la véracité de leur croyance, en croyant en moi. Or, comme nia manifestation est supérieure à celle de Mohammed, c'est pourquoi ils sont musulmans, mais dans une route plus élevée. 243 Le premier qui répond aujourd'hui est le Bâb, qui est ainsi la première création c'est à sa demande à lui que répondent les autres. 244 Suivant leurs forces.
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bornes possibles à eux assignées245. Il en est absolument de même pour les croyants qui sont à l'ombre de ces lettres. Et le tombeau dans lequel tous seront interrogés est dans ce monde de contingences. Et ils seront interroges tout d'abord sur la première parole 246 jusqu'à ce qu'ils passent, par toutes les questions. De même, celui qui est autre que le bon qu'embrasse la science de Dieu sera interrogé sur l'arbre de négation. Et c'est là le sens de ce hadis évident que, au jour du jugement, l'Emir des croyants, sur lui soit le salut, affirmera sur le Syrat, entre les mains de Dieu : « Tout ce qui est bien est de moi, » et les lettres de négation affirmeront « Tout ce qui est mal est de nous. » Les rangs bons sont multipliés sans fin dans ce monde visible et il en est de même pour les mauvais. Par exemple, si dans mille années, un individu en contraste un autre, c'est à cause de la façon dont la seconde 247 parole de négation a contristé quelqu'un dans la première manifestation. Tous les rangs multipliés de la négation retournent à elle, et tous les rangs de l'affirmation dérivent et retournent au premier croyant, et celui-ci retourne à 245
Les lettres du Vivant sont dans le premier rang du Paradis. Tous les esprits qui arrivent au Paradis, n'y sont pas dans un même rang : chacun y est suivant sa mesure. 246 Alesto Rebbikoum? 247 Omar.
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Dieu. De telle sorte que si Dieu ne le fait pas ressusciter de lui-même, il ne ressuscitera pas de lui-même. L'arbre de négation, lui aussi, dans sa limite, retourne à Dieu, car si Dieu ne le faisait pas ressusciter (en disant) « c'est là le premier arbre » (de négation), lui-même n'en saurait rien, non plus les autres. Voilà ce qu'est le Tombeau Universel de toutes les multiplications. Aujourd'hui, quiconque on interrogera sur sa foi en Dieu et en ses versets du Béyân et qui répondra, son tombeau se remplira de lumière, et les anges de la miséricorde -descendront vers lui. S'il ne répond pas, son tombeau s'emplira de feu et les spectacles du châtiment descendront sur lui, c'est-à-dire sur son être particulier, car il n'est qu'un état des étais de l'arbre universel de négation. De même, celui qui répond à Dieu est un état de la lumière universelle, et par lui sont mentionnés Bachir et Moubacher; pour l'autre, le contraire. C'est ainsi qu'a chacun, l'affirmation que le tombeau est vrai, donne son fruit. Si quelqu'un est des lettres « elliyines, » il retournera à ces lettres (mais il se peut) qu'ensuite, dans une autre création248, il s'en sépare. Ce n'est donc pas que son être devienne l’être « des elliyines. » Donc, quiconque a cru au Livre de l'Elif249, est retourne à la foi du Qaf 250 : c'est de là qu'il s'est répandu dans cette création du Qorân et qu'il s'est assimilé la religion 248
Il s'en sépare en ne croyant pas à la nouvelle manifestation alors que l'essence des lettres a elliyines » y croit. Il n'est donc pas « elliyine » pour l'éternité. 249 Evangile. 250 Qorân.
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islamique. Peu à peu, son temps aboutit au temps de la descente du Béyân : il retourne -â lui, et par lui, se répand dans cette dernière création autant que Dieu voudra. Alors il retourne à son livre et après lui, se répand dans cette dernière création autant que Dieu voudra, car il n'y a pas de limites au bienfait de Dieu. Il en est de même à l'ombre (de la négation). Si quelqu'une des lettres de l'élif n'a pas cru, elle retourne au premier qui n'a pas cru au prophète de Dieu. Il s'en est donc séparé (des lettres « elliyines » ) dans les non elliyines du Béyân. Il était dans le plus vif des de 0 rés. Puis il est retourné à la première parole de négation du Béyân; puis il s'en sépare et voyage dans son anéantissement jusqu'à ce qu'il retourne au premier qui ne croit pas à Celui que Dieu doit manifester. Puis il s'en sépare encore. Dans ces divers mondes, ses vêtements sont du feu, même s'ils sont en soie, et le lieu de son séjour est le feu, même s'il est sur le trône le plus élevé de la terre, et sa nourriture est de même (du feu). Les vêtements des autres (les croyants) sont faits de ce qui est créé dans le Paradis, leur siège est le plus haut siège du Paradis, et leur nourriture les fruits les plus succulents du Paradis, même s'ils ne sont revêtus que de coton, s'ils ne s'associent que sur le sol nu, s'ils ne se nourrissent que de feuilles de laitue. Aucun croyant ne voit prendre son esprit251 sans que son tombeau ne devienne un jardin du Paradis. Tout ce qui aime se trouve auprès de lui, dans son tombeau, car Dieu 251
Par fange à ce prédestiné.
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l'y crée. Il en est ainsi pour le contraire 252 . Il n'existe personne qui ne croie pas au Béyân, sans que ce qui lui advient du châtiment de Dieu soit tel que la plume n'a pas la force d'en supporter (la narration). Si quelqu'un veut voir dans ce inonde tout le bienfait descendu au sujet de l'arbre d'assentiment, il verra que les rangs multipliés de cet arbre jouissent, chacun suivant sa mesure, de ce que Dieu leur a octroyé : de même, s'il veut voir le châtiment de Dieu, qu'il regarde ce que Dieu a fait descendre au sujet de l’arbre de négation; et (il verra) que les rangs multipliés de cet arbre seront, comme lui, châtiés; de même que tous les rangs multipliés des « elliyines » seront, comme l'arbre d'assentiment, dans la jouissance. C'est la l'explication de la vérité de ce tombeau, et l'on ne peut Voir personne qui ait cru à cette vérité réelle 253 et qui ait compris (ce qu'il disait) en affirmant « le tombeau est vrai. » Quiconque a compris l'explication de Dieu dans sa vérité, affirmera « que le tombeau est vrai. » Aucun esprit rie dépasse ses limites : par exemple, l'esprit qui s'attache à une créature est toujours créature; l'esprit qui s'attache à la vérité est toujours vrai, et l'esprit qui démontre Dieu l'a démontré et le démontrera de toute éternité, et, pour ce dernier, il n'y a ni place fixe, ni limite. 252
C'est-à-dire que le contraire, c'est-à-dire le non croyant, voit des effets contraires. 253 Telle que je l'explique aujourd'hui.
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Personne n'existe sans que, le moment de sa mort venue, Dieu, dont l'empire est sublime, envoie les anges qui le sanctifient, qui le glorifient, qui l'unifient, et qui sont proches de Lui, pour l'élever jusqu'à ce qu'ils lui aient donné place au plus haut des cieux. Il ne sera en aucune façon contristé après sa mort, s'il était croyant a ce que Dieu a fait descendre dans le Béyân, et ce, jusqu'au jour de sa manifestation254 . Au début de sa manifestation sa foi (au Béyân) ne sera plus admise, exactement comme pour ceux qui sont morts depuis le début de cette manifestation (ci) (ayant foi dans le Qorân), mais ne la donnant pas au Béyân. Aucun parfum du Paradis ne souffle pour ceux-là. Il en est de même si, après la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, quelqu'un, soit parce qu'il accepte immédiatement en disant oui, ou qu'il accepte par le seul fait de faire signe qu'Il est la vérité, pendant l'espace de temps qu'il mettra a dire ce oui ou a faire ce signe, le Béyân ne lui sert plus de rien. (Actuellement) personne de ceux qui ne croient pas au Béyân ne peut mourir sans, qu'après sa mort, il ne puisse jouir d'aucune des choses bonnes, et la plume a honte de mentionner ce qui est préparé pour lui. Heureux celui qui meurt croyant à celui que Dieu doit manifester et à ses paroles, car c'est celui-là celui qui croit au Béyân et à ce qui y est descendu. Et pour le croyant il n'y a ni fin ni limite au bienfait de Dieu. Les gens du Paradis sont éternellement au Paradis, excepté ceux que Dieu veut, de même que les gens du Qorân étaient toujours dans le Qorân et se sont manifestés dans le nombre que Dieu a voulu, au moment de la manifestation 254
Celle de Celui que Dieu doit manifester.
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du Béyân. Car c'est par la Volonté du Point du Béyân que se manifeste la Volonté de Dieu. Les gens de feu persistent éternellement dans le feu, si ce n'est ceux que Dieu veut. Et cette volonté se confirmera au jour de Celui que Dieu doit manifester pour les gens de science. Par exemple, les Lettres de l'Evangile étaient dans le Paradis jusqu'avant le moment où fût suscité le Prophète de Dieu, s'ils avaient agi conformément a ce que Dieu avait fait descendre (dans leur livre). Au moment même où fut suscité (Mohammed, ils tombèrent sous) l'ordre du feu. Et si pendant le temps (que dura ce jugement dernier), l'un d'entre eux s'est trouvé guidé (a embrassé l'islam), alors pour lui devient véridique la parole « celui que Dieu veut », car il se sauve du feu et entre dans le Paradis. Les croyants au Qorân et à ce qui y est descendu se trouvaient dans le Paradis, si ce n'est ceux que Dieu voulait. Au cas où pas un seul d'entre eux ne croirait au Béyân, tous sont sortis du Paradis et entrés dans le feu. De toute éternité, le spectacle universel de la Volonté s est manifesté et s'est élevé dans chaque manifestation. Au commencement de la Nuit 255 , qui doit être appelée le Purgatoire, la volonté cachée de Dieu fait entrer qui elle veut dans le Paradis et empêche qui elle veut d'y entrer. Personne ne la connaît, cette Volonté, si ce n'est celui qui 255
La nuit veut dire ici la disparition, la mort, le coucher du Soleil de la Vérité. Il ressort de cette phrase que le Purgatoire n'est autre que la période de temps qui s'écoule entre deux manifestations.
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ne dépasse pas les limites du Béyân256, car alors celui-là devient digne que sa volonté soit le reflet de la Volonté d'avant lui257. Car, sans cela, chaque j ou r la Vol on té de Dieu est dans une condition nouvelle258. Il arrive souvent que le spectacle de la Volonté Universelle, dans le Purgatoire, ouvre à ses propres témoins, une des portes de la connaissance. Mais ses témoins n'ont pas la force de le supporter259. Il en a été ainsi depuis le début de la manifestation du Prophète de Dieu jusqu'à sa résurrection d'aujourd'hui. Ayant cette manifestation, du moment de l'ascension de Jésus, ceci était caché260; C'est ainsi que du moment de la mort (matérielle) du Prophète de Dieu jusqu'au début de la descente du Béyân, la Volonté cachée se trouvait parmi les créatures. Personne ne la connaissait, car de toute éternité dans là passé, de toute éternité dans l'avenir, elle résidait dans le Point Primitif, pendant que les lettres du Vivant étaient à leurs places, et les lettres « elliyines » et les autres étaient également à la leur. 256
En réalité, le seul qui soit dans ces conditions, est celui que Dieu doit manifester. 257 Celle du Bâb, en l'espèce. Ce ternie indique bien que la pensée du Bâb accepte notre interprétation de la note 2. 258 Paraphrase de la sourate LV verset 29 du Qorân. 259 On peut voir ici une allusion à bien des invocations, dans la religion musulmane. En tout cas peut-on prétendre que c'est en vertu de l'ouverture d'une de ces portes que Chéikh Ahmed Ahçahi et Seyyèd Kazem Rechti ont pu être les précurseurs du Bâb. 260 Vraiment, chacune des lignes de ce texte mériterait d'être commentée, mais j'imagine que l'Europe s'intéressera assez peu à ce travail, pour que je n'aie pas besoin d'en augmenter l'ampleur dans des proportions considérables.
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Toutes les créatures sont aidées par elle et elle connaît toutes choses pendant que rien ne la connaît. Mais quiconque se dépouille complètement de tout vers elle, elle l'aide certainement et d'une route que celui-là même ne connaît pas. Car Dieu est le maître, le Tout-puissant, le savant.
PORTE 40 Dans l'explicitation de l'interrogation tombeau.
des anges au
Le résumé de cette porte est ceci que : Au jour du jugement les croyants à Celui que Dieu doit manifester interrogeront les hommes (leur demandant : « Sur quoi se base votre religion? » Et les (hommes répondront) : « Sur le témoignage du Béyân. » Et si ce jour ils sont croyants aux versets de Dieu, ils répondront aux anges 261 par le témoignage que Dieu a fait descendre auparavant et dans lequel ils ont été instruits, sinon, le témoignage de Dieu est complet sur eux. Comme ils n'y ont pas ajouté foi, la parole de châtiment est confirmée sur eux. Puis, les anges, retournant vers Dieu, lui rapporteront l'explication des états (des hommes). Alors si Dieu répond que l'un d'entre eux est croyant, les versets de la 261
Remarquez qu'ici c'est le mot « anges » qui intervient, alors qu'au début, il s'agit de croyants au Béyân.
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miséricorde descendront sur celui-la, sinon ce sera la parole du châtiment. Tout ce que Dieu fera descendre sur lui en ce jour (récompense ou châtiment) sera exécute. Il en est exactement de même pour le Point du Béyân : ce qu'il a fait descendre au sujet d'un chacun est confirme Jusqu’au jour du jugement; les spectacles de la négation dans le feu, les spectacles de la lumière dans l'assentiment. Les premiers sont châtiés, dans ce qui est autre qu' « elliyine » et les seconds jouissent de la miséricorde que Dieu fait descendre sur les lettres « elliyines. » Et c'est là le bienfait qui n'a pas son pareil, jusqu'au jour du jugement. Tout ce qui est ordonne à son sujet dans ce tombeau retourne à lui dans le tombeau matériel262. S'il est croyant, son tombeau est un jardin des jardins du Paradis; s'il est autre que croyant, son siège est un siège de feu, de même qu'il était mort durant sa vie, aux yeux des gens de science. Si le croyant est assis dans la poussière, cette poussière est une partie des parties du Paradis, au jour du jugement, si Dieu Très-Haut le permet; sinon, cela devient une terre de feu, sur l'ordre de Dieu Très-Haut. Aujourd'hui le retour des anges vers Dieu et leur explication à Dieu est le retour des témoins de Celui que Dieu doit manifester à lui, car personne n'a eu et n'a de chemin pour parvenir auprès de l'Essence éternelle, ni au début, ni dans le retour. Dieu est pur de ce à s'appliquer le mot « chose » des le passe comme dans l'avenir. Pour Dieu est la création et 262
Dans la tombe telle que nous la comprenons.
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l'ordre dans les visibilités des cieux, de la terre et de ce qui est entre. Il n'y a pas de Dieu si ce n'est Dieu Très Haut et Très Grand.
PORTE 11 Dans l'explication de ceci que la résurrection, est vraie. Le résumé de cette porte est que : Dieu a crée tout, suivant ce qu'il a fait descendre dans son livre : des esprits « élliyines » qui appartiennent aux lettres « élliyines » et des esprits « non élliyines » qui appartiennent a leurs lettres respectives. Tout ce à quoi s'applique le mot chose ressuscite au jour du jugement. Cette résurrection de chaque chose est suspendue à la mention (qu'en fait) Celui que Dieu doit manifester dans ce jour, car sa création du début est due à la mention (qu'il en a faite) tout d'abord, quoique cela se soit passé dans une de ses manifestations antérieures. Par exemple, cette tasse et cette soucoupe de cristal qui actuellement sont en présence de Dieu, ressusciteront au jour du jugement dans leur être, leur essence, leur individualité, leur moi, au moment où l'arbre de vérité parlera en disant : « Cette tasse et cette soucoupe-ci sont identiquement l'autre tasse et l'autre soucoupe ; » et, sur quelque soucoupe qu'il prononce ces paroles, ce seront cette tasse et cette soucoupe. Avant lui, leur existence ne tenait qu'à la parole du Point du Béyân. »
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Nous avons donné un exemple dans le règne minéral afin que tous comprennent, dans tous les mondes. Par exemple, dans cette période, il a créé par sa parole les Lettres du Vivant : dans l'autre jugement il les fera ressusciter de quiconque il voudra, par sa parole, car autre que lui ne peut rien créer. Et comme sa parole est la parole de Dieu, au moment même où il parle, l'être d'une chose est créé. Si cette chose est des « élliyines, » elle est créée par la mention de Dieu à son sujet, si est elle autre qu' « élliyine, » par le contraire. En effet, tout ce que le Prophète de Dieu a fixé dans le Qorân subsiste de parles versets : aujourd'hui, qui est le jour de la résurrection du Qorân, tous ressuscitent et s'appuient sur l'ordre de Dieu. Tout ce qui est sur la terre est entre les mains de Dieu, et la résurrection de tous est la résurrection de l'essence. C'est ainsi que la création de tous est d'une personne unique. Au moment même où cette personnalité unique ressuscite, toute chose, une a une, ressuscite à sa place ; quoique cette résurrection n'ait lieu que sur l'ordre de Dieu et se base sur ce que Dieu fasse descendre cette parole « Résurrection d'une chose, » même si autre que Dieu l'ignore. Ensuite tous témoignent suivant le témoignage de Dieu. Par exemple : « Cette place est exactement celle sur laquelle a siégé la Volonté Primitive. » Elle n'a pas de commencement, mais la mention de chaque manifestation peut être dite pour elle263, donc c'est exactement la place oú siégeait le Prophète de Dieu. 263
On peut dire Jésus, Mohammed, etc.
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C'est ceci le secret de tout ce qui est rapporté dans les hadis, que tout ce qui était auprès des Prophètes se trouve auprès du Qaém, de la famille de Mohammed dans la place qu'il ordonnera. En effet, ce que tous possèdent est de lui, et tout ce qu'il ordonnera au sujet d'une chose, cette chose était ce qu'il dit. Donc Mohammed ibn Abdoullah, au début de l'islam, a été manifeste dans le rang et dans La qualité (que l'on sait) et aujourd'hui il est manifesté dans cette qualité-ci et dans ce rang-ci. Tant que quelqu'un ne regarde pas le point de vérité il ne peut comprendre la résurrection de toutes choses dans un être unique. Cependant, chaque personne douée d'esprit, si elle réfléchit, peut comprendre ce qu'elle doit comprendre de la résurrection jusqu'au jour de celui que Dieu doit manifester. Ce jour-la, quiconque retourne à lui, sa résurrection a lieu dans les « élliyines » et il va à l'ombre de l'arbre de l'assentiment, sinon sa résurrection est dans les « non elliyines » et il entre dans l'arbre de négation. Il peut être une chose dont le nom ne soit pas prononcé avec la mention de sa résurrection, mais du moment qu'Il dit: « Nous avons ressuscité toutes choses, » toutes ressuscitent à leur place à l'ombre du Point Unique. Si elle est des « elliyines » elle ressuscite à l'ombre de l'arbre d'assentiment, sinon, a l'ombre de l'arbre de négation. Rien ne diminue de la science de Dieu, ni dans les cieux ni sur la terre ni en ce qui est entre. Chaque chose ressuscite sur l’ordre de Dieu, et Dieu est puissant sur toutes choses.
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La résurrection d'un mort, c'est-à-dire sa sortie du tombeau matériel, ne peut avoir lieu264. Peut-être faut-il dire que la résurrection de tous vient des vivants à cette époque: 'il est des « élliyines » il ressuscite parmi les croyants, et si s'il est d'autres, parmi les autres. Et il n'y a pas d'échappatoire pour la résurrection de chaque chose au jour du jugement auprès de Dieu Très-Haut, car Dieu crée cette créature et il la fait revenir : il décrète la création de chaque chose et la fait ressusciter, car il est puissant sur toutes choses.
PORTE 12 Dans l'explication de ceci que le Syrat est vrai. Le résumé de cette Porte est que : Le sens du mot Syrat est, a chaque époque, la manifestation de Dieu et son ordre. Quiconque s'y est fixé, s'est fixé sur la vraie route, sinon, sur la route fausse. Par exemple, le Syrat, à l'époque de la manifestation du point (la Béyân, était, pour ceux qui ont cru en lui, plus vaste que l'étendue des cieux et de la terre et plus resplendissant que les cieux de l'acceptation et les terres des choses qui sont acceptées. Ceux qui s'arrêtent sur ce Syrat, qui sont les versets du Béyân, sont divers. Les uns, par le fait même qu'ils entendent (des versets) ont dit : « Oui ! Et notre Dieu est 264
Ceci est du Cheïkhisme.
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celui qui vient de la part de Dieu. Il n'y a point de doute à son sujet, car ces versets viennent de Dieu. » Ceux-là ont passe le Syrat plus rapidement que la proximité de l'arrivée à l'arrivée même. D'autres, sans avoir entendu ces paroles, jetant un coup d’œil sur lui, lui ont donne leur foi, et ceux-là ont passé le Syrat plus rapidement que le Kâf de Koun n'est proche de Noûn. D'autres ont entendu les versets de Dieu et ont hésité un instant aussi bref que ce soit, mais que l'on peut appeler un instant. Ceux-là sont restés égarés sur le Syrat durant deux cent deux mille années. Ce chiffre n'est donné qu'en raison de la limite qui est opposée au lever du soleil de la Divinité, car, sans cela, les jours, les mois, les années se séparent de celui qui y séjourne, car il n'y a pas de commencement pour la manifestation de Dieu pour qu'elle puisse être limitée par une limite. Tous les spectacles de la manifestation retournent aujourd'hui au point du Béyân : c'est pourquoi celui qui attend, le fait dans le monde sans limites. Et le voyage dans ce monde sans limites est plus rapide qu'un clin d’œil. Puis de degré en degré, quiconque a attendu davantage sur le Syrat, y demeure de plus en plus. Combien de personnes sont restées sur le Syrat jusqu'au jugement suivant! Par exemple, les lettres du livre de l'Elif
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265
sont restées sur le Syrat du livre Qàf 266 jusqu'à aujourd'hui; Et voilà que maintenant son jugement a lieu. Si quelqu'un examine ce qui est renfermé dans les hadis au sujet du Syrat, il verra nettement la vérité. Pour les non croyants, ce Syrat est plus fin qu'un cheveu, plus tranchant que le tranchant d'un sabre, car ils ne peuvent Se dégager du témoignage des versets précédents et ils ne peuvent en produire de semblables. Ils ne peuvent
donc plus, tellement ils sont éloignés de Dieu, affirmer Dieu. Voilà pourquoi, pour eux, il est plus tranchant qu'un sabre et plus fin qu’un cheveu, tandis que, pour les croyants, il est plus vaste que le Paradis. Car ils disent : Notre religion se hase sur le « Qorân qui est le Livre de Dieu. Tous sont impuissants » à produire un verset comme ses versets. Aujourd'hui, ce même arbre qui parlait par la voix du Qorân, parle par le Béyân : le tout vient de Dieu, il n'y a pas de doute en cela, et cela, vient du Seigneur du monde. L'impuissance de tous, qui existait dans le Qorân 267 , est évidente aussi dans le Béyân. Pour nous, croyants, il ne peut y avoir aucune hésitation, pas même aussi courte que la distance qui sépare le Kâf du Noûn, pour notre foi en Dieu et ses versets, et dans notre affirmation de la vérité de son Bâb et de ses paroles. » Combien d'hommes ont passé le Syrat et sont entrés dans le Paradis ! Combien, au moment de le passer, tombent dans le feu! Combien hésitent et ne peuvent passer! Ceux 265
Evangile. Qorân. 267 A produire des versets semblables. 266
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qui l'ont passe trouvent le salut, et ceux qui vont de travers ou qui hésitent, sont mentionnés dans le feu, à l'ombre de l'arbre de négation. Combien d'individus qui, du début à la fin de leur vie, adorent Dieu et quand ils entendent les versets de Dieu, ils n'y croient pas! Si l'on hésite sur le Syrat, on y séjourne, et l'on ressuscite à l'ombre du feu! Si l'on y persiste on entre dans le feu. Aujourd'hui, il faudrait un calculateur qui calculât quels sont ceux qui ont passe le Syrat sans faute, si ce n'est ceux que Dieu veut. Tous les hommes sont ressuscités à cause de leur hésitation ou de leur non foi dans les ombres du feu, et ils ne le savent pas ! Dieu a fait descendre sur eux la sentence de feu, et jusqu'au jour du jugement, ce que Dieu a fixé, reste établi. Et ces gens, dans leur crainte de Dieu et la hauteur de leur piété ne savent pas qu'ils sont sous l'ordre du feu, que Dieu a fait descendre pour eux ! Ils ne savent pas qu'ils seront châtiés par ce même ordre jusqu'au jour du jugement! Cependant, lorsque Dieu établit son Syrat 268 tous le comprennent, mais ils restent dans l'obscurité à cause d'une chose qui n'était pas et n'est pas chose aux yeux de Dieu. Aujourd'hui, le Syrat de Dieu, ce sont ses versets. Tous en peuvent comprendre la qualité de témoignage, mais ils restent dans l'obscurité à cause d'une chose qui ne leur peut plus servir de rien.
268
C'est-à-dire lorsqu'il se manifeste.
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O mon Dieu très pur et très libre! Prends la main de ceux qui ont cru Béyân au jour du jugement, et fais-leur passer le Syrat plus rapidement que tout. En vérité! Tu es mon gardien!
PORTE 13 Dans la vérité de la Balance et dans ceci que la Balance est vraie. Le résumé de cette porte est que : Du point de la Volonté Primitive 269 jusque sans fin, dans chaque manifestation, la balance est ce Point même de Vérité et les ordres qui se lèvent du soleil de son bienfait et les plus hauts degrés de la balance dans l’Unité sont la parole : « Il n'y a pas de dieu si ce n'est lui. » Quiconque est entré dans la balance de négation 270 est entré dans celle du feu, et quiconque est entré dans celle de l'assentiment est entré dans celle du Paradis. Entrer dans le feu, cela est vérifié par l'amour des portes du feu, entrer dans le Paradis est vérifie par l'amour des portes du Paradis : Ainsi toute la négation aboutit à un arbre, tout l'assentiment à un autre. 269 270
C'est-à-dire du début de toutes choses. La parole : « Il n'y a pas de dieu sinon Dieu, » est en effet une balance, puisqu'elle est composée de deux membres de phrase, dont l'un, le premier, nie l'existence de Dieu, et le second l'affirme. Donc, ici entrer dans la balance de négation, c'est s'arrêter au premier membre de phrase.
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Celui qui veut contempler la balance d'auparavant, n'a qu'a regarder la balance de la manifestation du Prophète de Dieu, du moment où il a été suscité jusqu'à aujourd'hui. Sans fin, dans le plateau de la balance de sa justice, ils sont tombes dans le feu, et sans fin, dans le plateau de la balance de sa bienveillance, ils sont entrés dans le Paradis. Or, aujourd'hui, la Balance est le Béyân. Quiconque n'y dévie pas, est dans le Paradis, ce qui est la Balance du bienfait; sinon, il est dans le plateau de la justice, et dans le feu. Car l'origine de la création du Feu et du Paradis, est dans le Point de vérité; quand il rend sa sentence sur celui qui l'accepte, il crée de la lumière, quand il la lance contre celui qui ne croit pas, il crée du feu. Et Dieu est le créateur du feu et de la lumière par sa Volonté, qui est ce Point même : Il est le maître de la justice et du bienfait, par la justice et le bienfait qui se manifestent de cet arbre. Car si l'arbre du Point du Qorân n'avait pas donné l'ordre du Vélayet de l'Emir des croyants, la création du Paradis n'eut pas été certifiée. Ce qui est des rangs bons, suivant sa parole, retourne à l'arbre d'assentiment, et ce qui n'est pas bon retourne à l'arbre de négation. La vérité de la balance, dans sa première vérité, est le premier arbre, puis, jusque sans fin ce mot a des acceptions diverses, a son ombre, dans la science de Dieu. Par exemple si aujourd'hui quelqu'un agit suivant l'ordre du Prophète d'auparavant, son rang est un des rangs de la balance, et celui qui dit le contraire est dans le plateau de
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la justice. Depuis le début du Béyân toutes choses sont ressuscitées à l'ombre du Premier Point. Quiconque a été accepté, est dans le plateau du bienfait et son assentiment est prouvé; et quiconque en a dévié, ne fût-ce que de l'épaisseur de la paille qui se trouve à la tête d'un grain d'orge, s'anéantit dans le plateau de la justice jusqu'au jour de Celui que Dieu doit manifester. Car alors c'est Lui, la balance, son ordre est la balance, ses paroles sont la balance, ses actes sont la balance, ses preuves sont la balance. Et tout ce qui a rapport à la balance est balance quand, en vérité, il est bien prouve que ce sont bien ses ordres à Lui ou ses paroles. Et, en effet, chaque chose qui voit sa relation rompue avec la balance, voit se rompre soit ordre, et cela, Jusqu'au moment où il n'y a plus aucune espèce de relation entre eux. La négation subsiste dans le feu et nous tous, nous nous réfugions en, Dieu Unique et plein de lumière, contre la mention de chaque feu. Et l'ordre vient de Dieu, l'Unique, le créateur de toutes choses.
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PORTE 14 Dans l'explication du compte. Le résumé de cette porte est que : Le compte de tous est dans la main de Dieu, et personne autre que Dieu n'a la puissance de faire le compte de tous. Le Dieu du monde compte toutes les choses suivant le compte qu'en fait l'arbre de vérité à chaque époque dans sa manifestation. Pendant qu'il est caché 271 il les compte tous, mais son ordre ne se manifeste qu'au moment de la manifestation. Il fait le compte de tous, au jour du jugement, par une seule parole; ainsi que dans ce jugement-ci c'est par une parole qu'il a fait le compte de tous; Et cette parole est celle-ci : « En vérité je suis Dieu! Il n'y a pas d'autre dieu que Aloi, le seigneur de toutes choses! » Quiconque hésite (à lui répondre) est compté, avec justice, dans le feu de la négation, et quiconque a affirmé est compté, par le bienfait, dans la lumière de l'assentiment. Car tout ce qui est sur la terre, ceux-là qui d'entre eux étaient dans le Paradis, se réduisent à ceux qui sont croyants au Qorân ; Les autres, au jour de la manifestation du Prophète de Dieu ont été comptes et sont anéantis; il s'agit, bien entendu, de l'anéantissement de leur foi, et non de l’anéantissement de leurs corps, car ceux-ci remplissent la terre. 271
Dans l'espace de temps qui s'écoule entre deux manifestations.
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Pour ceux qui croient au Qorân, aucun témoignage n'a plus de valeur comme preuve de leur religion que le livre de Dieu. Eh bien, c'est avec ce témoignage même que Dieu a manifeste (en nia personne) l'arbre de la vérité : Il l'a manifesté, orné de témoignage sur lequel s'affirme la religion des croyants. Or, cette parole, par laquelle le compte de tous est fait et sera fait jusqu'au jugement suivant, est descendue précisément dans la langue des versets Qorâniques, qui est la langue arabe, la plus éloquente de toutes les langues. La plupart ont été comptes par la justice : ils sont devenus néant, dans le feu de la négation. Ceux qui ont affirmé l'Unité de Dieu ont été, dans cette parole, comptes dans le bienfait, et ont reçu la meilleure des récompenses, avec des versets qui subsisteront jusqu'au jour du jugement dernier. Tout le bien est descendu dans ces versets, et leur parviendra Jusqu'au jour du jugement. Car Dieu n'a fait descendre aucun verset sans que les esprits qui y sont attachés, ne soient à son ombre et lie retournent aux personnes sur qui, en récompense, Dieu a fait descendre ces versets, pendant la longueur de la nuit des nuits qui est entre deux manifestations. Si quelqu'un dit : « Je ne suis pas convaincu que cette parole soit la parole de Dieu, » on peut répondre que cette « même parole est identiquement descendue dans le Qorân, et auparavant, de l'arbre du Sinaï : Elle est donc comme ce que Dieu a fait descendre dans le Qorân et qui y
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est mentionné. Comme c'est sur la parole du Prophète de Dieu, qui a prononcé cette parole, que vous étés convaincus qu'elle vient de Dieu, c'est par cette même preuve que votre conviction aujourd'hui se doit faire ! Car enfin, vous disiez alors que tout ce qui est sur la terre est impuissant à en apporter de pareille, en bien, ici même, les maîtres de science peuvent voir et voient la môme chose. Sur quel témoignage vous basez-vous donc pour dire que ceci n'est pas la parole de Dieu? Si c'est parce que quelqu'un a produit des paroles semblables, où sont-elles? Et si un scribe pouvait le faire il en écrirait 2000 (béits) en un jour, venant de l'arbre de la vérité; s'il ne le peut, il écrira autant qu'il le pourra de ces versets, de sorte que pour les gens intelligent, il n'y a pas de doute qu'ils viennent de Dieu. Car, pour eux-mêmes, ils témoignent qu'ils sont la parole de Dieu, et l'homme ne peut parler comme Dieu. » Et cette parole est l'être même de la Volonté Primitive, qui est la Parole de Dieu. Car l'Essence Eternelle, de toute éternité, était et sera; et la parole n'est autre qu'une création. Or, comme dans la Volonté, on ne peut rien voir que Dieu, c'est pour cette raison que cette parole devient la parole de Dieu, et autre que Dieu n'a pas la puissance d'en produire de pareilles. Quiconque est ou sera 272 avec cet arbre, reconnaîtra que ces paroles viennent de sa propre nature, et qu'il est plus facile pour lui 273 et plus aisé pour lui de parler274, que de 272
Croira à. Pour cet arbre. 274 De s'exprimer en versets. 273
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composer des oraisons jaculatoires, des Khotbés, des questions de science et des paroles en persan. Car ces (versets) sont la façon de s'exprimer de son être même qui ne démontre rien autre que Dieu seul. C'est pourquoi on les nomme versets de Dieu et paroles de Dieu. Car l'Essence Eternelle était et est dans une condition unique, tandis que parler, avant de parler, après avoir parlé, ce sont là attributs de la Volonté Primitive. Et Dieu est trop Haut et trop Pur pour être atteint par de pareils qualificatifs et décrit par eux. Donc, de même que tous appuient leurs assertions par des preuves tirées du Qorân, de même le doivent-ils faire pour le Béyân. C'est ainsi que les hommes n'ont eu aucune peur du compte de Dieu, et la plume du néant rayera leurs vies, du début à la fin. Combien d'hommes ont peur des comptes qu'ils peuvent avoir en ce monde, et dont le rang n'est autre que celui de ce bas monde, et non pas le rang de la religion. Mais là où il s'agit de religion, alors que leurs croyances en l'Unité et leurs couvres ne seront pas admises et retourneront au néant éternel, ils ne comprennent plus ! Et cependant les gens doués d'intelligence, donneront tout ce qui se trouve sur la terre afin qu'au jour du jugement l'arbre de la vérité prononce à leur sujet la parole « oui, » et non par la parole « non. » Car le compte sera fait par ces deux paroles, et vraiment, gloire à Dieu de ce qu'aujourd'hui personne n'est assez perspicace pour comprendre la sublimité du jour du compte. Combien d'ignorants ont peur des comptes de ce bas-monde, parce qu’ils se reportent à (cette parole que) Dieu n'aime pas que quelqu'un ait, dans son passif, le droit
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de quelqu'un sur lui. Ils ont tellement peur qu'ils s'efforcent, en vérité, de n'entrer en obligation vis-à-vis de personne; mais ils sont ignorants d'eux-mêmes et de ce pourquoi ils ont créés. En effet, durant 1270 ans ils ont agi dans le Qorân, et, au jour du compte, la plume du néant les rayera complètement, C'est la raison pour laquelle les hommes n'ont pas l'intelligence de la foi. Car s'ils l'avaient, ils donneraient tout ce qui est sur la surface de la terre pour que leur compte fut fait par le bienfait et non par la justice; car, par la justice, ils seront châtiés dans le feu jusqu'au jour du jugement, tandis que, par le bienfait, ils seront jusqu'au jour du jugement dans le Paradis. La septième année de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester est l'année des comptes. Il peut, cependant, les fixer au septième mois, ou même encore la septième semaine, ou le septième jour. Il fera ce qu'il voudra el ordonnera comme il voudra. Il ne sera pas interrogé sur ses oeuvres alors que lotis les hommes seront interrogés sur les leurs.
PORTE 15 Dans l'explication du Livre, et dans ceci que le Livre est vrai. Le résumé de cette parole est que : Le mot « livre » veut dire « ce qui est manifesté du Point de vérité. » Car, en ce qui concerne l'Essence Eternelle, de
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toute éternité elle n'éprouve aucun changement ni aucune modification. Peut-être le livre du Point du Béyân démontre-t-il Dieu, car autre que Dieu n'a pas la puissance (de produire un livre pareil) (Le mot « Livre » veut dire « ce qui est manifesté du Point de vérité) » depuis une seule parole, jusque sans fin. En résumé, tout ce qui est produit par le Point de Vérité est nommé « Livre. » Tout ce que Celui que Dieu doit manifester écrira de sa propre écriture est un livre écrit de la main de Dieu, car il était et est relatif à Dieu, et son livre est la Vérité. Cela veut dire que les esprits attachés à la parole de vérité sont dans les paroles qu'il fait descendre, de quelque rang qu'elles soient; que ce soit des versets, qui sont une eau du Paradis qui ne se corrompra pas; que ce soit des oraisons, qui sont un lait imputrescible; que ce soit des commentaires des versets qui sont un vin rouge; que ce soit des réponses et des commentaires ou des oraisons qui sont un miel toujours pur. Les paroles en persan ont exactement le rang des paroles des versets, car tout cela découle de la mer de la vérité. Et si quelqu'un contemple, avec l’œil de son cœur, les paroles en persan, il y verra, salis aucun doute, l'éloquence des versets, et il se convaincra qu'aucun autre que Dieu n'avait ni n'a la puissance de (produire) des paroles de ce genre Combien de personnes ont affirme que le Livre est vrai et sont restées dans l'ignorance de celui qui crée la vérité !
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Combien il arrive souvent que le Point de Vérité, dont le livre est le livre de Dieu, dont le livre dépasse toutes choses, dont une seule parole est supérieure à toutes choses, a peur de l'orgueil des hommes et ne fait pas descendre son livre sur eux, pour les sauver du feu et les faire entrer dans le Paradis ! Combien il arrive qu'à cause de la sublimité de sa bienveillance il le fait descendre (ce livre), mais ceux sur qui il le fait descendre ne le comprennent pas! Et la plume a honte de le raconter! Et cependant, nuit et jour, ils disaient 275 : « O mon Dieu ! Donne-moi mon Livre dans la niai n droite! » Et maintenant que Dieu le leur donne, ils ne le prennent pas! Et celui qui le leur tend et qui est un envoyé des envoyés de Dieu, s'ils le peuvent, ils accomplissent à son égard ce que la plume a honte de rapporter. Et cependant, ce livre est le livre de Dieu, cet envoyé, un envoyé de Dieu! Dans la sublimité de sa bonté il a fait descendre sur lui ce livre dans un tel degré qu'on se puisse convaincre que c'est le Livre de Dieu, et qu'autre que Dieu n'a pas la puissance d'en produire un pareil. Ainsi, aujourd'hui, la religion de tous se base sur les versets du Qorân, et l'arbre de vérité a fait (aujourd'hui) descendre des versets du même genre sur tous, et personne ne l'a compris. Et cependant tous ont affirmé, tous affirment que le Livre est vrai! Dans chaque manifestation des manifestations de l'arbre de la vérité, les croyants à cet arbre et à son livre d'auparavant sont éprouvés par sa manifestation et son livre subséquents, de sorte qu'il ne 275
Ceux-là sur qui le livre est descendu et qui ne le comprennent pas. La phrase suivante est extraite d'une prière chiite.
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reste plus rien que le croyant pur. Or, celui-là est plus rare que le soufre rouge. Ainsi, ceux qui ont cru en Jésus, fils de Marie et en son livre, s'ils avaient su que la manifestation de Mohammed était la manifestation même de Jésus, dans un rang plus élevé et dans sa dernière manifestation, et que son livre étai t l'Evangile même, sous une forme plus élevée, aucun chrétien n'eût eu a sortir de sa religion, et ils eussent immédiatement donné leur foi au Prophète de Dieu et à son livre. De même, si les croyants au Prophète de Dieu et a son livre étaient convaincus que la manifestation du Qaém et du Béyân était la manifestation même du Prophète de Dieu, sous une forme plus élevée, et dans sa dernière manifestation et que ce livre est exactement le Qorân qui se manifeste a nouveau sous une forme plus noble, aucun des sectateurs du Qorân ne fut sorti de sa religion, et plus rapidement qu'en un clin d’œil tous eussent donné leur foi et eussent affirmé le Béyân. Et voilà que leur manque de foi est le néant même aux yeux de Dieu! Tout ce qu'il faut pour asseoir une conviction (s'est manifesté) pour eux, car s'ils réfléchissent sur le témoignage qui confirme la religion islamique, ils reverront ce même témoignage sous un rang plus noble. Du moment qu'ils ne peuvent ni affirmer ni se convaincre, c’est une marque que leur Être même est arbre de négation et retournera à cet arbre. Leurs croyances et leurs oeuvres dans la religion islamique n'étaient qu'un dépôt qui ne leur
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sert pas même de l'épaisseur d'un grain de moutarde. Si les oeuvres des gens de « l'élif » sont, pour eux, aujourd'hui d'une utilité quelconque276, leurs oeuvres, a eux aussi, leur sont utiles, même s'ils agissent exactement, suivant ce que Dieu a fait descendre, sans en changer un seul mot. Ceci, la plupart des Moujtéhèds et des Mouftis l'ont, détourné vers eux, à leur profit. En effet, ils ne considèrent pas comme licite d'agir suivant les règles établies par quelqu'un, après sa mort 277 quoique la vérité réelle (d'une telle assertion) soit manifeste auprès de Dieu et retourne à l'arbre du Béyân. Or, cet ordre qui s'est manifeste du lever (de cet astre) coule à travers les recherches des Moujtéhèds et des Mouftis 278. Quiconque, au moment où 276
Ce qui n'est pas. En effet, un moujtéhèd, dont la parole fait foi, dont les livres sont très estimés, voit tout cela entrer dans le néant, dès qu'il est mort, à moins qu'un autre moujtéhèd ne relève ses assertions en les approuvant. 278 Les sunnis appellent les chiites des « Moukhattéé » et les chiites appellent les sunnis les « Mouçavébè » Moukhattéé veut dire ceux qui considèrent que leurs oulémas se peuvent tromper, « Mouçavébé » ceux qui considèrent que leurs oulémas arrivent à la vérité vraie. Ceux-ci, en effet, ont des opinions diverses au sujet des ordres du Qorân. En ce qui concerne le vin par exemple, tous sont bien d'accord sur ce point qu'il s'en faut abstenir, mais les uns le considèrent comme impur, les autres non; et tous cherchent évidemment dans leurs sentences à se rapprocher de Dieu. Or, les sunnis disent que la Vérité de l'ordre qui est auprès de Dieu n'est pas unique, mais multiple, suivant la multiplicité des fetvas. Donc tous les ordres de tous les oulémas sunnites, si contradictoires soient-ils sont conformes à la vérité; et ces deux contraires peuvent être agréés de Dieu. Dieu n'a pas dit le vin est impur ou il ne l'est pas - c'est à celui qui étudie à arriver à une 277
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il donne un ordre, n'a en vue autre chose que Dieu, était et est arrivé au salaire, même si (leurs ordres) sont contradictoires, car, comme ils retournent á Dieu, ils sont agréés. En vérité il n'y a pas, il n'y avait pas de contradiction dans ce qui est descendu dans le Béyân d'auprès de Dieu. En effet, chaque ordre (du Béyân) est vrai á sa place même, et la contradiction ne peut survenir que dans un cas spécial. Cependant encore faut-il examiner (avant de dire qu'il y a contradiction) la multiplicité des possibilités, du temps, des rapprochements, des preuves. Si tout cela est en désaccord, l'ordre alors semble lui-même en désaccord (mais en réalité il n'en est rien). Dieu est éternellement dans une condition nouvelle, une création neuve et un ordre nouveau, quoique tout ce qui s'est manifeste du Point de la Vérité jusqu'a aujourd'hui venait et vient de Dieu. Cependant, dans chaque loi religieuse, des divergences sans fin apparaissent parmi les sectateurs. Il est bien certain que tout ce qui vient de Dieu n'a pas de contradiction. Si l'homme ouvre un regard (qui embrasse conclusion qui, quelle qu'elle soit, est conforme à l'ordre de Dieu Les sunnis par l'exemple croient au Mèhdi, tandis que les Chiites précisent et disent : le Mehdi est Mohammed ibn Hassan. Les Chiites disent l'ordre de Dieu est un; en vérité, les multiplicités des fetvas des oulémas ne peuvent multiplier cet ordre. Il n'est donc pas obligatoire que tous les oulémas arrivent dans leur décision à la vérité précise, ils se peuvent tromper. Quoi qu'ils se trompent, cependant ils arrivent à la récompense de Dieu car c'est dans la route de Dieu, dans la pensée de Dieu qu'ils ont erré. Donc un moujtéhèd qui rend une sentence reçoit deux salaires si cette sentence est identique à l'ordre de Dieu. Si elle n'est pas conforme à cet ordre, il reçoit encore un salaire dû à la peine qu'il a prise.
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toutes les circonstances qui environnent et accompagnent les ordres qui paraissent contradictoires) alors le secret de ce point est manifesté, car il en est pour les ordres comme pour la création des existences. Eternellement elle est dans la nouveauté et le renouvellement. En moins d'un clin d’œil, dans le monde de l'ordre, se manifeste la création nouvelle et le rang nouveau, tandis qu'aux yeux de la créature cela se passe d'une manifestation à une autre 279. Car pendant (que l'arbre de la vérité est) caché, il retourne à ce qui est manifeste pendant la manifestation. En effet, pendant que la vérité est cachée, elle vient en aide a toutes choses au moment même ou elle est cachée, mais avec ce par quoi elle a aide les créatures pendant qu'elle était manifeste. Par autre que par cela la conviction ne saurait s'obtenir, si ce n'est Par ce que Dieu veut, car, il est le savant, le puissant.
PORTE 16 Dans l'explication de ceci que le Paradis est vrai. Le résumé de cette porte est que :
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Cela veut dire que quoique aux yeux de la créature, le Prophète et la religion changent à chaque nouvelle manifestation, et que chaque manifestation soit séparée de la précédente et de la suivante par des centaines d'années, en réalité le temps n'existe pas pour Dieu, et des changements se précipitent en l'espace de moins d'un clin d’œil
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Jusqu'à aujourd'hui, personne autre que le spectacle que Dieu a fixé pour lui-même n'a compris ni le Paradis, ni le feu. Tout ce qui se rapporte à la mention de Paradis est dans ce monde qui est la source de tous les mondes et la fin de tous les mondes. Et tous ces mondes aboutissent a l'arch de la vérité qui n'est autre que le premier resplendissement de son rayonnement ainsi que cela est mentionné dans la prière Arafa 280 : « O mon Dieu ! Dans ta miséricorde tu t'es fixé sur l'arch et l'arch s'est cachée dans ton essence, pendant que tous les mondes sont cachés dans ton arch 281 .» Dans le Qorân, pour les gens du Béyân, le spectacle de la miséricorde, dans sa vérité première, est l'Emir des Croyants (Ali), sur lui soit le salut; Car ce qui est dans tous les mondes, sa source est en lui (Ali) et retourne vers lui. Par exemple, du jour d'Adam jusqu'à aujourd'hui, dans chaque manifestation de la vérité, c'est par la permission du Premier croyant a cette vérité que s'ouvrent les portes de la vérité; Il en est de même pour le contraire, Jusqu’à ce que l'essence de tout le vrai aboutisse à cette manifestation, et que par elle le contraire soit authentifié282. Ainsi, si quelqu'un veut regarder d'un regard 280
Qui doit être dite le 9 Zil Hédjè. Arch voulant dire l'endroit même - le corps où se trouve Celui que Dieu manifeste, et qui par le fait, même qu'il est manifesté de Dieu, devient l'arch de tous les mondes possibles. 282 Le premier croyant, ouvre sa porte d'assentiment, le premier négateur, la porte de négation. 281
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loyal, il verra que tous les inondes ont leur lieu d'origine dans l' « iradé » (Ali) qui, elle, est créée par la Volonté (Mohammed); Et celle-ci subsiste par elle-même. Et c'est elle (iradé-Ali) qui embrasse tous les mondes avec l'embrassement de son degré d'être, car chaque être doué d'un rang dans le Béyân est maître de ce rang et il affirme en lui-même la hauteur de l' « iradé. » Car le monde des âmes correspond à celui d'ici-bas. Par exemple, quand dans le monde d'ici-bas se manifesta la manifestation de Mohammed, qui était la première créature, dans l'âme de tous les croyants à lui est née la conviction qu'il était et est la première créature. Du moment que ceci est certain, il ne doit plus rester aucun doute pour personne que, dans la science de Dieu, aucun Paradis n'était ni n'est plus haut que la manifestation de Dieu dans le Point du Béyân. Ainsi, dans chaque manifestation, jusqu'à la suivante, c'est le Paradis de cette manifestation dans cette manifestation; jusqu'à ce que toutes les manifestations aboutissent au point du Qorân au moment même où il fut suscité. Aucun Paradis, dans la science de Dieu n'était plus grand (à ce moment-la) que cette personnalité inaccessible dans cette manifestation. Et dans les âmes il en est ainsi. Aujourd'hui après Dieu, et entre Dieu et le croyant ne se peut concevoir quelqu'un de plus grand que le Prophète de Dieu. L'avération de ce signe ne s'est manifestée dans les âmes que par la manifestation de cette personnalité primitive (Mohammed). Ensuite aucun Paradis n'est plus haut, dans la science de Dieu, que l'Emir des croyants (Ali), sur lui soit le salut! De telle sorte qu'après le Prophète de Dieu tous ne regardent plus que lui (Ali). Et il en est ainsi de
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degré en degré pour les rangs divers des diverses Portes du Paradis, jusqu'à ce que cela se termine aux lettres de l'Unité. Par exemple, au moment de la manifestation du cinquième Paradis (Housseïn), aucun Paradis, après les Paradis antérieurs à lui n'était plus grand que lui à la fin même de sa vie. Car alors il était seul à Kerbéla, et les1habitants de ce Paradis, à ce moment-là, étaient Ali fils d'Houssein, sur lui soit le salut ! et les prisonniers de guerre. Et vois qu'il en est ainsi de tous les Paradis jusqu'à ce qu'ils aboutissent à la lettre même283, puis retournent au Point. Du moment même de sa manifestation (le Point du Béyân) était, d'une façon imperceptible, si peu qu'on y puisse songer la première manifestation du Paradis du Point du Qorân dans sa fin, qui est le Paradis du Béyân à son début. A ce moment même, dans la science de Dieu, il n'y avait pas de Paradis plus grand jusqu'au jour de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Et, au moment de sa manifestation284, le début de son Paradis 285 se changera en sa fin. Après ce Paradis 286 viennent les Paradis des Lettres du vivant, qui sont ceux qui ont donne leur foi avant tout le monde. Ce sont les plus hauts des Paradis, et la fin de la manifestation aboutit à la lettre sine287. 283
Mohammed ibn el Hassan. De celui que Dieu doit manifester. 285 Du Béyân. 286 Du Point du Béyân. 287 Mollah Housseïn qui, par le fait, même qu'il a l'honneur d'être le premier croyant doit être aussi le dernier. 284
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Cela ne veut pas dire qu'au moment de chacune de ces manifestations, le Paradis d'auparavant ne reste pas a sa place. Au début même de la manifestation du sine le Paradis du hé est à son arch288. Il en est de même en ce qui concerne toutes les lettres. Dieu a fixe pour chaque Paradis, qui est la manifestation de la Volonté par elle-même, dix-neuf portes; ainsi que ceci a été clairement exposé dans cette manifestation-ci. Cela est une preuve qu'il en a été ainsi dans chaque manifestation de la volonté. Ainsi, dans le Qorân, tous retournent aux portes, celles-ci aux gens de la maison289, les gens de la maison au Prophète, et le Prophète a Dieu très haut. C'est pourquoi le quatrième nom 290 reçoit l'aide de Dieu par l'intermédiaire du nom troisième 291 . Ce troisième nom, à son tour, reçoit l'aide de Dieu par l'intermédiaire du second nom292, et ce second le reçoit du premier nom 293 qui est l'être même du Nom. Le premier qui est entré dans ce Paradis est l'esprit saint, qui a ainsi, avant tous les esprits, bénéficié de la vue de Dieu et a affirmé son Unité. Ainsi, aucune essence d'allégresse rie se peut imaginer en ce monde de contingences, qui soit plus précieuse et plus subtile que l'Unité de Dieu, et l'acte de le glorifier et de le sanctifier. Ainsi celui qui, dans ce monde, arrivera au but 288
Allusion à la formule Bism illah... La famille du Prophète, Ali, Fatémèh et leurs descendants. 290 Les portes. 291 Les imams. 292 Le Prophète. 293 Dieu. 289
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définitif de son désir dans la route de Dieu, le suprême de son allégresse consiste à remercier Dieu pour le bienfait qu'il lui a octroyé. Par exemple, un esclave auquel Dieu accorde le degré de Bâb, ou d'Imam, ou de Prophète, n'a pas de plus suprême allégresse que de remercier Dieu, et il dit - « Gloire à Dieu » qui m'a fait bénéficier, d'un pareil bienfait. » Il en est de même dans les rangs apparents (de ce bas monde). Chaque esclave que Dieu fait asseoir sur le trône de l'Empire, le suprême de son allégresse existe au moment où se tournant vers Dieu il s'écrie : « Gloire à Celui qui m'a honoré d'un tel don. » C'est ainsi que toutes les allégresses retournent â la deuxième colonne294 qui est le lieu de glorification. De même que les vérités des choses retournent à cet endroit béni, les mots, eux aussi, y retournent. C'est pourquoi, aux yeux des gens intelligents, le dernier fruit se manifeste dès le début, car cette glorification qui se manifeste après l'octroi du bienfait divin, la permission en est donnée par Dieu à celui qui l'effectue. C'est pourquoi le premier esprit, au moment même de son entrée dans Io Paradis premier, a recueilli le fruit de chaque bienfait, avec tout ce qui est possible dans ce monde de contingences. Et c'est ainsi que comme (Dieu) l'a expliqué, le fruit de tous retourne à la parole de glorification, c'est-àdire au personnage qui supporte cet esprit. Tout ce qui se 294
La première colonne est Dieu et son essence éternelle, la seconde, la Volonté Primitive et le siège des Prophètes, l'endroit de bénédiction et de glorification, la première colonne restant inaccessible; a troisième est l'imamat, la quatrième, la qualité des portes.
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multiplie de (ce personnage) est manifestation paradisiaque, depuis l'essence de la connaissance, jusqu'à tout corps matériel qui peut arriver jusqu'à être revêtu de vêtements de soie. Toute l'allégresse qui est dans ce Paradis, il en jouit par ce Paradis même : ce Paradis ne jouit de l'allégresse que par ce qui est cause de son resplendissement et qui n'est autre que le Point. Ce point est le quaf rond qui de toute éternité dans le passé, de toute éternité dans l'avenir, tourne autour de lui-même et qui n'a ni commencement ni fin, ni aboutissement ni conclusion. Ainsi, quiconque est entré dans le Paradis du Qorân, tout ce qu'il y voit de bienfaits il les voit provenir du bienfait du Prophète de Dieu. A ce point même que si un héritier hérite d'un rubis cela n'a lieu que par le don de la Vérité primitive qui en a ainsi ordonné. Si elle en avait ordonné autrement et que ce soit un autre (qui ait droit au rubis) au lieu de celui qui en hérite aujourd'hui, comment pourraiton dire pourquoi? Et comment 295? C'est pourquoi toutes les existences, depuis le point même de leur existence jusqu'au moment de leur fin, tout ce qu'elles possèdent vient du don que la Volonté Primitive en a fait. Aucune chose n'a la qualité de chose si ce n'est par son bienfait et par sa bienveillance. Par exemple, si quelqu'un revêt des vêtements de soie, ce n'est qu'à cause de son bienfait. Ainsi, auparavant il était assez riche pour s'en revêtir, mais il ne s'en revissait pas (parce que l'islam le lui défendait).
295
A cette Volonté Primitive.
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C'est pourquoi si quelqu'un ouvre les yeux de son cœur il ne verra le monde entier des contingences que comme une poignée de son bienfait. Tous ceux qui sont entrés dans le Paradis du Qorân, y sont tous entrés a l'ombre de la première porte, qui n'est autre que le Prophète de Dieu. Et les autres portes du Paradis sont dans la main de cette porte. C'est lui qui les a ouvertes par sa bienveillance. Par exemple, quiconque progresse dans la dernière lettre du plus haut progrès, et que se manifeste pour son corps tout ce qu'on peut imaginer de plus haut, n'est dans ce monde que par Sa permission, car Il a dit : « Celui-ci est une des portes de mon Paradis, un de nies guides. » Ainsi, tout ce qui s'est manifesté du Paradis de l'union huitième dans ce monde, ne s'est manifesté que parce que le Prophète de Dieu a dit de lui : « Celui-là est mon hui-tième. » Actuellement (depuis ma manifestation) il n'y a plus de ce genre de manifestations auprès de son tombeau, mais celles qui ont eu lieu n'ont existé que dans sa main, dans la paume de sa puissance. A l'ombre de chaque porte des portes du Paradis, il y avait, il y a des portes sans fin. Ainsi chaque personne qui est venu dans l'amitié d'une des portes du Paradis est en ellemême, un Paradis, pour elle-même et dans son rang. Et sans fin ce secret était manifeste et coule (de tous côtés).
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Aujourd'hui tout ce qu'on peut imaginer de jouissances est dans ce (mon) Paradis, et toutes les jouissances ont été coupées du Paradis d'auparavant. Ainsi, au moment même de la manifestation du Prophète de Dieu toutes les allégresses furent coupées du Paradis de l'Evangile, car tous les Paradis sont dans l'Unité de Dieu, dans sa connaissance, son contentement et l'obéissance au spectacle de son ordre. Quand un individu a été séparé de cela 296 , quel Paradis peut-il y avoir pour lui, même si durant sa vie il jouit du summum des jouissances possibles, car, à la fin, il retourne au feu du néant. Si dans l'être même des gens de l'Evangile il y a un signe de Dieu, qui est le summum de l'allégresse, cela était au moment de la manifestation de Jésus : mais aujourd'hui ce signe a été enlevé et eux s'imaginent qu'il subsiste, c'est pourquoi ils ont patienté jusqu'à aujourd'hui. C'est ainsi que toutes les lettres de l'Evangile, si elles étaient convaincues que la manifestation du Prophète de Dieu était cette même manifestation de Jésus, mais dans un rang plus noble, pas une seule d'entre elles ne fut restée dans l'Evangile. Il en est de même après le Qorân. Si aujourd'hui ils pensent être dans l'allégresse, cela n'a aucune vérité, car, si, en toute vérité, quelqu'un agit pour Dieu et pense être dans l'allégresse auprès de Dieu (par ce fait), en réalité il a agi pour autre que pour Dieu. Ils sont donc restés dans la même imagination que les gens de l'Evangile. Car le miroir de Dieu s'est levé dans un autre Paradis, c'est pourquoi toutes les allégresses se sont détachées (de ce Paradis-là), si ce n'est pour celui qui connaît Dieu unique, et croît en lui, qui connaît son témoignage et croit en lui, qui connaît ce qu'il a fait descendre en son livre et croit en 296
Unité de Dieu, connaissance, etc.
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lui. C'est ainsi que les gens du Paradis sont dans l'allégresse dans ce Paradis, et jusqu'au début de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. J'en jure par l'éternelle essence de Dieu! Pour eux, au moment de sa manifestation, aucun paradis n'est plus élevé que la foi en lui et l'obéissance a lui. Et toutes les allégresses se sépareront des gens du Béyân. Heureux celui qui entre dans l'ombre de Celui que Dieu doit manifester, et jouit de sa mention, car il subsiste en Dieu jusqu'à La nouvelle manifestation. Et si, dans celle nouvelle manifestation, il donne sa foi au spectacle de celle manifestation, il aura compris, une seconde fois, après la première. Il n'y aura pas de fin, pour sa subsistance (en Dieu) qui ne se terminera pas. S'il reste dans une de ces manifestations sans donner sa foi, la joie et l'allégresse se séparent de lui au moment de ce spectacle de la manifestation. Je lègue aux gens du Béyân, si au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, tous se tournent vers ce Paradis élevé et cette contemplation sublime, ces paroles : « Heureux soyezvous ! Heureux soyez-vous ! » Sinon, si vous entendez dire qu'une manifestation s'est produite avec des versets (semblables à ceux) d'auparavant, et cela au nombre de Dieu (c'est-à-dire en 1511) 297 entrez-y tous. S'il ne s'est pas manifesté à cette époque, cela aura lieu après 2001. Si alors vous entendez dire que le Point s'est manifesté, et si tous vous n'êtes pas convaincus, ayez pitié de vous-mêmes! Tous, tous, coupez 297
Je ne sais comment les Béhahis expliquent ce passage ni s'ils l'expliquent.
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vous réfugier, à l'ombre de ce Point dans lequel vous étés entrés (déjà). Si vous entendez dire qu'un personnage s'est manifesté avec des versets et que les savants de cette époque l'ont reconnu, et je ne parle pas des savants célèbres, mais bien des minutieux et subtils, non pas comme ceux de ce temps qui sont restés dans l'obscurité, je parle, dis-je, des minutieux, de ceux qui ont l’œil perspicace, même s'ils sont revêtus des vêtements de la pauvreté et de I'humilité. Ce sont ceux-là qui, en vérité, ont pénètre les premiers dans le Paradis et y ont revêtu les vêtements de soie. Quant aux autres ils sont restes dans l'ordre d'auparavant. N'hésitez pas alors! Entrez à son ombre, car c'est Lui, le Premier et le Dernier, c'est Lui, l'Apparent et le Caché. Et si vous n'avez pas entendu (qu'une manifestation de ce genre se soit manifestée), alors gémissez et priez, afin que le bienfait de Dieu ne se sépare pas de vous jusqu'à 2001 ans. Si vous entendez dire d'ici a 2001 ans que s'est manifesté Celui qui est mon ami et le vôtre, Celui qui est mon Seigneur et le voire, alors n'hésitez pas, ne fût-ce que l'espace d'un souffle; entrez tous dans l'ordre de Dieu et ne dites pas « pourquoi? » ni « comment? » Ceci est le plus haut des ordres que je vous donne. Par ce que je vous permets, je vous délivre du feu de l'éloignement de Dieu. O gens du Béyân, soyez tous parmi ceux qui remercient! Que si quelqu'un (d'entre vous) hésite l'espace d'un souffle après 2.001 années, sans aucun doute, il n'est pas dans la religion du Béyân et est entré dans le feu, à moins que
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dans cet espace de temps, la manifestation de Dieu ne soit pas manifestée : Alors tous ont le devoir de pleurer et de gémir298. Ce n'est pas que vous soyez (Comme les juifs qui attendent la venue de Jésus, ni comme les chrétiens qui attendent celle de Mohammed ni comme les musulmans qui attendent le Qaém. Mon cœur ne sera pas satisfait si un seul individu reste dans le Béyân quand on aura annoncé que le Point du Béyân est revenu à la vie de ce monde. J'en jure par Celui que Dieu doit manifester - et il n'y avait pas, il n'y a pas dans la science de Dieu de plus grand serment que celui-là - s'il se manifeste et qu'un seul individu reste dans le Béyân, tout le châtiment du Béyân est pour lui en double. Car aujourd'hui, les châtiments Qorâniques sont doubles pour ceux qui ne sont pas entrés dans le Béyân; et il en est de même pour les châtiments de l'Evangile, pour ceux qui ne sont pas rentrés dans le Qorân. Ils ont aussi, ceux-là à subir le double des châtiments du Qorân. S'il se rencontre un pareil personnage 299 jamais, au grand Jamais il n'est entré dans le Béyân, ni a l'ombre de l'arbre du maître des sept lettres. Si, par exemple, une lettre du Qorân reste (dans le Qorân) sans entrer dans le Béyân, en réalité elle n'était pas entrée dans le Qorân, et ne s'est pas reposée à l'ombre de l'arbre 298
Comme le font aujourd'hui encore les musulmans qui réclament la manifestation de l'imam Mehdi. 299 Qui ne croie pas à Celui que Dieu doit manifester.
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Mohammédique, car sans cela il n'eut pas gauchi de sa manifestation plus noble, a sa fin. On en peut dire autant pour l'Evangile : si un individu eut réellement cru à Jésus il eût certainement cru à Mohammed. Le fait même qu'il n'a pas cru en lui démontre péremptoirement qu'il ne croyait ni à Jésus, ni a l'Evangile. Ainsi si aujourd'hui quelqu'un examine les hadis relatifs à « Fitné » et « Emtéhan 300, » il y pourra voir combien de saints de Dieu, pour sauver la créature en ce jour de manifestation, ont fait d'efforts. Ainsi ceux qui ont le regard subtil, ont écrit dans leurs propres livres que la manifestation de l'Altesse est celle de la Vérité demandée, dont il est question dans le hadis de Qoméïl. Mais Dieu guide qui il veut et fait entrer qui il désire dans le Paradis301. C'est là la vérité du Paradis dans le monde de la vie. Quand (à cette vérité) après la mort, personne autre que Dieu ne le sait. Dieu a, crée dans son Paradis de tout ce que les hommes désirent de son Bien fait, et l'on y trouve des choses qu’un oeil na jamais vues, qu'aucune oreille n'a jamais entendues et qui n'ont été révélées dans le cœur de personne. Si les mers du ciel étaient de l'encre, si toutes les choses étaient des plumes, et si chaque être était un écrivain, on ne pourrait arriver à comprendre aucune des choses du Paradis après la mort. Et le centre de ce Paradis est le même que celui de ce Paradis que nous avons 300
Fitné, les discordes, les guerres civiles qui se doivent allumer lors de l'apparition de l'imam Mehdi; Emtéhan l'épreuve du jour du jugement. 301 Allusion aux maîtres du Chéïkhisme.
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expliqué pour la vie de l'esclave. Si dans cette vie il est entré dans le Paradis de la manifestation de Dieu, il entrera aussi dans le Paradis de l'autre vie, après sa mort; sinon il entrera dans le feu immédiatement. Je me réfugie en Dieu contre ce feu. Je ne vois dans ce Paradis que Dieu, grue Dieu seul. Je ne vois que Dieu avant ce Paradis, que Dieu, après ce Paradis. Je ne vois encore que Dieu en haut de ce Paradis, que Dieu en bas! C'est à Dieu qu'appartient l'ordre de création avant et après. Il n'y a de Dieu que le Dieu vivant, Puissant, celui qui subsiste! Combien de personnes qui, dans une manifestation, sont les gens les plus sublimes de son Paradis et qui, au moment de la manifestation postérieure deviennent les plus vils des degrés de l'enfer Réfugiez-vous donc en Dieu, et saisissez fortement la corde du Point du Béyân à son début et â sa fin, car c'est lui qui est le riche qui n'a pas besoin que quelqu'un croie en lui ou entre dans son Paradis. Si tous n'y vont pas, ils vont dans le feu, sinon ce sont eux-mêmes qui jouissent du bénéfice du Paradis. C'est pourquoi si quelqu'un guide quelqu'un, cela vaut mieux pour lui que d'être possesseur de tout ce qu'il y a sur la terre : car si il a guidé cette personne jusqu'à ce qu'elle se repose à l'ombre de l'arbre de l’Unité, la miséricorde de Dieu descend sur tous les deux et la possession de tout ce qui est sur la terre nous quitte au moment de la mort. La route de cette action de guider est toute de bonté et de amour et non de violence et de force. C'était là la route de
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Dieu d'auparavant, c'est celle d'après. Il fait entrer qui il veut dans sa miséricorde. C'est lui l'aime, le bienfaisant. Aucun Paradis n'est plus grand pour personne que ceci que, au moment de la manifestation de Dieu, il le comprenne, écoute ses versets et qu'il donne sa foi et bénéficie de sa contemplation qui est la contemplation de Dieu, qu'il voyage dans son consentement qui est une mer qui enveloppe son Paradis, et devienne ainsi un de ceux qui sont dans l'allégresse au haut du Paradis de soli Unité. Gloire à Dieu! De ce qu'aujourd'hui tous sont dans l'ignorance de ce Paradis! De ce qu'ils jouissent de ce qui, au moment de leur mort se sépare d'eux et les précipite dans le feu, parce qu'ils restent dans l'ignorance de ce pourquoi ils ont été créés! Plût au ciel qu'ils fussent dans l'ignorance et n'entrassent pas dans l'opposition ! Plût au ciel qu'ils fussent dans l'opposition mais ne lissent pas à l'encontre de l'arbre de la vérité ce qui est indigne de lui ! Tous croient a Lui, et ils l'ont emprisonne sur une montagne ! Tous sont par Lui dans l'allégresse, et ils l'ont abandonné tout seul ! Aucun feu n'est plus ardent pour ceux qui ont agi ainsi que leurs oeuvres mêmes; De même, pour les croyants, aucun Paradis n'est plus haut que leur foi même. Il n'y pas de dieu, si ce n'est ce Dieu qui est le Dieu du Paradis, le Seigneur du Paradis, le Maître du Paradis, le Rot du Paradis, le Sultan! Ce qui est dans le Paradis n'y subsiste que sur l'ordre de Dieu, et ce Dieu n'a pas besoin de ce qui est dans le Paradis, ni sur le Paradis. Ceux qui jouissent de la vue de Dieu, au moment de la manifestation de Dieu, qui en, jouissent encore quand il
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est caché, par celle roule qu'ils ne connaissent pas, tous ceux-là sont dans le Paradis, et, en tout état exaltent Dieu, avant tout état, et après tout état. Ils y glorifient l'Unité de Dieu qui est leur Seigneur, par la mention qu'ils en font dans chaque rang, avant chaque rang et après chaque rang. Jamais personne n'entrera dans ce Paradis saris dire, de la part de son Dieu : « En vérité moi je suis Dieu! Il n'y a pas d'autre dieu que moi, le chéri, l'aimé! En vérité il n'y a pas d'autre dieu que moi qui embrasse toutes choses et subsiste par moi-même. En vérité, je suis Dieu, il n'y a pas d'autre dieu que moi qui suis le Seigneur et le possesseur. En vérité je suis Dieu et il n’y a pas d'autre dieu que moi qui suis la vérité et jouis d'un rang suprême. En vérité! Je suis Dieu let il n'y a pas d'autre dieu que moi le Seigneur de toutes choses, le maître du siège élevé! » Toute chose retourne a la forme humaine, que ce soit homme ou femme. Si cet homme est dans le Paradis, tout ce qui lui appartient est dans le Paradis, même si c'est une chose qui ne soit pas digne de mention. Car tout ce sur quoi rayonne la Volonté a la forme même de cette Volonté 302 suivant sa mesure : Si cette forme en est enlevée avec le rayonnement, alors ne reste plus dans son cœur que la forme humaine. Et c'est pourquoi toutes choses demandent à Dieu d'appartenir à un croyant et non pas a un non croyant, car le Paradis d'une chose consiste en ceci qu'elle soit en relation avec Dieu: ce qui est en relation avec un croyant est en relation avec Dieu.
302
Tout ce sur quoi rayonne la Volonté, réfléchit la forme même de cette Volonté.
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Si cette chose retourne à un non croyant, elle est tout entière dans le feu et dans les rangs du feu, même si c'est une chose bonne au dernier degré. Ainsi cette pièce (dans laquelle je me trouve), qui n'a ni portes ni limites précises, est aujourd'hui la plus haute des pièces du Paradis, car l'arbre de vérité y habite. On dirait que tous les atomes de cette chambre chantent tous par la voix qui dit : « En vérité! Je suis Dieu! Il n'y a pas d'autre dieu que moi, le Seigneur de toutes choses. » Et ils le chantent par-dessus de toutes les pièces de la terre, même par-dessus celles qui sont ornées de glaces ou d'ornements d'or303. Si cependant l'arbre de vérité réside dans une de ces pièces ornées, alors les atomes de ces miroirs chantent (cette phrase), ainsi que le faisaient et le font les atomes des miroirs du Palais Sadri, car à l'époque des jours de sad 304 Il y demeurait. Et pour aucune chose il n'y a d'ordre qui ne retourne à ce personnage. C'est pourquoi, chaque endroit que les gens du Paradis choisissent pour y habiter devient digne de toutes les louanges possibles dans les possibilités. Ceux qui regardent du côté de la vérité voient cela. Par exemple aucun endroit n'était plus vil Cà cette époque que l'endroit ou eut lieu le martyr de la cinquième parole; Mais, comme 303
La poussière qui compose la chambre où je me trouve, si misérable soit cette dernière, est supérieure à la poussière qui compose le palais des Princes. 304 A l'époque où le Bâb était à Isfahan.
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il était du Paradis, il s'est manifeste à son ombre au plus haut degré des possibilités. Si un homme au regard pénétrant y eût regardé ce jour-là, il eût vu qu'il était digne que les murs de cet endroit fussent faits en rubis et non pas en or. Et si cela ne s'est pas fait, c'est à cause de l'impuissance où se sont trouves les hommes (à le faire), et non à cause de l'indignité de cette terre, car cette terre était digne. Il en est également ainsi pour la terre sur laquelle se trouvait ce jour-là l'arbre (Yézid) opposé à cet arbre. Il n'y en avait pas de plus haute à cette époque 305, et cependant les gens d'intelligence y voyaient dès ce jour-là le néant; Il semble que dès ce jour ils la considérassent comme rien. Et il se trouve aujourd'hui qu'il ne reste ni signe ni marque, de celui qui s'est assis en cet endroit, non plus que de cet endroit lui-même. C'est ainsi que Dieu anéantit lit négation et élève l'affirmation sur son ordre, car il est puissant sur toutes choses. Si le contraire (de ce que nous voyons actuellement) se manifestait, si le siège de l'arbre de vérité était la plus haute des terres306, il n'y a pas de doute qu'éternellement il s'élèverait dans l'élévation. Et si l'arbre de négation était le plus vil des points de la terre, il s'enfoncerait dans une descente continue. Car chaque chose retourne à l'homme et l'homme retourne à Dieu, dans le Paradis, s'il croit à Celui que Dieu doit manifester; et à autre que Dieu, dans 305 306
Aux yeux des hommes. Aux yeux des hommes.
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le feu, s'il n'y croit pas. Quiconque obéit à mon ordre en ce q ut concerne les 2.001 années entrera dans le Paradis. Il n'y a pas d'échappatoire aux regards de Dieu! En vérité, Dieu est puissant sur toutes choses.
PORTE 17 Dans l'explication de ceci que le feu est vrai. Le résumé de cette porte est que : Il y avait et il y a pour le feu des rangs a l'infini. L'essence de ces essences 307 est l'absence de la connaissance de Dieu. Dans chaque manifestation, il se manifeste par le manque de cette connaissance (de Dieu) dans l'être qui est manifesté dans cette manifestation 308 . Il appelle les hommes dans chaque langue dans laquelle il a été suscité (en disant) : « Il n'y a pas de dieu, si ce n'est Dieu, en vérité, en vérité! Il n'y a pas de dieu, si ce n'est Dieu, en vérité, en vérité, en vérité! Il n'y a pas de dieu, si ce n'est Dieu, en vérité, en vérité, en vérité, en vérité ! Il n'y a pas de dieu, si ce n'est Dieu, en vérité, en vérité, en vérité, en vérité, en vérité! » Car l'essence de toute chose que Dieu n'aime pas retourne a la négation, et tout ce que Dieu aime retourne à l'assentiment. Et cela ne se manifeste que par ce que 307 308
La vérité des diverses vérités du feu. Première parole de négation.
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n'aime pas le Point de Vérité, dans toutes les manifestations, ou par ce qu'il aime. Cette essence est, dans le Qorân, le premier cœur, et le premier cœur également dans le Béyân, qui, au moment où il entendit dire que l'Arbre de la Vérité s'était manifesté, vit son cœur s'anéantir dans le feu de l'hésitation ou du reniement; même si ce cœur était auparavant dans le Paradis, car alors il disait : « Il n'y a pas de dieu, si ce n'est Dieu, Mohammed est son Prophète, Ali est l'ami de Dieu, les imams sont les témoins de Dieu, et les portes, des guides, en même temps que des témoins de Dieu. » Il croyait vrai ce que Dieu a fait descendre dans le Qorân, mais au moment même où il a manifesté son ignorance, ou son incurie, ou son recul, ou sa négation, ou son reniement, il est devenu vain, ainsi que tout ce qui était en lui de versets vrais, de connaissance de Dieu, de connaissance du Prophète, des imams et des portes, ainsi que son affirmation que tout ce qui était vrai dans l'islam provient de Dieu. Car tout cela s'est levé de l'Arbre de la Vérité, et cet arbre s'est manifesté par lui-même et ses fruits sont des fruits d'auparavant. Et du moment même qu'il s'est manifesté et que personne ne l'a accepté, il semblerait qu'on ne l'ait pas accepte dans la première de ses manifestations; Car cette manifestation-ci est la manifestation de l'autre vie par lui 309 et est plus grande que la précédente. C'est pourquoi tous ceux qui résident dans le Paradis d'auparavant deviennent les habitants des endroits les plus vils du feu; car celui qui est l'origine du 309
En l'espèce pour Mohammed, mais il en est -ainsi pour tous les Prophètes.
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feu, dans sa déviation a été séparé de Dieu; et peut-être n'a-t-on pas entendu parler jusqu'à aujourd'hui d'une coupure comme celle-la. S'imaginant qu'aux yeux de quelqu'un, il peut être la vérité, il lui recommande toutes les affaires, et cependant ce second est le premier de la manifestation précédente; mais comme, en réalité, il est descendu clans la terre de son éloignement, cela ne lui donne aucun fruit. Car s'il était sincère, il n'eût pas hésité au moment de la manifestation de Celui qui crée la vérité, et il ne fût pas resté dans l'ignorance de la vue de Dieu. Au début de la manifestation du Point du Béyân tout ce qui était bien dans la science de Dieu a été créé avec le premier qui crut en lui : Tout ce qui était autre que bien a été créé par le premier qui a nié. Depuis le jour de la création de toutes choses, jusqu'au début de la manifestation (de Celui que Dieu doit manifester,) l'Essence des essences du Paradis est la première porte, et l'essence des essences de tout le feu est le premier qui a nie. Et Dieu a voulu faire de ce dernier un croyant et lui a témoigné la perfection de sa bienveillance : il lui a envoyé des lettres multipliées et des envoyés nombreux310, mais il est resté ignorant à cause de ce qui ne pouvait lui être d'aucune utilité, et il a revêtu la première chemise de feu. Actuellement aucun Paradis n'est plus haut dans la science de Dieu que le Point du B dans le Béyân, et aucun feu n'est plus ardent que le point de feu sous les cieux. Ainsi tout ce qui retourne a lui, de chaque chose, est des choses qui sont entrées dans le feu; et, tout ce qui retourne a l'autre, de chaque chose, est des choses qui sont entrées dans le 310
Il doit s'agir, semble-t-il, de Hadji Mirza Aghaci.
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Paradis. Ainsi, auparavant, tout ce qui retourne au Prophète de Dieu était entré dans le Paradis, et tout ce qui retourne au premier qui ne crut pas en lui, retourne au feu. Les degrés de ce feu sont à l'infini, mais le nombre des portes s'arrête à 19. Sinon personne autre que Dieu ne connaît le nombre des portes. Car chaque négation, prise de la porte du feu, est elle-même, suivant sa mesure, une porte de feu, et chaque porte, prise de la porte du Paradis, est une porte du Paradis, suivant sa mesure; Quoique tout ce qui est dans le feu retourne à la première porte, et tout ce qui dans la lumière retourne a la première porte. Toutes deux adorent Dieu, toutes deux se prosternent, l'exaltent, le louangent et l'unifient; mais l'un l'unifie dans la manifestation de l'autre vie 311 , et l'autre dans la manifestation de ce bas monde, qui est l'antériorité de cette manifestation-ci et l'autre vie de la manifestation précédente 312 . C'est pourquoi l'un devient mensonger, l'autre confirmé, l'un devient feu, l'autre devient lumière, l'un néant, l'autre subsistant, l'un vil, l'autre chéri, l'un pauvre, l'autre riche, et le pauvre l'est au point que sa mention ne subsiste plus, même auprès de lui-même. Tous, aujourd'hui, lui disent « Il n'y pas de dieu, si ce n'est Dieu; » Mais ceux qui le disent dans le Béyân le disent 311
De l'autre vie de Mohammed, c'est-à-dire dans cette manifestationci. 312 Les Qorânis, les Béyânis adorent Dieu et l'unifient, mais les Béyânis l'unifient dans la manifestation du Béyân qui est la manifestation de l'autre vie de Mohammed tandis que les Qorânis l'unifient dans le Qorân qui est la semence, la première vie du Béyân, en même temps que l'autre vie des Evangiles et ainsi de suite.
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dans un rang, aime de Dieu; et ceux qui le disent dans le Qorân le disent dans un rang qui, désormais, déplaît à Dieu. Il en était de même auparavant. Quiconque était dans l'Evangile était forcément unitaire, mais au moment de la manifestation du Qorân, il plut au Dieu du monde d'être unifie par l'unification de Mohammed Prophète de Dieu et non plus par l'Unification de Jésus. Quiconque obéit a la religion de Dieu, l'esprit d'un ange vient habiter en lui, si ce n'est celui en qui Dieu avait mis cet esprit en dépôt 313: Alors celui-ci sort. Quiconque n'y a pas obéi, la lettre chine 314 se fixe à demeure en lui, si ce n'est celui en qui l'esprit du chine était en dépôt, car alors il sort de lui315. Car tous deux adorent Dieu. C'est pourquoi après que le premier chine ne s'est pas prosterne, il a agi avec toutes ses conditions 316 , ainsi que sa parole 317 est renfermée dans les hadis. Et cette parole, à l'époque de Mohammed, était celle-ci : « Pardonnez-moi, ô Prophète de Dieu, de ce que je n'affirme pas le vélayet de l'Emir des croyants. » Et la réponse de Dieu, à cette époque, est la réponse du Prophète de Dieu qui est conforme à la parole de Dieu : « Je désire agir suivant ma volonté, non suivant la tienne.» Ce qui veut dire : « J'aime à être obéi dans les ordres que je veux, moi, et non dans ceux que tu veux, toi! »
313
Et qui ne croit pas. Abréviation de Chéïtan, le démon. 315 Et qui croit. 316 D'esprit démoniaque. 317 Voir VII, 11. 314
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Or cette parole est manifeste dans le Béyân. Le premier qui y a cru est l'essence du Paradis, et le premier qui s'est détourné est l'essence du feu. Tous les rangs bons aboutissent à lui et tous les rangs non bons à l'autre. Dans le Qorân, Dieu donne cette parole, comme un conseil à tous: «Ne soyez pas les premiers qui seront infidèles au Qaém de la famille de Mohammed. » Or moi, je conseille à tous : « Soyez les premiers qui croiront à Celui que Dieu doit manifester, au jour du jugement, afin que vous soyez la source de tous les biens dans le livre de Dieu. En vérité, ceci est un immense bien fait pour le premier croyant. Craignez d'être ignorant de Celui que Dieu doit manifester dans le premier degré 318, de façon à devenir la source de tout ce qui n'est pas bon; car, en vérité, c'est là un châtiment terrible ! » Si un homme perspicace regarde, il verra que tout le bien qui se manifeste dans le Béyân retourne au premier qui a dit : « Oui, » et qui a cru au Point de Vérité. Il est la première créature parmi les « élliyines. » Tous les rangs non bons retournent au premier qui a dit « non, » et c'est lui le Feu qui n'a pas de supérieur dans le Béyân Et c'est lui (l'autre) le Paradis le plus élevé dans le Béyân jusqu'à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Et c'est ainsi que les argumentateurs apportent des arguments. Le feu n'est devenu feu que parce qu'il ne s'est pas prosterné devant Dieu, l'aimé, et cette sentence n'est 318
D'être le premier ignorant.
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confirmée sur lui que par son manque de foi dans le Point du Béyân, Et il lie prétend certes pas être « feu, » ni en luimême, ni devant les autres; (peut-être, dit-il,) que c'est pour Dieu qu'il a agi. C'est ainsi, par exemple, que, par excès de précaution, dans sa propre maison, à cause du doute qui l'a saisi 319, il ne fait pas ses ablutions 320, ou bien ne fait pas vœu de jeûne 321, ou bien saisi d'un doute au sujet des mosquées de sa patrie, il n'a pas dit une prière, dans une mosquée 322; Tout cela est vain aux yeux de Dieu et n'est que des rangs du feu. Car enfin, il n'agissait ainsi, dans sa pensée, que pour Dieu et pour ce signe qui est en lui. Eh bien! Ce signe est exactement celui qui a rayonné de la manifestation, du Point du Béyân à son commencement qui est la manifestation du Point du Qorân. S'il avait su que ce signe était ce même signe323, il n'eût pas laissé pénétrer en son cœur une pensée contre lui. Il l'a su, cependant, car le Point s'est encore manifesté avec ce avec quoi il s'était d'abord manifesté, et ce sont les versets de Dieu. Et il l'a 319
Sur la pureté de l'eau de son bassin. Avec l'eau de ce bassin. 321 Pour les musulmans fanatiques, il ne suffit pas de jeûner pendant le Ramazan,, pour être agréable à Dieu, il faut que la pensée se reporte constamment vers l'Etre suprême et lui rapporte tous les actes pieux que l'on accomplit. Certains vont jusqu'à considérer que si l'homme qui jeûne n'a pas le soin de dire, le matin, avant le lever du soleil, ou tout au moins de penser fortement en son cœur ces paroles : « Aujourd'hui, je vais jeûner pour l'amour de Dieu », son jeûne est vain et sans utilité. 322 Mais en dit cent dans cent mosquées différentes, afin que l'une de ces prières soit agréée par Dieu, les autres ayant pu être prononcées dans des mosquées souillées. 323 Ou que le Bâb était Mohammed. 320
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vu, car du Point du Qorân, aujourd'hui, rien n'est manifeste que ses versets. Donc, du moment qu'il a entendu les versets de Dieu et ne s'est pas prosterné, du moment qu'il n'a pas affirmé la divinité de son Seigneur, ce qui avait été mis en sa nature s'est manifesté en ses oeuvres, et il a revêtu la chemise de la première porte de feu. Je me réfugie en Dieu contre ce feu. Celui qui croit en Dieu ne laisse aucune route vers lui a la lettre de feu. En vérité, Dieu garde ceux qui croient en lui. Toute personne qui s'est mise en opposition avec une des portes du Paradis Qorânique devient la Porte universelle du feu, et les autres rangs ressusciteront à son ombre et tous retourneront au premier cœur qui est l'essence de la négation. Et tout le bien et tous ses rangs retourneront au point du Qorân dont le cœur est l'essence des essences de l'affirmation. Ce que le feu aime par-dessus tout, c'est cette chose même dont il est resté ignorant, et ce qu'il déteste le plus, c'est lui-même, car c'est par lui-même qu'il est resté dans l'ignorance. Par exemple, dans le Qorân, ce que l'assassin de la cinquième 324 lettre préférait était cette cinquième lettre elle-même 325 qui disait Allahou Ekber; et cependant il arriva ce qui arriva. Mais si cet assassin avait su que cette cinquième lettre était le spectacle de la glorification de Dieu, il se fût, ce jour-la, prosterne devant lui (au lieu de le tuer), et il n'eût pas permis a une pensée d'hostilité (contre lui) de se glisser dans son cœur. La plus détestable 324 325
L'imâm Housseïn. C'est-à-dire la Vérité.
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des choses 326 était lui même327, car c'est à son sujet que Dieu a fait descendre dans tous ses livres cette parole : « Je ne lui pardonnerai jamais. » Il en est ainsi pour la première parole de feu dans le Béyân. S'il a compris les paroles d'un savant qui se considère comme en rapport avec les gens de la maison 328 - et ces gens de la maison sont les exécuteurs testamentaires du Prophète, et le Prophète est en relations avec Dieu, il s'enorgueillit en lui-même, et il est chéri de tous; qu'en serait-il donc (s'il comprenait) la parole de celui qui crée le Prophétisme qui est le spectacle de la Divinité absolue ? Certes, il n'eut pas laissé entrer en son cœur la pensée d'une hostilité (contre lui). Nuit et jour, il se prosterne pour lui; c'est pourquoi il est resté dans l'ignorance et ne connaît pas son bien-aimé. Il a revêtu la chemise de l'inimitié de toutes choses, qui est celle du premier qui est entré en inimitié avec Mohammed. Peut-être peut-on dire que celui-là (qui n'a pas cru à Mohammed) a pris cette chemise de celui-ci (qui n'a pas cru à moi) car chaque manifestation 329 postérieure est la raison de cette manifestation 3 d'auprès de Dieu, mais dans un rang plus noble. En effet, la création de Jésus a été faite pour Mohammed, la création du Qorân pour celle du Béyân, et la création du 326
Pour cet assassin. Il haïssait certes les assassins de la Vérité, alors que, sans le savoir, il l'assassinait lui-même. 328 La famille de Mohammed. 329 Antérieure. 327
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Béyân pour la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Et quoique la plume n'aime pas a écrire le nom de celui qui laisse pénétrer en son cœur la pensée d'une désobéissance à Celui que Dieu doit manifester au jour de sa manifestation avec les versets et les témoignages de Dieu, cependant, si cela a lieu, c'est la chemise de ce personnage-là que celui-ci a revêtue; c'est à cause de l'ignorance de celui-là que celui-ci est resté dans l'ignorance; c'est à cause de l'éloignement de celui-là que celui ci est resté dans l'éloignement; et c'est du feu de celui-là que celui-ci est devenu feu. Quiconque en ce jour se réfugie dans Celui que Dieu doit manifester, les états de celui là parviennent à celui-ci. Le sens de la parole : A Je me réfugie en Dieu » est, ce jour-là, la foi en Lui et non le simple fait d'énoncer ces paroles. Car la première porte de feu la répète sans cesse et sans fin, alors qu'elle se réfugie en Dieu contre elle-même, car elle est elle-même la lettre chine330. Mais cela ne lui a servi de rien, car s'il avait été sincère, il lui fallait se réfugier dans le Point du Béyân en croyant à lui, au lieu de se réfugier contre soi-même en ne croyant pas en lui. Car enfin, à quoi lui sert de se prosterner trente-quatre fois par jour pour Dieu, suivant l'ordre d'obligation du Qorân et non son ordre facultatif, alors que, ce que sa vérité exige, et la plume a honte de le raconter, il le fait contre ce point du Qorân? Et cependant il se prosterne devant ce point du Qorân, il prétend se rapprocher de Dieu par son intermédiaire, et, à ses yeux, il est la plus éloignée des créatures et la première lettre du feu ! 330
chéïtan.
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Dans la manifestation du Béyân il en est de même, et le Paradis y tourne autour du nombre de l'Unité (dix-neuf); Et il en est de même pour le feu (qui tourne également autour de dix-neuf). S'ils se multiplient jusqu'à l'infini, ce sont des multiplications de cette Unité Primitive. Dans ces deux paroles (feu et lumière) quiconque croit au Béyân et à ce qui y est descendu était et est à l'ombre du Paradis, et quiconque a dévié est à l'ombre du feu. Ce n'est pas que les portes dont nous parlons soient, par exemple, comme les portes d'une ville, mais comme la Porte du Paradis dans la terre du Bâ, les lumières qui y sont y résident, et sont mentionnées à l'ombre de la Porte Universelle et à l'ombre de celui qui est à son ombre. Je me réfugie en Dieu contre les lettres autres que les lettres d'assentiment, dans tout état, avant tout état, après tout état. Je me confie à Dieu, dans chaque condition, avant toute condition, après toute condition. Par exemple, suppose que la Première Porte du Paradis soit un point : suppose que la première porte de feu soit celui qui s'oppose à ce point. Vois alors, jusqu'à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, l'eau de la négation anéantie dans les veines des arbres de négation, et l'eau de l'assentiment coulant, confirmée, dans les veines des arbres de l'assentiment, jusqu’à ce que s'anéantisse la négation au point que dans le Béyân, il ne soit plus fait mention d'elle si ce n'est dans les livres (d'histoire), et jusqu'à ce que l'assentiment se confirme de telle sorte que tous s'enorgueillissent de la relation qui les unit à lui. Combien de feu Dieu changera en lumière par
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celui que Dieu doit manifester et combien, par ce même personnage, il changera de lumière en feu ! S’il se manifeste dans le chiffre 1511, et que tous entrent (dans sa religion), pas un seul ne restera dans le feu; s'il faut attendre jusqu'à 2001, et qu'alors tous entrent, pas un seul ne restera dans le feu; tous devenant changés en lumière. Il faut demander ce bienfait à Celui que Dieu doit manifester, car le bienfait le plus haut, et le don le plus sublime c'est qu'il ne reste pas de traînards comme dans les autres religions. Par exemple, les lettres de l'Evangile : deux autres livres descendent de Dieu, et ils sont encore dans l'attente de Celui qui doit venir et dont le nom est Ahméd. S'il ne se manifeste pas jusqu'à ces deux noms (1511 et 2001), forcément il se manifestera; il ne peut y échapper. Et vraiment je vois sa manifestation comme je vois ce soleil au milieu des cieux, et le coucher de tous (toutes les religions) comme les étoiles de la nuit quand vient le jour. Et je parle (de cette disparition) au point de vue de la foi et de la vérité, et non au point de vue matériel et contingent. On peut penser qu'il en sera comme aujourd'hui et dire : « C'est Lui, voire Seigneur ! C’est pour Lui la création et l'ordre. Il n'y a pas d'autre dieu que Lui, l'élevé, le grand ! » Quoique les décisions de Dieu soient diverses dans chaque état, dans le Béyân, il n'y a aucune mention qui ne soit la
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mention (de Celui que Dieu doit manifester). Il se peut qu'au moment de sa manifestation il ne soit tourmenté par la vue d'aucun souci de la part des croyants, qui croyaient en lui à l'époque même où il était invisible, et qui l'attendent tous. Et certes je remets l'ordre de Celui que Dieu doit manifester aux mains de Dieu. Car en vérité, Dieu est le meilleur des amis, le meilleur des aides. C'est lui le meilleur mandataire et le meilleur de ceux qui raffermissement. C'est lui qui suffit à toutes choses, de toutes choses, et rien ne suffit contre lui, car rien, sans la foi en lui, ne sert de rien; et rien, avec la foi en lui, ne petit produire de tristesse. Car en vérité ! Dieu vous suffit sur chaque chose, et rien ne vous suffit contre Dieu, votre Seigneur. Et rien ne petit suffire sur quoi que ce soit dans les cieux, sur la terre, et ce qui est entre, si ce n'est à celui qui cherche sa suffisance en Dieu. En vérité Dieu est savant, suffisant, puissant. Tout ce qui vient d'être dit la, l'est en ce qui concerne le moment de la vie de l'esclave. Car après la mort, aucun cœur n’a la puissance de laisser pénétrer en soi-même quoique ce soit. Je me réfugie en Dieu contre tout ce à quoi s'attache la mention du feu. Et cette chose sur laquelle est la mention du feu est la circonférence qui tourne autour de son centre (le feu) dans chaque manifestation. Aujourd'hui, dans la manifestation du Béyân, il est clair qu'au moment ou l'esclave entre sur une terre dont le possesseur est la lumière, il entre dans le Paradis. Si au contraire il entre sur une terre qui dépend du feu, si c'est par amour du feu qu'il entre en cette terre, il entre dans le
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feu a l'instant même, à moins qu'il n'ait désiré le feu dans la pensée (qu'il désirait) Dieu. Alors il faut qu'il réclame de Dieu le châtiment de ce feu. Vraiment il semble que l'on puisse voir les possibilités du feu dans lesquelles les croyants en Dieu n'entrent pas, dans lesquelles mêmes les principes du feu n’entrent pas, et, s'ils y entrent, ils s'y réfugient (croyant se réfugier en Dieu). Le point du Béyân et Celui que Dieu doit manifester doivent permettre aux croyants en eux et aux témoins de la vérité, que, s'ils voient la nécessité d'être utile à un croyant (ils aillent lui porter secours). «Sinon va à Couffa et regardes-y la place qui était fixée pour le feu 331 » Dis : « Les promesses de Dieu sont sincères et un Dieu pareil anéantit la négation jusqu'à ce qu'il n'en reste plus trace, même sur la surface de la terre. » Alors regarde l'endroit de la lumière 332 et dis : « Les promesses de Dieu sont sincères. Un Dieu pareil confirme l'assentiment par son ordre. En vérité ! Dieu est savant et puissant. »
331
L'endroit où se trouvait Ibn Ziad, l'assassin d'Ali, qui assassina ce dernier sans que personne vint à son secours. 332 Kerbéla.
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PORTE 18 Dans l'explication de ceci que l'heure viendra, il n'y a point de doute là-dessus333. Le résumé de cette porte est que : Dans chaque manifestation de la Volonté; l'heure, dans sa vérité première, est cette Volonté même. Cette acception descend de degré en degré, jusqu'à ce point que, si cette volonté applique ce mot à la mention de chaque vérité qui est en rapport avec elle et qui vient d'elle, dans cette manifestation, cela est vrai. Sinon la chose n'est pas digne qu'on lui applique cette appellation. Cela va jusqu'au point que, si dans sa manifestation, on mentionne auprès de quelqu'un une nouvelle comme venant de Lui, cette nouvelle est digne qu'on dise a son sujet l'heure viendra, il n'y a point de doute là-dessus car elle démontre sa sublimité. Aujourd'hui, l'heure est l'être même du Béyân, qui vient vers les hommes et leur ordonne jusqu'au jour du jugement. Et il n'y a pas d'échappatoire à ce Béyân. Si les mers des cieux devenaient de l'encre, pour expliquer l'heure elles n'en pourraient commenter le moindre atome. Dans chaque manifestation de la Volonté; tout ce sur quoi la Volonté ordonne. « Ceci est l'heure, » cela est vrai. Et certes, certes, attendez la manifestation de Dieu, et en vérité l'heure viendra sur vous soudainement et vous, vous serez présents devant votre Dieu. 333
Qorân XL. 61.
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PORTE 19 Dans l'explication de ceci que ce qui est dans le Béyân est un cadeau de Dieu pour celui que Dieu doit manifester. Je te glorifie, ô mon Dieu! ô mon Dieu! Combien est plus basse que ce cadeau la mention que je fais de toi et de ce qui est en relations avec moi au moment où je veux le mettre sous ta dépendance ! Dans la suprême honte, accepte ce Béyân et moi-même, et ce qui est en relations avec moi (si petit soit le cadeau) dans ta honte. En vérité tu es le meilleur des différenciateurs334. Le résumé de cette porte est que : Ce qui reste de la manifestation de la Vérité dans chaque manifestation, est un cadeau de Dieu pour elle dans sa manifestation suivante qui est sa manifestation dernière. Par exemple tout ce que Dieu a fait descendre sur Jésus était un cadeau de Dieu pour Mohammed, le Prophète de Dieu. En effet, le but de son livre sont les gens qui croyaient en lui, et ce qui retourne à ces croyants fût-ce même le moindre atonie de poussière. Il en est de même pour ce que Dieu a fait descendre sur le Prophète de Dieu. On peut voir aujourd'hui que dans les croyants au Qorân, les miroirs de leurs cœurs étaient un cadeau de Dieu pour le Qaém 335 de la famille de Mohammed. 334 335
Entre le bien et le mal. Le Bâb.
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Il en est de même pour le Béyân. Tout ce qui y existe de bonnes choses est un cadeau du point du Béyân pour celui qui doit manifester, qui est la manifestation dernière du point du Béyân. Et cette grandeur et cette gloire suffisent à tous, que Celui que Dieu doit manifester accepte quelqu'un ou quelque chose en affirmant qu'il ou elle dépend de Lui. Ainsi, aujourd'hui, le cadeau Evangélique, le plus humble des spectacles du Qorân le repousse : qu'en sera-t-il donc pour le spectacle de la Vérité? De même, le plus humble des humbles 336 n'explique pas le plus haut des rangs d'auparavant 337 à moins qu'il n'entre à l'ombre de la preuve dans laquelle il est entré lui-même338. C'est ainsi que Celui que Dieu doit manifester n'acceptera rien du Béyân sans que cette chose n'entre dans la dépendance de son livre. Et ainsi jusqu'à l'infini, la manifestation de Dieu est manifeste. Dans chaque manifestation, tous les rangs qui retournent à la manifestation première sont un cadeau de Dieu pour le jour où il se manifestera dans sa manifestation dernière. Combien est loin celui qui rompt lui-même le lien qui l'attachait à Lui et sort ainsi de sa qualité de cadeau. Aussi aujourd'hui, si les croyants au Qorân veulent faire parvenir le cadeau du Prophète de Dieu 339 il faut que tous croient 336
Croyant au Qorân. Evangéliques. 338 Islam. 339 A son successeur. 337
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au Béyân, sinon ils se sont eux mêmes déliés de ce lien de grandeur. Ce n'est pas que l'arbre doive dire: «Pourquoi étés-vous restés dans l'ignorance de la vue de votre bienaimé qui était et qui est ce que nos cœurs désirent. » Car tout ce qui sort à la recherche de ce monde ne le fait pas, tant qu'il n'y trouve pas le contentement de Dieu 340 . Et aujourd'hui qu'est manifesté l'arbre de vérité, qui est la source même du contentement, vous êtes restés dans l'ignorance du fruit de vos existences, qui est cependant ce à quoi retournent vos âmes Et alors, entre dans vos âmes ce qui y entre. Dieu n'a pas besoin de vous, ni de tout ce qui dépend de vous; et vous, si vous vous donnez à vous-mêmes le titre d'être dans la dépendance de Dieu, alors, à cause de cette relation même vous vous en orgueil lissez. En réalité, vous n'anéantissez que vous-mêmes : vous le verrez et vous serez convaincus.
340
Il n'accomplit aucune des choses dans lesquelles il ne voit pas le contentement de Dieu.